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Billet de blog 8 août 2022

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Les deux discours du Premier-Août d'un dirigeant de parti de droite extrême en Suisse

Le 1er août 2022, jour d'une fête nationale helvétique fondée sur des mythes et des valeurs conservatrices, Marco Chiesa, président du premier parti de Suisse, de droite extrême, a enchaîné deux discours patriotiques bien distincts, exprimant différemment un projet politique nauséabond, dangereux pour les droits humains et beaucoup trop banalisé.

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La commémoration du 1er-Août en Suisse est un rituel franchement pénible, en pleine torpeur estivale, durant lequel la platitude des discours ne colle pas à la vigueur des saillies alpines découpées dans les paysages alentours.

Cette fête patriotique a été inventée à la fin du XIXe siècle, parce que la Suisse devait en avoir une comme les autres pays, en choisissant une date très ancienne, qui ne correspondait pas réellement à la fondation effective de l'État-nation confédéral helvétique, mais qui permettait d'occulter le fait que la création de la Suisse moderne avait été rendue possible en 1848 par l'issue d'une courte guerre civile l'année juste précédente, la crise du Sonderbund. Or, 1891, cela ne représentait pas seulement le 6ème centenaire d'un Pacte médiéval parmi d'autres entre trois vallées alpines du centre de la Suisse actuelle, mais c'était aussi l'année de la première entrée d'un conservateur au Conseil fédéral (gouvernement), brisant ainsi le monopole des magistrats radicaux: en d'autres termes, un héritier des vaincus du Sonderbund se retrouvait désormais parmi les héritiers de ses vainqueurs, alors que montait la rumeur revendicatrice d'un monde ouvrier organisé réclamant de plus en plus vigoureusement des droits sociaux.

L'invention du 1er-Août a donc été d'emblée un geste conservateur, privilégiant des légendes médiévales sur les nécessités de la modernité sociale face à l'industrialisation, occultant surtout les conditions d'émergence de la configuration libérale issue de la crise de 1847-1848. Les valeurs de cette commémoration concernent par conséquent en priorité l'indépendance, l'entre-soi et la concordance intérieure face aux menaces extérieures, avec en particulier le thème du refus des juges étrangers.

Ce qu'en fait le parti de la droite extrême

Même si tous les partis politiques s'astreignent malheureusement en Suisse à ce rituel qui ne met guère en exergue les droits humains et leur dimension universelle, le cérémonial du 1er-Août est forcément investi avec une verve et un enthousiasme particuliers par le parti le plus conservateur de tous, qui a des origines agrariennes, mais a plus récemment été investi par des figures de la droite extrême même s'il porte, en français, le nom trompeur d'Union Démocratique du Centre (UDC).

Un bel article critique du journaliste Éric Fellay dans lematin.ch suggère la lecture des retranscriptions officielles de deux discours tenus ce même 1er août 2022 dans une ville, puis dans un petit village du Canton de Vaud. La comparaison des deux textes, disponibles ici pour Yverdon-les-Bains et ici pour "la ferme de Patrick et Cosette Grin à Pomy" est tout à fait intéressante. Le premier est adressé aux concitoyennes, concitoyens et invités, le second aux invités et à la "chère famille de l'UDC". Le premier résulte de l'invitation d'une Municipalité urbaine dans laquelle les magistrats socialistes et écologistes sont majoritaires, et l'on se demande bien, dès lors, ce qui a motivé cette invitation du président d'un parti de droite extrême officiellement, et seulement, présenté comme le parlementaire tessinois qu'il est par ailleurs. Le second est destiné à des invités sur inscription et des sympathisants dans la ferme familiale d'un conseiller national de l'UDC.

Marco Chiesa. Illustration tirée du site de l'UDC.

Les deux discours évoquent grosso modo les mêmes thématiques selon le même schéma classique: d'abord des références rituelles, mais quand même subjectives, au Pacte des Confédérés, puis des considérations sur des enjeux du présent dans le sens de ce qui peut être tiré dudit Pacte selon l'orateur. Dans le cas de Marco Chiesa en cette année 2022, il s'agissait surtout, mais pas seulement, de fustiger la politique énergétique du Conseil fédéral (dont deux membres sur sept sont pourtant de l'UDC) dans la perspective de la crise annoncée et de la mettre en lien avec une défense acharnée et sans nuance, dans une perspective isolationniste, de la neutralité de la Suisse sur le plan international.

Mais alors, qu'est-ce qui a été différent entre les deux discours?

L'agneau

Dans le discours d'Yverdon, la référence rituelle au Pacte a été assez convenue:

"L’acte fondateur de notre pays est le Pacte fédéral de 1291 ; ce dernier témoigne de l’expression de la volonté des premiers Confédérés de s’affirmer et d’être indépendants. [...] Ce Pacte commence par invoquer Dieu et place les Suisses sous Sa protection. Ce Pacte fédéral est également une alliance de protection entre les trois vallées d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald contre « la malice des temps ». Les signataires du Pacte affirment leur volonté de prendre leur destin en main et de ne tolérer aucun juge étranger sur leurs terres. Ils promettent aussi de se prêter une assistance mutuelle."

Il s'agissait ainsi de "renouveler l’alliance de protection scellée par nos ancêtres. « Un pour tous, tous pour un ! »" Solidarité intérieure et concordance.

Quant aux enjeux du présent évoqués, ils concernaient les problèmes économiques liés à l'inflation, le "bradage de notre neutralité, qui pourtant nous a préservés des guerres les plus sanglantes et qui nous a garanti la paix et la prospérité depuis plus de 200 ans" et la stratégie énergétique, non sans évoquer en passant, mais sans développer davantage, "une Suisse à 9 millions d’habitants dans un avenir imminent, en raison de l’immigration".

Sur la question de la neutralité, l'argumentaire était particulièrement malhonnête venant d'un parti qu n'a jamais défendu que l'isolationnisme et surtout pas la crédibilité de la Suisse en tant que médiatrice. L'UDC a en effet combattu aussi bien l'appartenance de la Suisse à l'ONU, et plus récemment sa candidature au Conseil de Sécurité, que ses engagements internationaux en matière de droits fondamentaux, en particulier dans le cadre de la Convention européenne des droits de l'homme. Mais à Yverdon, le loup portait le masque de l'agneau:

"Ne serait-il donc pas d’autant plus important que la Suisse reste neutre et indépendante ? Qu’elle ne fasse pas partie du conflit mais de la solution à ce conflit ? Qu’elle puisse offrir ses bons offices en tant que médiateur crédible, contribuant ainsi au cessez-le-feu et à mettre fin aux souffrances des populations en guerre ? Cela n’est pourtant possible que si nous prenons au sérieux notre neutralité et si nous expliquons et défendons sa valeur, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos frontières."

Toujours à Yverdon, Marco Chiesa est revenu dans sa conclusion sur le passé mythique en défense de la démocratie directe helvétique, sans doute en référence à ces référendums et initiatives que l'UDC utilise régulièrement ces dernières années d'une manière mensongère et démagogique pour dicter un agenda politique glauque.

Il a notamment déclaré que:

"Nous sommes nés libres, dans un pays démocratique et neutre et j’espère sincèrement que nous pourrons le rester et pas seulement lors des 365 prochains jours. Si la Suisse a réussi à survivre et à se développer depuis 731 ans maintenant, c’est parce qu’elle a toujours su tirer des leçons de son histoire ; elle a toujours gardé en tête ses racines et cette alliance des premiers camarades Confédérés qui consistait à vivre en sécurité et libres, à se défendre les uns les autres et à se protéger mutuellement."

Obsession identitaire et solidarité intérieure. Mais dans quel monde?

Le loup

Un moment plus tard dans la journée, le ton était tout autre dans l'entre-soi d'une ferme vaudoise acquise à l'UDC. Même si, conformément au rituel, l'amorce du propos était à nouveau située dans les mythes fondateurs médiévaux et les mésusages du passé:

"Le 1er août, nous fêtons l’anniversaire de la Suisse, une réussite qui dure depuis maintenant 731 ans : dans aucun autre pays du monde, les habitantes et les habitants jouissent de tant de liberté, d’autodétermination, de sécurité et de prospérité qu’ici.

Ce succès prend racine dans le Pacte fédéral de 1291, à travers lequel les vallées d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald avaient scellé une alliance d’entraide face à « la malice des temps ». A cette époque, la menace venait de l’extérieur : les baillis fiscaux et les juges étrangers.

Aujourd’hui en revanche, la « malice des temps » se dissimule à l’intérieur : la politique de la gauche rose-verte détruit insidieusement la liberté, le bien-être et l’autodétermination. Qu’il s’agisse de manger, de parler, de se chauffer, de se déplacer ou même de penser, les moralistes guettent et sont à l’œuvre partout."

La "malice des temps"? Dans l'entre-soi, ce n'était donc plus les menaces extérieures, mais bien plutôt un ennemi intérieur représenté par de prétendus moralistes roses-verts qui empêcheraient le bon peuple de vivre dans sa forteresse bienheureuse en ignorant délibérément des réalités comme le dérèglement climatique ou les conséquences des crises sanitaires.

