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Billet de blog 22 mars 2017

Sophie Wahnich remet la pensée Sartre dans la danse (I)

Oui, c’est cela qu’il fallait faire, c’est cela qu’il faut faire : remettre la pensée Sartre en piste, la faire danser pour nous revigorer, pour être un peu plus intelligent, plus rigoureux dans l’articulation des idées. Pour être, aussi, intraitables.

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 Sophie Wahnich, La Révolution française n’est pas un mythe, KLINCKSIECK/ Critique de la politique, Mars 2017.

Un premier trait de similitude entre Jean Paul Sartre et Sophie Wahnich, c’est l’importance que celle-ci attribue aux émotions pour penser l’histoire et la production du politique par ses protagonistes. (Les Emotions, la Révolution française et le présent, Paris CNRS éditions, 2009). Plus tard, dans son livre La Liberté ou la mort, essai sur la Terreur et le terrorisme (La fabrique 2011), livre salutaire, elle met en exergue une pensée de René Char, dont le ton est sartrien : Je veux n’oublier jamais que l’on m’a contraint à devenir – pour combien de temps – un monstre de justice et d’intolérance, un simplificateur claquemuré, un personnage arctique qui se désintéresse de quiconque ne se ligue pas avec lui pour abattre les chiens de l’enfer. Quant à Sartre, entre la subjectivité et le réel du monde, il privilégiera toujours le travail de la subjectivité aux prises avec l’angoisse d’exister. Voilà pour l’affect.

Pour le refus de tout dogmatisme, Sophie Wahnich fait partie de ce petit groupe, qu’avec Florence Gauthier et Yannick Bosc, étudie depuis des lustres la Révolution française, et qui a contre vents, marées et calomnies, dénoncé l’imposture Furet, gardé le cap de l’espoir, d’un avenir des possibles, en prélevant dans 1789 et dans la suite des événements, les  lignes de force du désir et des institutions qui ont dû être créées pour que ce désir ne faiblisse pas. Tout ceci dans la filiation d'Albert Mathiez, qui a très vite compris les impasses, sinon la mauvaise foi, des communistes français dans leurs travaux sur le sujet. (cf. leur site révolution-française.net). Et voici un autre trait qui unit la démarche de Sophie Wahnich à celle de Sartre : comme Sartre, sa préoccupation n’est pas celle d’un inventaire des savoirs, mais la recherche des outils capables de servir à une action politique concrète dans le monde dans lequel nous vivons.

Le projet de Sophie Wahnich est de revenir sur les dérives interprétatives sur la Révolution française, qui refusent une référence positive à ce moment historique, qui considèrent 1789 comme « la matrice des totalitarismes ». Elle considère que le débat entre Sartre et Lévi-Strauss, puis celui qui a promu Foucault contre Sartre, nous donnent une clef pour comprendre certaines conceptions des « penseurs » d’aujourd’hui. Sans doute. Dans le champ de la clinique psychanalytique, la filiation lévistraussianne, le structuralisme, a été un cancer de la pensée. Plus généralement, je pense que ce que Sophie Wahnich appelle l’oubli de Sartre - et que je considère plutôt comme le déni de l’importance de sa pensée -, aura comme conséquence du Baudrillard et le soi-disant post-modernisme, à savoir la pensée cynique, l’abandon d’un humanisme de combat, l’indifférence à l’action politique. Sophie Wahnich note que la Révolution française doit moins, depuis 1945, aux historiens qu’aux philosophes. Pareil pour la psychanalyse en France ; plus grave encore : le déni de l’importance du travail de pensée de Sartre, autorisera les philosophes qui ont actuellement l’intérêt de la jeunesse, à ne reconnaître aucune contradiction entre le fait de se donner comme objet de penser le monde d’aujourd’hui et celui de faire l’impasse sur l’Himalaya qu’est l’inconscient freudien dans l’institution de la culture. (Je pense à Agamben et Rancière, dont les recherches souvent m’intéressent) – Contrairement à Sartre qui après avoir rangé la psychanalyse dans le rayon des idéalismes, est revenu sur son refus, grâce à son travail sur le scénario de Freud pour John Houston, pour écrire dans La Critique de la Raison Dialectique :

          Seule, aujourd’hui, la psychanalyse permet d’étudier à fond la démarche par laquelle un enfant, dans le noir, à tâtons, va tenter de jouer sans le comprendre le personnage social que les adultes lui imposent, c’est elle seule qui nous montrera s’il étouffe dans son rôle, s’il cherche à s’en évader, ou s’il s’y assimile entièrement. Seule, elle permet de retrouver l’homme entier dans l’adulte, c’est-à-dire non seulement ses déterminations présentes mais aussi le poids de son histoire. Et on aurait tout à fait tort de s’imaginer que cette discipline s’oppose au matérialisme dialectique… Inversement, le marxisme, devenu Savoir Universel, a voulu intégrer la psychanalyse en lui tordant le cou ; il en a fait une idée morte qui trouvait tout naturellement sa place dans un système desséché : c’était l’idéalisme revenant sous un masque, un avatar du fétichisme de l’intériorité. Mais dans l’un et l’autre cas, on a transformé une méthode en dogmatisme : les philosophes de la psychanalyse [il faut rappeler que Sartre avance cette expression en 1957, date de rédaction de ce texte] trouvent leur justification dans les « schématiseurs » marxistes et réciproquement. En fait, le matérialisme dialectique ne peut se priver plus longtemps de la médiation privilégiée (qui est la psychanalyse) qui lui permet de passer des déterminations générales et abstraites à certains traits de l’individu singulier. En fait, c’est une méthode qui se préoccupe avant tout d’établir la manière dont l’enfant vit ses relations familiales à l’intérieur d’une société donnée. (Question de Méthode, pages 58  et 59. Je souligne).

(Il faudra revenir, et je reviendrai dès que possible, sur les rapports entre Sartre et l’inconscient freudien. Revenir, aussi, sur le graduel enfermement de ses « héritiers » dans le plaisir d’une écriture narcissique, branlante d’où, au final, sont exclues et la grandeur du monde et l’absurdité de la mort)

Comme l’observe Sophie Wahnich, « la Révolution française devient un  objet sartrien, car elle a été d’abord un objet marxiste.»(page 26). Je pense que Sartre vouait à l’intellectuel communiste français, à l’exception notable de Daniel Guérin, le même mépris qu’il avait pour le bourgeois de Province :  installé dans l’ennui et le silence, accumulant le savoir comme des bouteilles de bon vin dans sa cave, entouré de certitudes vides qu’il utilise comme un édredon pour ne pas penser et ronronner dans l’existence :

          « Valéry est un intellectuel petit-bourgeois, cela ne fait pas de doute. Mais tout intellectuel petit-bourgeois n’est pas Valéry. L’insuffisance euristique du marxisme contemporain tient dans ces deux phrases. Pour saisir le processus qui produit la personne et son produit à l’intérieur d’une classe et d’une société donnée à un moment historique donné, il manque au marxisme une hiérarchie de médiations. (Je souligne) Qualifiant Valéry de petit-bourgeois et son œuvre d’idéaliste, il ne retrouvera, dans l’un comme dans l’autre, que ce qu’il a mis. C’est en raison de cette carence qu’il finit par se débarrasser du particulier en le définissant comme le simple effet du hasard : « Qu’un pareil homme, écrit Engels, et précisément celui-là, s’élève à telle époque déterminée et dans tel pays donné, c’est naturellement un pur hasard. Mais, à défaut de Napoléon, un autre eût rempli sa place » (…) L’existentialisme considère cette déclaration comme une limitation arbitraire du mouvement dialectique, comme un arrêt de la pensée, comme un refus de comprendre. (…) Il entend, sans être infidèle aux thèses marxistes, trouver les médiations qui permettent d’engendrer le concret singulier, la vie, la lutte réelle et datée, la personne à partir des contradictions générales des forces productives et des rapports de productions. Le marxisme (d’aujourd’hui) situe mais ne fait plus jamais rien découvrir. (ibidem, pages 55 et 56)

          Le marxisme paresseux met tout dans tout, faits des hommes réels des symboles de ses mythes (…) A prendre les choses de ce biais, l’action humaine est réduite à celle d’une force physique dont l’effet dépend évidemment du système dans lequel elle s’exerce. Seulement, justement pour cela, on ne peut plus parler de faire. Ce sont des hommes qui font et non les avalanches. La mauvaise foi de nos marxistes consiste à jouer des deux conceptions pour conserver le bénéfice de l’interprétation téléologique tout en cachant l’usage abondant et fruste qu’ils font de l’explication par la finalité … Penser, pour la plupart des marxistes actuels, c’est prétendre totaliser et, sous ce prétexte, remplacer la particularité par un universel … De là ce vacillement si fatigant des explications marxistes : l’entreprise historique est d’une phrase à l’autre définie implicitement par des buts (qui ne sont souvent que des résultats imprévus) ou réduite à la propagation d’un mouvement physique à travers un milieu inerte. Contradiction ? Non. Mauvaise foi : il ne faut pas confondre le papillotement des idées avec la dialectique … Le marxiste est donc amené à tenir pour une apparence le contenu réel d’une conduite ou d’une pensée et  quand il dissout le particulier dans l’universel, il a la satisfaction de croire qu’il réduit l’apparence à la vérité. En fait, il n’a fait que se définir lui-même en définissant sa conception subjective de la réalité … Et le concret, pour lui, c’est la totalisation hiérarchique des déterminations et des réalités hiérarchisées. (ibidem, respectivement, pages. 52, 47 à 49. Souligné par Sartre).

Donc, il faut libérer la Révolution française de l’interprétation phobique donnée par les communistes dont la pensée, Sartre le démontre, se veut marxiste sans être dialectique. Mais, avant de suivre avec Sophie Wahnich la chirurgie sartrienne une question se pose : quel processus de subjectivation mènera l’auteur de La Nausée à l’écriture de La Critique de la Raison Dialectique ? Réponse : c’est l’expérience de la deuxième guerre mondiale, expérience remarquablement décrite dans

le travail d’Annie Cohen-Solal

Sartre 1905-1980 (Gallimard, 1985 puis Folio, 2005) est un livre épique qui se caractérise, tout d’abord, par l’harmonie entre la simplicité et le vibrant. Et on reconnaît avec admiration, comme chez Sophie Wahnich, le travail gigantesque de recherche, de réflexion, de pensée et de rêverie qui a accompagné l’élaboration de l’œuvre. Nous sommes avec Annie Cohen-Solal et Sartre, assis à une table de café et elle, ACS, nous raconte un monde, le monde, le café est un monde, une époque.

La multi-dimensionnalité d’un homme, de tout homme : écrivain, philosophe, professeur de lycée, critique, amant polygame, compagnon fidèle du Castor, Simone de Beauvoir, boxeur, nageur, ami, résistant, homme politique. Comment comprendre cette pléthore de niveaux de la pensée, cette pluralité de figures de l’investissement du désir, si l’on est prisonnier des stigmates d’une conception moyenâgeuse de la société où régnaient les corporations ?

D’une manière directe ACS nous transmet, sans emphase, la «vivance» du concept sartrien d’esprit de sérieux : en pleine guerre, au milieu des horreurs qui se multiplient, du danger et de la douleur, les fêtes et le rire avec les amis – Leiris Queneau Camus Picasso, entre autres – (Sartre y joue du piano, chante, fait le clown), une qualité de vie vivante au milieu d’une précarité généralisé, la mort et la vie font ensemble des galipettes, penser la peine et la perte sans se sentir coupable de la joie qui peut accompagner la pensée.

Avant cette biographie, Sartre était celui qui avait fait jouer Les Mouches sous l’occupation, considéré par le PCF comme un agent allemand – suspect, inévitablement suspect, cet ami très proche de Paul Nizan, qui quitta le parti au moment du pacte germano-soviétique et, pour cela, sera diffamé par Maurice Thorez. Avec Annie Cohen-Solal, on apprend la fondation par Sartre du groupe Socialisme et Liberté dès sa sortie de captivité, son voyage en zone libre pour essayer de convaincre, sans succès, Gide, puis Malraux, d’intégrer le mouvement – qui se dissout faute de moyens militaires et par l’exiguïté du champ des actions possibles à l’époque.

Quand Pierre Kaan le sollicite, au printemps 1943,  Sartre est d’accord pour participer aux sabotages. Pierre Kaan est devenu, alors, le secrétaire du Comité National de la Résistance, travaillant de très près avec Jean Moulin. Sartre a des contacts, connaît ceux qui ont des armes et des cachettes, pense à faire exploser les péniches qui transportent les munitions des Allemands. Mais, il précise, sa participation n’est ni un ralliement à Londres, le capitalisme à la De Gaulle, ni aux communistes, ces totalitaires.

