h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

92 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 mai 2022

h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

L'Europe ne doit pas céder au sale business des otages

Le mercredi 20 avril après midi, la cour d'appel d'Anvers, en Belgique, a rendu son verdict sur l’appel des terroristes impliqués dans l’attentat de 2018 contre un grand rassemblement de la résistance iranienne en banlieue parisienne. Les quatre accusés ont été condamnés par le tribunal de district. Le principal condamné était un diplomate du régime des mollahs.

h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Et c’est la première fois dans l'histoire européenne contemporaine qu'un diplomate est reconnu coupable d’implication directe dans un attentat à la bombe.

Assadollah Assadi, le diplomate terroriste du régime des mollahs basé à Vienne, et cerveau du complot, qui a été condamné à la réclusion de 20 ans, qui est la peine la plus lourde, a choisi de ne pas faire appel pour éviter un scandale politique plus grand. Les trois autres agents impliqués dans le complot, Amir Saadouni, Nasimeh Naami et Mehrdad Arefani, condamnés à 15 à 18 ans de prison, ont fait appel de leur condamnation.

En cinq audiences, la Cour d'appel a examiné les résultats de l'enquête et le témoignage d'experts en explosifs concernant le pouvoir destructeur de la bombe qu'Assadi a transportée d’Iran en Europe et a remise à ses agents pour la placer dans le lieu de la conférence.

C'est la première fois dans l'histoire qu'un diplomate en exercice est arrêté et emprisonné en Belgique alors qu'il livre un colis d’explosives aux auteurs de l’attentat terroriste. Il a orchestré l'attaque contre un grand rassemblement de l'opposition iranienne en 2018. La chef de l'opposition Maryam Radjavi était la principale cible de cette attaque brutale. Ce diplomate terroriste voulait provoquer un plus grand désastre comme le Bataclan. L'intégrité de l'appareil diplomatique du régime iranien est tel un vestige de son terrorisme.

Le régime iranien a arrêté un touriste suédois la semaine dernière et a annoncé plus tôt l'exécution imminente du Dr Djalali. Le Premier ministre belge a déclaré qu'il se rendrait à Téhéran pour rencontrer le président iranien si l’exécution eu lieu.

Nous ne devons pas nous mêler de la sale affaire des prises d'otages.

De la prise d'otages de ressortissants français au Liban par le Hezbollah libanais pour libérer les terroristes du régime emprisonnés en France, à la prise d'otages de binationaux comme la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah ou le ressortissant suédo-iranien Djalali pour mettre la pression sur la France et l’Europe pour libérer le diplomate terroriste iranien emprisonné en Belgique, cette sale affaire continue.

Les Nations Unies et d'autres organisations internationales ont récemment appelé le régime iranien à rendre des comptes pour le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988. Le régime iranien détient le record mondial d'exécutions arbitraires, d'exécutions d'enfants et de peines tels que l’amputation. Cela confirme que ce régime ne peut se conformer aux standards internationaux du 21ᵉ siècle.

L'Europe doit mettre un terme à cette sale affaire en ne cédant pas et en poursuivant, même en son absence, Ebahim Raissi, le président iranien qui, selon Amnesty International et les Nations unies, a été impliqué dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques. C'est la mesure la plus efficace pour contrer le chantage et la prise d'otages du régime, qui a pris en otage toutes les valeurs démocratiques.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
« Ce slogan, c’est un projet politique »
Alors que des milliers de personnes bravent la répression et manifestent en Iran depuis une semaine, le régime des mollahs est-il menacé ? Nous analysons ce soulèvement exceptionnel impulsé par des femmes et qui transcende les classes sociales avec nos invité·es. 
par À l’air libre
Journal
Au Royaume-Uni, la livre sterling tombe en ruine
En campagne, la première ministre Liz Truss avait promis le retour aux heures glorieuses du thatchérisme. Trois semaines après son accession au pouvoir, la livre s’effondre et la Banque d’Angleterre est obligée d’intervenir. Premier volet de notre série sur le chaos monétaire mondial.
par Martine Orange
Journal — Santé
La hausse du budget de la Sécu laisse un arrière-goût d’austérité aux hôpitaux et Ehpad publics
Pour 2023, le gouvernement propose un budget en très forte augmentation pour l’assurance-maladie. Mais les hôpitaux publics et les Ehpad ont fait leurs comptes. Et ils ont de quoi s’inquiéter, vu la hausse du point d’indice, la revalorisation des carrières et l’inflation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
L’ex-patron de Pierre et Vacances partira les poches pleines
Après avoir cédé le groupe de loisirs qu’il a fondé à un trio d’investisseurs, Gérard Brémond se voit proposer en guise de cadeau de départ par les nouveaux actionnaires un plan d’actions gratuites qui pourrait lui procurer des millions d’euros. Le tout en payant un minimum d’impôts.
par Mathias Thépot

La sélection du Club

Billet de blog
La diffamation comme garde-fou démocratique ?
À quoi s’attaque le mouvement #MeToo par le truchement des réseaux sociaux ? À la « fama », à la réputation, à la légende dorée. Autrement dit à ce qui affecte le plus les femmes et les hommes publics : leur empreinte discursive dans l’Histoire. Ce nerf sensible peut faire crier à la diffamation, mais n’est-ce pas sain, en démocratie, de ne jamais s’en laisser conter ?
par Bertrand ROUZIES
Billet de blog
Ceci n'est pas mon féminisme
Mardi 20 septembre, un article publié sur Mediapart intitulé « Face à l’immobilisme, les féministes se radicalisent » a attiré mon attention. Depuis quelque temps, je me questionne sur cette branche radicale du féminisme qu’on entend de plus en plus, surtout dans les médias.
par Agnès Druel
Billet de blog
Il n’y a pas que la justice qui dit le juste
Dans les débats sur les violences sexistes et sexuelles, il y a un malentendu. Il n’y a pas que l’institution judiciaire qui dit le juste. La société civile peut se donner des règles qui peuvent être plus exigeantes que la loi. Ce sont alors d’autres instances que l’institution judiciaire qui disent le juste et sanctionnent son non respect, et ce n’est pas moins légitime.
par stephane@lavignotte.org
Billet de blog
Violences en politique : combats anciens et avancées récentes
Même si les cellules de signalement sont imparfaites, même si le fonctionnement de certaines d’entre elles semble problématique à certains égards, aujourd’hui, une organisation politique ou syndicale qui ne dispose pas a minima de ce mécanisme interne n’a plus aucune crédibilité sur le sujet des violences faites aux femmes. 
par eth-85