Dans la ferme de Pomy, et l'entre-soi des adeptes de l'UDC, les propos de Marco Chiesa sur le présent ont cette fois égrainé les grandes thèmes de campagne de la droite extrême: armée forte pour être encore plus neutres, approvisionnement énergétique indépendant/mais exclusivement nucléaire, approvisionnement alimentaire autonome, "davantage dans le porte-monnaie des Suissesses et des Suisses"/mais seulement pour réduire les taxes et les impôts en affaiblissant l'État, "frontières nationales sûres", "défense des intérêts des Suissesses et des Suisses".

Particulièrement nauséabonde, la saillie verbale "Pour des frontières nationales sûres - Contre l'immigration de masse" doit être citée intégralement:

"L’immigration de masse incontrôlée engendre de plus en plus de problèmes : bouchons sur les routes, trop d’enfants de langue étrangère dans les écoles qui altèrent le niveau de formation, des migrants en quête d’asile qui coûtent des milliards de francs, le bétonnage du territoire, etc. La Suisse est en train de perdre son identité. Rien qu’en 2022, ce sont quelque 200’000 personnes supplémentaires qui vont potentiellement immigrer chez nous. Nous ne pouvons pas prendre le monde sur nos épaules, dès lors, il nous faut urgemment revoir les règles en termes d’asile. Il n’est en effet pas acceptable que chaque migrant demandeur d’asile puisse tout simplement rester ici et vivre ad aeternam aux frais de la collectivité."

Outre le fait qu'ils mélangeaient sciemment des problèmes bien différents et n'ayant rien à voir les uns avec les autres, ces propos avaient une évidente connotation xénophobe. Et leur indécence, soit dit en passant, était d'autant plus patente dans le contexte de la crise ukrainienne.

Mais pour conclure, cette fois, Marco Chiesa n'est revenu que très brièvement sur le Pacte, juste pour affirmer que "le 1er août doit nous rappeler chaque année que c'est justement dans les moments difficiles que nous devons nous soutenir les uns les autres et qu'il est important de renouveler notre alliance de protection mutuelle." Non seulement contre les Autres, mais aussi sans doute contre celles et ceux qui les soutiennent à l'intérieur...

Les monstres

Quelques jours auparavant, le 21 juillet 2022, l'UDC tenait une conférence de presse nationale qui se voulait tonitruante et dont l'énoncé avait un inquiétant ton complotiste: "Crise énergétique : tout se déroule avec succès selon le plan secret de la gauche rose-verte".

Illustration de la conférence de presse de l'UDC du 21 juillet 2021 tirée de son site.

Comme tout ce qui est cité de l'UDC dans ce billet, cette affirmation péremptoire et délirante se trouve sur son site officiel susmentionné:

"Notre pays est en proie à une crise énergétique d’une ampleur sans précédent et aux conséquences catastrophiques pour tous. Seule la gauche rose-verte s’en réjouit. Après le confinement Covid-19, elle vise le confinement énergétique dès l’hiver prochain. Son objectif : rééduquer la population en vue de l’instauration d’une dictature écologiste. L’UDC s’y oppose avec fermeté et présente son train de mesures pour un approvisionnement énergétique sûr, abordable et indépendant."

La gravité de ces propos est à souligner. Ils relèvent d'une forme de complotisme en prétendant que la gauche rose-verte aurait un plan caché de "rééducation" de la population "en vue de l'instauration d'une dictature" (sic). Les canicules à répétition de cet été produisent peut-être déjà des effets délétères dans les esprits surchauffés de cette droite extrême. Mais ses propos n'en sont pas moins doublement négationnistes, à l'égard de la gravité de la pandémie Covid-19 comme à l'égard du dérèglement climatique. Cela dit, la Suisse n'est pas une bulle de protection virale et d'équilibre climatique. Elle est partie prenante de la planète, au cœur de l'Europe, et ne doit d'ailleurs sa prospérité qu'à l'insertion de sa propre économie, très externalisée, dans l'économie mondiale. Les nains de jardin n'y pourront rien.

Par ailleurs, la conseillère nationale UDC Esther Friedli s'est lancée dans une diatribe encore plus préoccupante en déclarant qu'après « le confinement Covid-19, ils préparent le confinement énergétique de la population et des entreprises pour cet hiver ». Les mesures de protection collective contre la pandémie relevaient donc à ses yeux d'un complot. Elle souscrivait ainsi, dans sa version extrême, à la négation des faits et à la capitulation sanitaires ultra-libérale qui s'observe en Suisse depuis que les autorités ont mis fin à toutes les mesures de protection, y compris les plus élémentaires, face à un virus qui n'a malheureusement pas dit son dernier mot. D'ailleurs, à l'avant-garde de ce laisser-faire sanitaire inquiétant, un membre UDC du gouvernement fédéral, M. Ueli Maurer, n'était-il pas allé s'acheter des chaussures sans même porter de masque alors qu'il venait de se faire tester positif?

Mais le comble du double jeu et de la démagogie, à l'UDC, concernait assurément ce jour-là la politique sociale:

"Le PS, les Verts et les Vert’libéraux veulent rééduquer la population par le biais du porte-monnaie. Selon la vice-présidente de l’UDC Céline Amaudruz, la gauche caviar ne se soucie guère du fait que les personnes aux plus faibles revenus sont les plus en souffrance. « Au contraire, par leur politique antisociale, ils veillent à ce que seuls les riches puissent encore s’offrir de l’énergie, des voyages et la mobililté. »"

En effet, toute l'histoire de l'UDC de ces dernières années est marquée par la posture ultralibérale de ses prises de position, en accord régulier avec le Parti Libéral-Radical qui en est le premier porte-drapeau, à un point tel que cette allusion à la souffrance des plus faibles revenus n'est que de l'enfumage, y compris s'il ne s'agissait que des faibles revenus des seules Suissesses et des seuls Suisses.

Alors, l'agneau, le loup ou les monstres?

Les mots ont un sens et lorsque les pires d'entre eux sont répétés inlassablement, ils gardent ce sens, mais ceux qui les entendent sans cesse risquent d'en perdre la pleine conscience. C'est tout le danger que court la société helvétique face à cette droite extrême dont les propos se masquent un peu, parfois, en fonction des contextes de leur énonciation, mais répètent inlassablement la même petite musique.

L'article d'Éric Fellay précité pointait avec raison jusqu'où pouvait aller cette stratégie de l'UDC:

"Le chef du Groupe Thomas Aeschi s’est poussé en avant cette semaine en exigeant pour la énième fois que Simonetta Sommaruga soit dessaisie du dossier énergétique. Il sait très bien que cela n’a aucune chance d'aboutir. Ce faisant, il se place au-dessus des lois qui régissent les institutions de ce pays. Il agit comme un petit Trump qui en appelle à un coup d’État contre la ministre socialiste."

Postures conspirationnistes, covidonégationnisme, climatonégationnisme, menaces trumpiennes, sans même parler des pointes xénophobes et racistes. Certains voudraient ignorer ces propos outranciers qui ne feraient selon eux que décrédibiliser celles et ceux qui les profèrent. La question se pose pourtant des risques pour les droits humains et pour l'avenir des sociétés d'une telle attitude de banalisation.

Et elle ne se pose pas seulement en Suisse.

En Italie, un parti fascistoïde, Fratelli d'Italia, qui persiste à faire figurer un symbole fasciste sur son logo, et dont l'histoire est directement reliée à l'ancien Mouvement Social Italien de Giorgio Almirante, est aux portes du pouvoir, avec le risque qu'il obtienne une majorité telle que la coalition des droites qu'il domine pourrait s'en prendre à la Constitution antifasciste de l'après-guerre. Mais cela ne serait et ne sera possible qu'en l'absence d'une stratégie commune de toutes les forces politiques qui devraient faire front commun, en dépit de leurs divergences, pour empêcher cette ignominie.

En France, le président Macron, a été récemment réélu grâce aux voix de celles et ceux qui ont fait le choix de barrer la route à Marine Le Pen et à l'extrême-droite en dépit de leur opposition absolue à la politique trop libérale et trop conservatrice du sortant. Toutefois, avec ses ministres, ses parlementaires et leurs éléments de langage uniformes, ils sont en train de stigmatiser leur opposition de gauche, la seule qui leur mette des bâtons dans les roues, tout en banalisant et en institutionnalisant un groupe parlementaire d'extrême-droite dont le récent changement de nom ne devrait tromper personne quant à son histoire et sa nature réelles.

Les droits humains ont sans doute beaucoup à perdre avec cette banalisation latente des droites extrêmes sous toutes leurs formes. Et celles et ceux qui ont fait face à leurs prédécesseurs dans des circonstances dramatiques en (r)établissant des valeurs et des régimes respectueux de ces droits ne sont désormais plus là, ou plus là pour la plupart, pour nous rappeler par leurs témoignages et leurs avertissements l'ampleur du danger et la fragilité des acquis.

Dans tous ces pays, et dans toute l'Europe, des politiques mémorielles sont engagées dans ce sens. Mais elles ne serviront jamais à rien en banalisant en même temps l'expression de ces idées nauséabondes.

Et ainsi, en Suisse aussi, la question se pose: comment se fait-il qu'un parti qui produit de tels propos haineux et complotistes puisse être constamment représenté dans un gouvernement fédéral de (trop) grande coalition?

Charles Heimberg (Genève)

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