La clé des pasdaran iranien pour la propagation du fondamentalisme et du terrorisme

Alors que l'Iran fait preuve d’un acte au caractère raisonnable aux yeux de la communauté internationale en ce qui concerne la Syrie et d'autres zones de conflit au Moyen-Orient, où l'Iran continue d’exprimer un besoin de diplomatie et de discussions, la réalité est que le régime des mollahs continue d'être le principal sponsor du terrorisme.

Alors que l'Iran fait preuve d’un acte au caractère raisonnable aux yeux de la communauté internationale en ce qui concerne la Syrie et d'autres zones de conflit au Moyen-Orient, où l'Iran continue d’exprimer un besoin de diplomatie et de discussions, la réalité est que le régime des mollahs continue d'être le principal sponsor du terrorisme. La réalité est que le terrorisme est devenu un pilier de sa gouvernance. Les Gardiens de la révolution (pasdaran) ont servi en tant qu’organisme principal de propagation du terrorisme et de protection du régime contre toute résistance, aussi bien à l’étranger que sur le plan national.

Ces faits n'ont pas été ignorés par divers membres de la communauté internationale, en particulier les voisins de l'Iran au Moyen-Orient et les États-Unis. Il existe un consensus grandissant en ce qui concerne le rôle destructeur du régime des mollahs, en particulier sur le plan régional.

Trump, le président des États-Unis, a été dur envers l'Iran depuis le début de son mandat, bien que, pour le moment, les États-Unis continuent de se conformer à l'accord nucléaire de 2015 que l'ancien président Obama a mis en place avec l'Iran et d'autres pays clés.

« Les victimes du régime iranien qui ont le plus longtemps souffert sont ses propres citoyens », a déclaré Trump. « Jusqu'à ce que le régime iranien soit disposé à être un partenaire pour la paix, toutes les nations de conscience doivent travailler ensemble pour isoler l'Iran et disconvenir de son financement du terrorisme. »

Le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a récemment été interviewé par l’animateur de Face the Nation, où il a été interrogé à propos de l'Iran. « Ce que nous avons constaté c’est que partout où il y a des problèmes, partout où il y a le chaos, partout où il y a de la violence, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen, les tentatives pour déstabiliser le Bahreïn, nous y retrouvons toujours l'Iran et les pasdaran », a déclaré Mattis. « Il ne s’agit pas du peuple iranien. Nous sommes convaincus que c'est un régime qui agit pour demeurer au pouvoir à Téhéran comme un régime révolutionnaire, et non comme un État-nation légitime. Ils ne cherchent pas les meilleurs intérêts de leur propre population. »

Il s’est également référé à la tentative de l'Iran pour assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel al-Jubier, en 2011. Cette référence survient alors que l'Arabie saoudite et les États-Unis renforcent leurs liens avec un accord d’armement historique de 110 milliards de dollars. Un objectif principal de la visite de Trump en Arabie saoudite, sa première visite à l'étranger, est de repousser la menace que l'Iran représente pour l'Arabie saoudite et pour d'autres partenaires régionaux.

Une partie de l'isolement de l'Iran et de la limitation de son influence vise à limiter la capacité des pasdaran à financer leurs opérations. À l'heure actuelle, les pasdaran contrôlent une partie importante de l'économie iranienne, au détriment du peuple iranien. Récemment, l'Iran a menacé de doubler sa présence en Syrie, ce qui aurait un coût puisque les dépenses des pasdaran se dirigeraient vers la Syrie, plutôt que vers la population iranienne.

En réalité, l’énorme soutien financier et militaire de Téhéran au dictateur syrien Assad a empêché son renversement par les rebelles syriens. Par conséquent, Assad a pu continuer son règne de terreur, y compris les attaques chimiques contre le peuple syrien, à compter du début de l’année 2017. Une partie du soutien de Téhéran à Assad provient de l'envoi des troupes et des commandants des pasdaran dans le pays. En outre, l'Iran a également été actif dans la formation des troupes pour combattre en Syrie, en les amenant en Iran avant de les renvoyer en Syrie avec un diplôme en matière de terrorisme.

Pourtant, la Syrie n'est pas le seul sujet d'inquiétude concernant l'Iran. Il a un entrain sans relâche pour étendre son programme de missiles balistiques, et d'autres formes d'armes de destruction massive constituent des questions de plus en plus préoccupantes. La conduite régionale et internationale du régime théocratique, nonobstant sa conduite nationale et le traitement du peuple iranien, sur le plan national et à l'étranger, a été odieuse. En tant que tel, il se classe comme le premier État -bourreau par habitant sur la scène mondiale.

Le Secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, a demandé au président iranien nouvellement élu à sa propre succession, Hassan Rohani, de rétablir les droits de l'homme des iraniens, de mettre fin au soutien de l'Iran aux organisations terroristes et d'arrêter ses essais de missiles balistiques.

« Si Rohani voulait changer les relations de l'Iran avec le reste du monde, ce sont les choses qu'il pourrait faire », a déclaré Tillerson.

En bref, la communauté internationale est confrontée à un problème à multiples facettes, à la fois sur la manière d'inciter le changement en Iran, tout en faisant preuve de soutien concernant la répression à laquelle les iraniens font face actuellement.

Le 1er juillet 2017, une réunion exceptionnelle se tiendra à Paris pour aborder ce problème sans tarder. Des dizaines de milliers d'iraniens, ainsi que des partisans internationaux, se réuniront avec des sommités des États-Unis, d'Europe et du Moyen-Orient. Leur mission est de s’élever contre Téhéran et son comportement détestable.

L'événement arrive à une période cruciale, alors que la communauté internationale est en quête d’une nouvelle solution pour faire face à l'Iran. Au cœur de l'événement se trouve le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI), ainsi que le plan proposé par sa présidente-élue, Maryam Radjavi, pour l'avenir de l'Iran. Le rassemblement a également lieu alors que le régime des mollahs continue d’être isolé sur le plan international, malgré la levée des sanctions.

Les manifestations croissantes et le mécontentement social ainsi que les troubles sur le plan national causés par diverses couches sociales, la corruption généralisée du gouvernement et l'intensification de la lutte interne entre les factions indiquent que le régime des mollahs est très faible. Le message de rappel du rassemblement est qu'il existe une résistance organisée, viable et puissante en Iran qui peut provoquer un changement de régime.

Il bénéficie d'un grand soutien et d'une grande popularité chez les iraniens sur le plan national et à l’étranger, comme en témoignent des rassemblements similaires qui se déroulent partout dans le monde. Il y a eu une augmentation majeure dans les activités de la résistance partout en Iran, malgré les risques. De plus, au niveau international, la résistance a vu sa crédibilité et sa reconnaissance internationales croître.

Il est temps pour le monde en général, et l'Occident en particulier, de voir et de reconnaître cette nouvelle réalité de la scène politique iranienne et d'adopter une nouvelle politique qui reflète cette réalité.

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