Tuer pour la croissance, chez JefKlak

Chez JefKlak, "Tuer pour la croissance", une très bonne analyse du groupe Marcuse des raisons pour lesquelles l'État s'organise pour tuer tout mouvement de contestation en réprimant tout en orientant les esprits à sa guise.

Puisqu'une bonne partie de la presse est muselée par l'argent (publicité) ou aux mains du l'industrie néolibérale (Dassault...), il suffit, dès la mise en place de la répression, d'alimenter les médias discount avec de l'info prémâchée, comme on l'a vu pendant la manifestation du 8 novembre à Toulouse.

Ainsi, le monde capitaliste peut continuer — pense-t-il — de tourner à son rythme, agitant l'angoisse du terrorisme vert (écolo = jihadiste), privant les esprits d'analyse critique (scènes de guérilla urbaine tournant en boucle au JT, aucune itv télé des zadistes en contrepoint au 20 h), tout en entraînant la planète vers la catastrophe écologique. Au lieu de documenter le sujet, de s'intéresser au fond (magouilles politiques, dérives de la démocratie), nombre de médias répètent en boucle que les opposants sont violents. Il faut donc les traiter comme de dangereux personnages : est-ce bien clair, c'est tout ce qu'il y a à comprendre de la situation...

À lire : "Sivens, la violence pour les nuls ou le résumé dodumenté des épisodes précédents".

Tant que ça rapporte et que les pertes humaines ne ruinent pas les profits, voire qu'elles les confortent (armement, budget de la police), pourquoi changer un modèle gagnant pour les 1% qui tiennent le monde ?

Depuis des mois, les chiens aboient en meute, signe qu'il y a, décidément, quelque chose de pourri au royaume de France. 

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