Le COVID défie profondément notre humanisme et nos démocraties.

Les décisions autoritaires et fébriles de l'Etat mettent en danger notre démocratie et la lutte anti-covid. L'intolérance consubstantielle de la pensée unique creuse la division. La technoïde aiguë de l'élite politico-financière pose de graves problèmes éthiques, que peinent à compenser lanceur d'alerte, philosophe et juriste. Il est urgent de prendre du recul pour éviter de basculer dans le pire.

Quelle hystérie, cette gestion chaotique et névrotique du covid !

Arrêtons ce dérapage vers l'autoritarisme suffisant et la division manipulatoire aux effets délétères.

Arrêtons de ridiculiser une partie de l'opinion (GJ, anti-vax, écolo) et de glorifier l'autre.

Arrêtons ce chantage honteux par l’excitation des peurs. Respectons un peu mieux notre devise qui commence par liberté, égalité puis fraternité.


Regardons comment Taïwan, belle démocratie, gère avec douceur et fermeté cette pandémie. Certes, c'est une île. Prenons exemple sur l'Allemagne plus vigilante sur les excès de pouvoir des dirigeants, ou les pays du Nord, plus paisible et respectueux, dans leurs approches.

Et si c'était la pensée unique le problème, doublé d'un parisianisme exacerbé? La pensée unique appelle en corolaire l'obéissance, donc l'obligation surtout sur un peuple rebelle comme les français.
Pourquoi ne donne-t-on pas le choix à la population? Un peu de souplesse dans toute cette raideur intellectuelle comme pragmatique.

Pourquoi ne pas faire confiance à l'intelligence collective, y compris dans l’élaboration des solutions. Le corps médical a lui aussi été muselé, dans la gestion de cette crise, acculé à attendre les directives et les ordres d'en haut au lieu de soigner sur le terrain. Le débat a été entravé par l’ingérence des lobbys, des mandarinats et la suffisance des bureaucrates parisiens.

Où est passé le respect d’autrui ? Où est passé la philosophie des lumières ?

Les alertes émanent pourtant de personnes hautement éduquées : médecine, science, juridique, politique. On est très loin des éructations de bistrot ou de l’emballement des fake-news sur les réseaux sociaux, qui s’en font juste l’écho.

Ce centralisme colbertiste est totalement anachronique et entrave notre pays.
Par son approche élitiste, partisane et méprisante, en dépit de sa jeunesse et sa fascination pour le digital, les start-ups, Macron est un homme du passé. Nostalgique, il n'a pas changé de siècle dans sa façon de penser le monde, comme le peuple.

 

L'utopie du zéro-risque sanitaire est une impasse totale.

Le risque est que l'on bascule dans une dynamique sans fin et sans autre issue que la surenchère aveugle et un déni digne des plus belles dictatures. Le covid va varier pendant combien d'année, nul ne le sait? Après 2 doses, il en faudra une troisième, puis une quatrième, cinquième... et pendant tout ce temps, contrôler vigoureusement la docilité collective.

Notez que le test sur la situation concert, faisait appel des IA pour contrôler que chacun avait le masque en permanence bien en place? Ca vous fait envie, ce contrôle par IA à chaque fois que vous inspirez? Bien pire que 1984. Bien aligné sur la Chine qui, via des bracelets connectés, comptabilise le nombre de fois où chaque enfant lève le doigt en classe.

Le fait que les porte-paroles n’utilisent que le mot QR code au lieu du passeport, montre bien la fascination pour le contrôle digital : moderne, implacable et déresponsabilisant. De la technoïde aiguë, aveugle, sans éthique aucune.

Dans quel engrenage funeste met-on le doigt?

Le pass ne va pas pourrir que la vie des anti-vax, mais la vie de tout un chacun. Tous seront contrôleur et contrôlé, ad libitum, quelque soit leur statut : Employeur-employé, commerçant-acheteur, artiste-spectateur, soignant-soigné, politique-citoyen, parent-enfant....

Appliquons le principe de précaution, y compris sur les vaccins, si les vaccins merdent, au moins il y aura des survivants : les anti-vax :), on est juste en train de vacciner… toute l’humanité avec des techno non validées, aux effets secondaires inconnus. Juste, c’est inédit et insensé quelque part.

Soyons réaliste et un peu fataliste : le covid a juste 1.3% mortalité, soit 4 millions au niveau mondial, ce n’est pas un drame absolu justifiant de bafouer allègrement nos lois, en l’occurrence les droits de l’homme (article 13 et  30), les 3 et 4 des droits du patient. Les personnes qui meurent sont en grande majorité âgées et affaiblies, un ordre naturel. On est à des années lumière de la peste, bien loin du sida 36 millions de mort vs 4 millions sur 18 mois, ou plus simplement de la faim 9 millions par an, dont le remède est archi connu, très disponible et pas cher.

Le SARS fut à 10% ; le MERS à 30%, Ebola caracole à 50% : Ah, mais là ça ne touche pas les blancs, ce sont juste des noirs ou des colorés qui meurent, donc c’est pas si grave, ils ont l’habitude, eux, de mourir, ça fait juste quelques migrants de moins. C’est ça, la logique ?

De plus, relent colonial, la politique vaccinale souligne bien le biais occidental, fait d’égoïsme bien ancré. On vaccine d’abord tous les occidentaux de 7 à 77 ans, puis les pays pauvres, qui n’ont qu’à mourir en masse en attendant : la haine de l’Occident a encore de beaux jours devant elle.

Et cela fera une raison de plus pour se ruer vers les pays riches. Arroseur-arrosé non par distraction, mais par pur égoïsme.

 

Il serait donc temps que l’on se calme, qu’on se pose et que nous abordions cette crise avec prise de recul, bienveillance et humanisme.

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