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Billet de blog 2 févr. 2017

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Les développements au Moyen-Orient, les approches française et européenne

Le 17 janvier dernier a eu lieu à l’Assemblée Nationale la conférence du Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique (CPID), que préside le député Dominique Lefebvre. Cette réunion avait pour thème : “Les développements au Moyen-Orient, les approches française et européenne », et pour objet principal la responsabilité du régime des mollahs dans la crise et les guerres qui secouent la région.

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Le 17 janvier dernier a eu lieu à l’Assemblée Nationale la conférence du Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique (CPID), que préside le député Dominique Lefebvre. Cette réunion avait pour thème : “Les développements au Moyen-Orient, les approches française et européenne », et pour objet principal la responsabilité du régime des mollahs dans la crise et les guerres qui secouent la région.

Première à prendre la parole, Maryam Radjavi, Présidente-élue du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), a mis en balance le repli sur soi d’un régime inerte, inexorablement obscurantiste, qui vient de perdre l’un de ses piliers en la personne de l’ancien président Rafsandjani, face à l’ardeur du peuple iranien révolté qui multiplie les manifestations. Pour la Présidente-élue, qui œuvre pour l’instauration de la démocratie en Iran et dans la région, la première action à entreprendre à l’encontre de ce régime est de le chasser de Syrie, d’où il puise sa force à travers le maintien au pouvoir de Bachar al-Assad.

Mais ce sont aussi des députés français, de l’un et l’autre côté de l’échiquier politique, qui ont participé à cette conférence, manifesté leur soutien envers la Résistance iranienne, et exposé leur combat à ses côtés, en donnant des solutions concrètes pour résoudre cette crise.

 Dominique Lefebvre, député du Val d’Oise, a affirmé à propos des élections présidentielles à venir en Iran : “On ne peut évidemment pas parler d’élection démocratique dans un pays qui ne reconnaît pas les fondamentaux de la démocratie, c'est-à-dire la liberté de pensée, la liberté d'expression, la liberté d'organisation, la liberté de se présenter aux élections…” Et le parlementaire, membre du parti socialiste, d’ajouter : “on peut d'ailleurs à peine parler d'élections. On sait cependant que s’exprimeront alors les divergences et les fractures politiques et sociales profondes qui traversent l'Iran et la fragilité de la théocratie au pouvoir”.

 Pour M. Lefebvre, “il est très probable que [soient ruinés] les espoirs de celles et ceux qui ont fait le pari, contrairement à nous, d’une évolution progressive du régime et qui ont paré le président Rohani de toute les vertus réformatrices.”

Le constat du député est simple : il s’agit d’“un régime incapable de se réformer.”

 Pour que l'Iran cesse toutes ses activités déstabilisatrices et dangereuses M. Lefebvre invoque une « attitude d'extrême fermeté à l'encontre du régime » ; aussi bien en matière de sécurité internationale qu’en matière de droits de l’homme, avec notamment la poursuite d’une enquête internationale qui “fasse toute la lumière sur [les] massacres” de prisonniers politiques en 1988.

Il a assuré du soutien indéfectible de la France et de son devoir de protection envers les réfugiés et résistants iraniens, en dépit des pressions diplomatiques exercées par le régime des mollahs sur le pouvoir français.

 Brigitte Allain, députée Les Verts de la Dordogne, a soutenu le CNRI avec ces mots : « Le Conseil de la Résistance Iranienne porte une réponse très claire contre l’extrémisme et l’instrumentalisation de l’Islam et de la religion. Il défend la laïcité, le respect des droits humains, il refuse de confondre l’extrémisme et Islam. » C’est au nom de ces valeurs partagées que la députée a relayé l’appel d’Amnesty International pour  la « libération immédiate et sans conditions par les autorités iraniennes de Mme Maryam Akbari Monfared », prisonnière politique dans les geôles des mollahs, victime de représailles pour avoir demandé justice pour ses proches assassinés par le régime.

 Enfin Michel Terrot, député du Rhône et secrétaire de la Commission des affaires étrangères, s’est exprimé notamment sur la question de la responsabilité de l’Iran dans la crise au Moyen-Orient : “Je suis de ceux qui pensent que si Daech existe, c’est essentiellement par le fait que l’Iran a soutenu aussi bien en Irak hier, et encore aujourd’hui, et aussi en Syrie, des milices qui par leurs comportements ont donné plus de force à ceux qui essayaient de s’opposer à leurs exactions, et donc ont rendu cette situation extrêmement difficile.”

 Réitérant son soutien à la Résistance, M. Terrot a partagé l’opinion de ses collègues parlementaires, selon laquelle il n’y a rien à attendre des élections présidentielles iraniennes, qui sont entièrement chapeautées par le Guide suprême. Tous s’accordent à considérer le régime iranien comme une dictature théocratique, qui bafoue systématiquement les droits de l’homme, et envers laquelle la France doit faire preuve d’une grande fermeté.

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