Pour un Iran libre et démocratique

Le 1er juillet 2017 aura lieu à Villepinte, le prochain grand rassemblement annuel pour un Iran libre et démocratique. Organisé par le mouvement de toutes les résistances Iraniennes au pouvoir en place, ce grand événement international rassemble une diaspora Iranienne venue de partout dans le monde. L’an dernier déjà, plusieurs milliers d’opposants au régime ou de sympathisants à la résistance ava

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Le 1er juillet 2017 aura lieu à Villepinte, le prochain grand rassemblement annuel pour un Iran libre et démocratique. Organisé par le mouvement de toutes les résistances Iraniennes au pouvoir en place, ce grand événement international rassemble une diaspora Iranienne venue de partout dans le monde. L’an dernier déjà, plusieurs milliers d’opposants au régime ou de sympathisants à la résistance avaient fait le déplacement jusqu’au Bourget. Cette année, la fête promet encore d’être belle.

Car outre les résistants, qui combattent le régime de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, la scène et la salle accueilleront de nombreuses sommités internationales, provenant essentiellement du monde politique. On se souvient des interventions de José Manuel Barroso, ancien président de la commission Européenne, ou du général US George Casey, ou encore du prince Turki bin Faisal Al-Saud l’année dernière. On se souvient également de l’engouement, presque euphorique, de la foule lors du discours pour la paix et le respect des droits fondamentaux prononcé par Maryam Radjavi, la présidente élue du CNRI.

 Mais plus que tout cela encore, ce sont les témoignages directs des prisonniers politiques qui ont pu sortir d’Iran qui entretiennent la flamme, la vigueur, l’envie de renverser ce régime terroriste inhumain. L’an dernier, le mot d’ordre était de créer 1 000 Ashraf dans le pays et en dehors, 1 000 foyers de résistance, comme autant d’épines dans le pied du guide suprême. Grosse épine même, quand on se rappelle qu’en septembre dernier, les derniers réfugiés de Camp Liberty ont enfin pu s’exiler sur une terre plus accueillante, en Albanie. Les démocrates iraniens ont réussi à échapper aux complots de l’establishment Iranien. Les faucons de Téhéran, en perdant cette bataille, ont perdu bien plus encore.

 Les forteresses du régime se fissurent.

 Car si l’on additionne cette réussite de la résistance Iranienne au coup de tonnerre qu’a provoqué, jusque dans la dernière campagne présidentielle, la sortie de l’enregistrement audio d’Ali Montazeri avec les membres de la sinistre commission de la mort, c’est autant de colère et d’espoir qui renaissent dans le cœur cendré des Iraniens. Le rappel de ces mauvais souvenirs datant de l’été 1988 a balayé les derniers doutes de la population. Ce vent nouveau a déclenché une vague d’impertinence dans les rues des principales villes de l’Iran. On peut y lire des slogans écrits sur les murs, clairement en faveur d’un renversement du régime. D’aucuns n’hésitent même plus à se faire filmer dans les rues, brandissant le portrait de Maryam Radjavi. Et pourtant, ils risquent la mort s’ils se font prendre.

 Mais qu’importe ! Est-ce encore vivre que de vivre sous le joug d’un tyran ? Cette vie là vaut-elle d’être vécue ? Vivre en esclave ou mourir libre ? Et pourquoi pas tout simplement vivre libre ? LA loi du nombre l’emporte toujours sur la loi de la peur. La braise a longtemps couvé sous la cendre. Maintenant que le vent se lève, les braises se ravivent. Le peuple Iranien est prêt, et c’est bien le mot d’ordre lancé pour le rassemblement de cette année : Oui à un Iran libre et démocratique. Non au bellicisme des mollahs dans la région.

 Car c’est l’autre composante qui affaiblit le régime. Sa volonté d’expansion de sa révolution islamique, l’expression même de son califat, aboutit inéluctablement à un affaiblissement des ressources financières. La guerre, la formation de groupes terroristes, l’occupation, ça coûte cher. Et quand le budget de l’armée est augmenté au détriment des budgets plus sociaux, il en découle forcément un mécontentement généralisé dans les rangs de la population. Les raisons qui peuvent pousser le peuple à la révolte sont légions. Il ne manque que l’étincelle pour embraser le tout.

 Résister, c’est refuser de subir !

Et cette étincelle, elle peut venir de Maryam Radjavi et de tous les membres qui seront réunis à Villepinte ce samedi 1er juillet 2017. D’abord, parce que l’on se souvient de la colère froide des mollahs l’an dernier, allant jusqu’à convoquer l’ambassadeur de France pour le tancer vertement au sujet de cette réunion, preuve de l’inquiétude que fait naître chez les mollahs, la possibilité de coalition internationale contre leur sinistre projet. Ensuite, parce que cette réunion sera filmée et retransmise en directe sur différentes chaînes internet ou sur le câble. De très nombreux Iraniens seront donc devant leur écran ce samedi, et il est clair que le message passera. Ce rassemblement du 1er juillet aura donc un impact très important.

 Résister, c’est refuser de subir. Et le simple fait de regarder sa télévision en Iran, samedi prochain, 1er juillet sera considéré comme un acte de résistance. Un acte qui en appellera d’autres, et qui conduiront inexorablement à la destitution du guide suprême et à la chute de la théocratie Iranienne. Oui à un Iran libre et démocratique. Tout simplement.

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