h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

92 Billets

0 Édition

Billet de blog 14 avr. 2016

h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

Espions des renseignements iraniens : les membres de l’opposition démocratique en dan

Le 8 avril, l’Associated Press a partagé le communiqué signalant l’inculpation de deux iraniens par les procureurs fédéraux allemands. Les deux hommes, désignés par leurs prénoms et leurs initiales, Maysam P. et Saeid R., ont été formellement accusés, le 22 mars dernier, d’espionnage envers les membres de la Résistance iranienne, pour le compte du régime iranien.

h.enayat
militant des droits humains et militant politique
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Illustration 1

Le 8 avril, l’Associated Press a partagé le communiqué signalant l’inculpation de deux iraniens par les procureurs fédéraux allemands. Les deux hommes, désignés par leurs prénoms et leurs initiales, Maysam P. et Saeid R., ont été formellement accusés, le 22 mars dernier, d’espionnage envers les membres de la Résistance iranienne, pour le compte du régime iranien.

 
Si l’anonymat des accusés a été respecté par les procureurs en vertu de la loi allemande, Saeid Rahmani et Maysam Panahi sont bien connus de la Résistance pour avoir appartenu aux rangs de sa branche principale l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), qui les a expulsés de son lieu d’exil, le Camp Liberty, en avril 2012.

 Des campagnes de décrédibilisation veulent saper les accusations de la Résistance, qui tente de mettre à jour les opérations d’espionnage dirigées contre elle et l’OMPI, mises en œuvre et largement financées par le VEVAK, le puissant Ministère des renseignements iranien. Ainsi, des transfuges tels MM. Panahi et Rahmani sont présentés par les médias et réseaux acquis au régime comme des citoyens dissidents de la Résistance injustement accusés, contre lesquels s’acharne l’OMPI.

 Cette mise en accusation par la justice allemande va dans le bon sens pour donner raison à la Résistance et alerter du danger réel que représentent des espions qui mettent en péril la sécurité des partisans de la démocratie exilés en Europe. Les pays européens, la France comprise, ont déjà été le terrain d’action d’agents du renseignement iranien pour agresser des membres de l’opposition iranienne. Les services de renseignement allemands, notamment l'Office fédéral pour la protection de la Constitution, ont bien révélé que l’OMPI et le CNRI étaient les cibles prioritaires du VEVAK. Cela s’est malheureusement prouvé le 1er septembre 2013, lorsque guidés par un dissident de l’OMPI recruté par le VEVAK, les mercenaires du régime iranien ont massacré sans pitié 52 résidents du Camp Achraf.

 La Résistance iranienne, de son côté, a dévoilé les moyens employés par le VEVAK pour recruter et diriger les agents transfuges. Elle a notamment pointé du doigt le centre névralgique qu’était l’hôtel Mohajer près de la place Tahrir à Bagdad, complètement placé au service du VEVAK et des forces Qods, et par où transitent automatiquement les individus exclus de l’OMPI, conduits par les forces irakiennes coordonnées avec l’ambassade du régime iranien. Là, ils sont recrutés puis envoyés en Europe directement ou après un passage en Iran, munis de faux papiers d’identité.

Dans ce combat pour la vérité, la Résistance peut cette fois se réjouir de travailler avec l’aide de la justice allemande, et dans ce même souci de justice et de sécurité, elle demande au gouvernement allemand de divulguer les détails de l’affaire qui a mené à l’arrestation de MM. Panahi et Rahmani, ainsi que d’être fidèle à la décision du Conseil de l'UE d’avril 1997 de punir et d’expulser les agents de renseignement et les employés du fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans Le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte