Qui veut tuer son média

Les semaines passent et la polémique ne désenfle pas ! Médiapart est sur le banc des accusés, et son directeur Edwy Plenel est évidemment considéré comme  le chef de bande.

Les semaines passent et la polémique ne désenfle pas ! Médiapart est sur le banc des accusés, et son directeur Edwy Plenel est évidemment considéré comme  le chef de bande.

Mollah des islamo-gauchistes et anti Charlie en chef, il doit rendre gorge selon les mots de Manuel Valls. En effet l’ancien premier ministre a rejoint ces hommes et ces femmes qui tiennent le rôle de procureurs et qui se sont autoproclamés défenseurs de la République.

Ils font le tour des plateaux de télévisions, ils envahissent la presse, ils sont à la fois les interviewers et les interviewés. Ils s’estiment être les sauveurs de la nation, mais en vérité ils ne sont que  les marches pied du populisme. 

Médiapart donne-t-il la parole au violeur ou fait il le jeu de l’islamisme ? Les réquisitoires sont confus. Mais en ces temps où l’expression ‘’ grand remplacement ‘’ est passée dans le langage politique courant, tout soupçons d’accointance avec les tenants d’un discours modéré, vis-à-vis de ceux que l’on pense être les remplaçants c’est-à-dire les musulmans, est vue comme de la collaboration avec l’islamo-fascisme, encore un néologisme !

Ce qui  est clairement un procès d’intention intenté à un journal en ligne est surtout le symptôme d’une société malade de sa déshérence identitaire, et qui cherche dans les différences fantasmées de l’autre, le moyen de retrouver ce qu’elle est.

Les interrogations sont légion, notre pays doit-il être laïc ou chrétien, français ou européen, replié ou mondialisé ? Alors en attendant de répondre à ces questions, il faut trouver un adversaire, identifier une cinquième colonne et malheurs à ceux qui comme Médiapart sont soupçonnés de les soutenir. Le tribunal de l’identité malheureuse a besoin d’une condamnation, le verdict aura une justification. Qui veut tuer son média l’accuse d’avoir la rage.

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