le nombre de patients dans les dernières 24 heures était le plus élevé en 40 jours

À la suite du décret gouvernemental du président iranien, Hassan Rohani, et avec l'approbation du guide suprême, Ali Khamenei, qui ont forcé la population à retourner au travail, le nombre de cas positifs a augmenté de façon exponentielle ces deux dernières semaines, donnant à la tragédie du coronavirus une nouvelle dimension.

Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré aujourd'hui que le nombre de patients infectés ces dernières 24 heures était de 2102, le plus élevé en 40 jours.

 Gholamreza Shariati, le gouverneur du Khouzistan, a déclaré aujourd'hui à l'agence Borna : « les hospitalisations dues au coronavirus au Khouzistan ont augmenté de 60%, tandis que le nombre de patients externes a été multiplié par trois. »

 Khouzistan : la situation est très critique

 Aujourd'hui, Qassem Saedi, député de Dashte-Azadeghan au Majlis du régime, a déclaré à l'agence Fars affiliée aux pasdarans que « la situation concernant les personnes infectées par le virus au Khouzistan est très critique. Un quart des malades du pays se trouvent au Khouzistan. Malheureusement, le ministère de la Santé a fait des promesses creuses pour aider la province, et nous n'avons pas encore vu d’action concrète. Nous n'avons même pas le tissu (pour fabriquer des masques), et le gouvernement ne le fournit pas. Voilà à quel point la population du Khouzistan est en difficulté ».

 

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L'agence Mehr a écrit aujourd'hui : « le Khouzistan a grimpé à la deuxième place dans le tableau de l’épidémie de coronavirus (...) Il semble qu'il vise à prendre la première place. Dans la province du Khouzistan, la pénurie d'eau a aggravé le problème. »

 La situation dans d'autres provinces est également critique

 Aujourd'hui, Mohammad-Reza Ma'mouri, le gouverneur de Maneh et de Samolqan (un canton du Khorassan du Nord), a déclaré à l'agence Mehr : « nous n'avons que 32 lits d'hôpital qui manquent d'équipements (...) Plus d'un tiers du personnel médical de l'hôpital Pour-Sina a contracté le virus. L'un de nos problèmes est le manque de centres de soins appropriés pour le traitement ». 

 Rouhollah Hosseinpour, le gouverneur du canton de Raz et Jargalan dans le Khorassan du Nord, a déclaré aujourd'hui à l'agence Fars qu'il n'y avait pas d'hôpitaux dans la ville. Fars a également cité Massoud Sadegh, le gouverneur de la ville de Faroudj (Khorassan du Nord), qui a affirmé qu’« une grande partie du personnel municipal est infectée par le coronavirus » et que sept membres d'une famille dans un village ont été touchés.

 Le président de l'université des sciences médicales d'Ardebil a déclaré hier à l’agence Irna : « la province reste dans le rouge pour la propagation du coronavirus. »

 « Le président de la faculté des sciences médicales de Mazandaran a annoncé l'hospitalisation de 70 nouveaux patients, a rapporté l'agence de presse Tasnim aujourd'hui. De nombreuses personnes citent la nécessité de payer le loyer, les paiements bancaires, les frais de scolarité, d'acheter de la nourriture et des vêtements, de couvrir les chèques bancaires et de payer les factures d'eau, d'électricité et de gaz comme étant la principale raison de côtoyer d’autres personnes ».

 

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