Covid-19 : le nombre des décès atteint des proportions dramatiques en Iran

la principale force de l'opposition iranienne; l'OMPI;a annoncé le 28 mai un nouveau bilan de la crise sanitaire en Iran. Sur la base de ses sources en Iran est des informations provenant de dizaines d’hôpitaux et de cimetières, le mouvement d’opposition a pu établir que le nombre de décès dus au Covid-19 dans la province de Téhéran avec ses 14 millions d’habitants à plus de 10.000 victimes.

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Quelques 4875 décès ont été rapportés du 20 février au 21 mai dans seulement 18 sur les 138 hôpitaux qui soignent les victimes du coronavirus.

Pour justifier le nombre croissant des victimes, Iradj Haririchi, le vice-ministre de la Santé du régime, a blâmé la population : « 44% [des gens] à Téhéran n'ont pas respecté les règles. Téhéran est dans beaucoup de ces cas notre talon d'Achille (...) Téhéran est malheureusement dans la pire situation en termes de respect des protocoles, en particulier à la périphérie de la capitale et dans les villes de banlieue surpeuplées avec des problèmes annexes et des cérémonies qui s’y déroulent/ » (Télévision officielle, 25 mai). 

 Le lendemain, Haririchi a déclaré à la télévision officielle : « Des pays comme le Royaume-Uni ne comptent pas le nombre de gens qui meurent dans des maisons de retraite, et ce n’est pas un petit nombre ; ou bien en Allemagne, ils disent ne pas considérer dans leurs statistiques 50 % des patients qui meurent même si leur test est positif et s'ils avaient d'autres maladies ou étaient des personnes âgées. Certaines de ces personnes âgées étaient atteintes de diabète, de tension artérielle, de troubles respiratoires, etc. Mais nous avons été très transparents ; vous pouvez consulter nos chiffres. En ce moment, notre chiffre est en baisse ; dans certains cas, les chiffres sont en hausse, il y a des raisons pour cela. Nous n'avons pas du tout cru dans le trucage des chiffres. » Haririchi a également noté que « 82% des informations sur le virus publiées dans le cyberespace dans notre pays ont été publiées par ceux qui sont opposés à l'État et au régime. »

 Le Dr. Massoud Mardani, membre du Centre national de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales au ministère de la Santé, a déclaré à l’agence IRNA le 27 mai que « 12% des cas positifs qui viennent à l'hôpital meurent » et « 50% des patients en unité de soins intensifs meurent ».

 Pendant ce temps, l’agence de presse du judiciaire iranien a rapporté hier que le nombre de cas positifs était en augmentation dans plusieurs provinces. « Au cours des dernières 24 heures, avec 265 cas positifs, nous avons vu une augmentation relative de 3,5% », a expliqué Aliraza Zali, chef du centre national de lutte contre le coronavirus à Téhéran.

 À Kermanchah, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à Javan, l’organe des pasdarans, le 27 mai : « l’augmentation du nombre cas positifs dans la province est très inquiétant, et si cette tendance se poursuit, nous serons certainement submergés par la maladie. »

 A Jiroft, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence ISNA hier : « du 20 avril au 20 mai, le nombre de cas positifs était de 5 à 6 fois supérieur à celui d'avril. »

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