La fermeté doit être la seule réponse à la dictature de Téhéran

L’Iran continue à faire débat sur la scène internationale pour savoir quelle politique adopter afin de contrer l’escalade des tensions entre le régime iranien et l’Occident. La fermeté est la réponse appropriée à cette dictature.

Cet été, des milliers d'Iraniens se sont rassemblés dans les grandes capitales européennes pour rappeler aux dirigeants politiques les aspirations démocratiques du peuple iranien, pour soutenir le mouvement d'opposition iranien et protester contre la dictature religieuse en Iran. 

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI/MEK) qui est la principale force devant le régime iranien a joué un  rôle majeur dans l'organisation d'un soulèvement national au début de 2018. Depuis, la société iranienne est en ébullition. Elle est même prête à exploser rendant le régime de Rohani et la politique des mollahs de plus en plus fragile. 

Lors de ces rassemblements occidentaux, les participants ont appelé les États à se tenir aux côtés des Iraniens qui contestent le régime via des manifestations régulières et ce malgré la répression brutale des autorités. Ils ont aussi appelé les gouvernements à adopter une politique ferme à l’encontre de l'Iran et à désigner le guide suprême du régime, le corps des gardes de la révolution islamique et le ministère du Renseignement comme des entités terroristes. Toute ces entités sont clairement identifiées comme étant impliquées dans le terrorisme à l'étranger et responsables de la répression intérieure depuis la révolution de 1979. 

Même si l'année dernière, l'Union Européenne a inscrit un diplomate iranien (actuellement emprisonné en Belgique) sur sa liste des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme et lui a imposé des mesures restrictives pour sa responsabilité dans le complot à la bombe neutralisé lors du rassemblement de Villepinte pour un Iran Libre. La sanction est légère au vue des nombreux actes de terrorisme sur le sol européen ces deux dernières années. On en liste plus d’une dizaine depuis 2018! 

Dans cette affaire, il a aussi été établi que les deux Iraniens qui transportaient les explosifs, fournis par ce diplomate iranien, faisaient parties d’une cellule dormante du ministère du Renseignement. Un ministère plus connu sous le nom de Vevak qui coordonne les activités de renseignement extérieur via les ambassades iraniennes à l'étranger.  Ce n’est pas la première fois qu’un diplomate iranien est poursuivi pour une affaire de meurtre ou tentative terroriste en Europe. Cependant ce serait la première fois qu’un diplomate iranien serait jugé. Le fait que le régime utilise ses ambassades comme bases arrière pour mener à bien ses actions terroristes ait été dévoilé, fait trembler Téhéran. 

Les Gardiens de la révolution, l’organisation paramilitaire dépendant directement du Guide suprême et chargés de protéger son système de pouvoir, ont été placés cette année par les États-Unis sur leur liste des organisations terroristes étrangères. Cette mesure sans précédent est une reconnaissance du fait que l'Iran n'est pas seulement un État soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens participent activement, financent et promeuvent le terrorisme. La force Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution, a été également touchée par cette désignation. Il s’agit d’une branche extérieure qui soutient les forces alliées de l'Iran au Moyen-Orient, comme les troupes du président syrien Bachar al-Assad ou le Hezbollah au Liban.

Les interventions déstabilisatrices des Gardiens de la révolution dans la région ont entraîné la mort de centaines de milliers d'innocents et en ont déplacé des millions d’autres. En interne ils sont aussi responsables de la mort de nombreux Iraniens au cours des 40 dernières années. Le massacre de prisonniers politiques de 1988, au cours duquel le régime a exécuté plus de 30 000 prisonniers politiques, essentiellement des partisans des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Chaque jour, les Gardiens de la révolution continuent de violer un peu plus les droits de l'homme en réprimant les opposants. Craignant la propagation des protestations populaires et un soulèvement national, la dictature religieuse continue ses arrestations arbitraires pour assurer sa survie.

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré que par ces arrestations arbitraires, le régime cruel des mollahs tentait en vain de couper court aux manifestations populaires qui appellent au renversement du régime. Elle a exhorté la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations Unies, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme et les autres organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération des prisonniers politiques. Elle a de nouveau exigé la formation et la dépêche d'une mission d'enquête internationale en Iran pour enquêter sur les conditions de détention et le sort des prisonniers politiques.

Le mouvement de la résistance iranienne pour sa part bénéficie d’un soutien exponentiel de la part des Iraniens mais aussi des politiciens et des parlementaires venant des États-Unis, du Canada, de l’Europe que du monde arabe. Maryam Radjavi propose depuis des années une alternative avec un plan en dix points pour l'avenir de l'Iran qui garantit un Iran libre, démocratique, laïque, non nucléaire et pacifique, doté de l’égalité des femmes et des hommes et d'un système judiciaire indépendant qui respecte la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le régime iranien est actuellement en pleine crise et sa peur de l'alternative le laisse impuissante face aux avancées de la Résistance iranienne. Il est grand temps que les mollahs abandonne l'ensemble de leurs activités nucléaires, mais aussi son programme balistique, son soutien au terrorisme mondial et ses comportements malveillants partout dans le monde pour que pour la paix au Moyen-Orient et partout dans le monde puisse se faire à nouveau. La fermeté doit être la seule réponse face à la dictature religieuse iranienne.

 

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