Mais ces projets tourneront court. Les quarante et un jeunes des corps francs «Liberté» fusillés ; Kaan et d’autres camarades arrêtés, déportés (et morts en déportation). Le Sartre de l’après-guerre se forge dans la douleur de ces disparitions : « Nous vivons dans l’angoisse, nous perdons chaque jour plus d’espoir … cette résistance est à peu près inefficace … les Français ne lisent pas les tracts … À quoi bon tuer un boucher de village qui collabore, lorsque Darnand est en vie et n’a été objet d’aucun attentat ? Que d’erreurs : il n’est pas de jour où, en Haute Savoie, on n’abatte des innocents … La lutte revêt, la plupart du temps , l’aspect d’une agitation désordonné … À cette lutte vaine, les forces de la France s’épuisent peu à peu … On croit déceler dans les conseils de la BBC ou de Radio Alger une espèce de frivolité … Nous assistons impuissants à un écrémage de la population française … La résistance française est, dans son ensemble, purement négative ; nous savons contre qui, non pour quoi nous nous battons … Les Français luttent dans le noir … De là cette résignation amère qui caractérise la phase actuelle de la résistance : on lutte parce qu’il n’y a d’autre chose à faire, parce que notre dignité de homme exige cette lutte. » (Texte inédit. Archives Nationales, cité par ACS). Et, suprême dessaisissement, aliénation intolérable, on ne sait pas pour qui on meure, avec qui on s’engage : « Rien n’est plus démoralisant que de ne pouvoir envisager les conséquences, même les plus proches, de nos actes … Le jeune  bourgeois gaulliste qui assure le fonctionnement d’un poste de radio clandestin hâte peut-être l’avènement du communisme. Le jeune communiste qu’on a fusillé hier a peut-être, par sa mort, contribué à rétablir une démocratie capitaliste qu’il hait …» Et ce à quoi s’attellera à développer, beaucoup plus tard, La Critique de la Raison Dialectique : Le socialisme d’Etat et la liberté individuelle s’opposent, cela est certain. Mais il y a d’autres formes de socialisme. » (Ibidem)

Pour ce qui est du jugement implacable du marxisme religieux et débile des communistes français, prononcé par Sartre dans Critique de la Raison Dialectique  voici la position de Sartre pendant la guerre, décrite par Jean Kanapa, son ancien élève au Lycée Pasteur, dans Comme si la lutte entière : (Les communistes) ont une véritable maladie de la persécution. Ils voient la Gestapo partout, des traîtres partout. Et voyez-vous ces cochons qui ont fait leur petite enquête sur nous ! Comme des vulgaires flics ! Ils ont une mentalité de flics, voilà la vérité ! »

Au sortir de la guerre, Sartre a déjà publié La Nausée, Le Mur, L’imaginaire, Les Mouches, et les sept cent vingt deux pages de L’Être et le Néant. Il a finit le premier volet des Chemins de la Liberté, qu’il décide de ne pas publier pendant le conflit et a bien avancé la conception des deux autres. La série d’essais qu’il écrit sur la littérature lui permet de conclure : « Le roman contemporain, avec les auteurs américains [Faulkner, Dos Passos], avec Kafka, chez nous avec Camus, a trouvé son style. » (repris dans Situations I) Bref, à la fin de la deuxième guerre, le philosophe husserlien a fondé l’existentialisme, le romancier-philosophe a presque bouclé son œuvre, et l’homme politique prend le devant de la scène. C’est celui-ci qui écrira dans La Critique de la Raison Dialectique (1960), les conditions pour penser l’histoire, avant de s’attaquer à l’autonomie relative de l’individu à l’égard des contraintes historiques et sociales, L’Idiot de la famille, qui est le complément de La Critique … 

Sophie Wahnich, dans son dialogue enthousiasmant avec Sartre sur la Révolution française, part, exactement, des notes de travail prises peu après la guerre  et qui sont déjà la préparation de La Critique : Liberté -Égalité et Mai-Juin 1789. Tout en insistant sur le statut différent entre des notes de travail et l’œuvre, elle s’y attarde pour souligner quelques aspects de la démarche sartrienne. Comparé à l’œuvre, le premier ensemble témoigne par contraste de l’immense travail réalisé par Sartre pour échapper au « piège de la vulgate marxiste ». Le deuxième ensemble atteste que, contrairement à la majorité des commentateurs, Sartre va chercher aux sources la matière de son jugement et de son interprétation ; ce faisant, il s’intéresse aux acteurs réels de la Révolution et, du coup, par l’agencement des détails, il nous fait connaître les personnes vivantes et singulières aux prises avec leur subjectivité dans la tourmente révolutionnaire.

Le deuxième mouvement de mon commentaire partira de toutes ces précisions pour nous plonger au cœur de ce livre stimulant, de ce livre féroce de Sophie Wahnich.    

 Donc, à suivre.

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