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Billet de blog 24 août 2015

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Iran : Le régime intégriste bafoue les droits de l’homme

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les diplomates européens qui se sont rendus récemment en Iran ont privilégié leurs intérêts économiques plutôt que les droits humains. 

Ceci alors que le recours à la peine de mort en Iran augmente depuis des années et plusieurs milliers de personnes attendent dans les couloirs de la mort, accusés notamment de rébellion ou de blasphème.

Amnesty International a récemment dénoncé la "frénésie des exécutions" en Iran où selon elle près de 700 personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées depuis le début de l'année.

"A ce rythme choquant, l'Iran va dépasser le nombre des exécutions recensées dans le pays" pour toute l'année 2014. Ce pic, a indiqué Saïd Boumedouha, adjoint pour le programme d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, "brosse un tableau sinistre de l'appareil de l'Etat qui commet des meurtres à grande échelle (...) Les autorités iraniennes doivent avoir honte d'exécuter des centaines de personnes sans tenir compte de toute procédure légale à la base", a indiqué M. Boumedouha.

Le régime intégriste est également un des rares pays à exécuter des personnes mineures au moment des faits, et détient le triste record d’en être le bourreau du plus grand nombre. Au moins 160 des personnes qui sont actuellement dans les couloirs de la mort en Iran auraient eu moins de 18 ans au moment de leurs supposés crimes, en violation du droit international, y compris de la Convention internationale des droits de l’enfant que l’Iran a pourtant signée et ratifiée.

Le 15 avril 2015, l’Iran a exécuté Javad Saberi pour homicide, alors qu’il n’avait que 17 ans et souffrait d’une maladie mentale sérieuse au moment des faits qui lui étaient reprochés. D’autres délinquants juvéniles attendent le même sort. Salar Shadizadi attend d’être exécuté pour un meurtre qu’il aurait commis quand il avait 15 ans. Hamid Ahmadi est aussi en danger imminent d’exécution, alors que des rapports indiquent qu’il avait 15 ans ou 16 ans au moment des faits. Saman Naseem, lui aussi condamné à mort pour un crime qu’il aurait commis à l’âge de 17 ans.

Si Hassan Rohani veut réellement prouver qu’il est un modéré, les mots ne suffiront pas : il doit faire abroger la peine de mort en Iran. La communauté internationale doit insister pour sa part sur le respect des droits humains et le droit international comme élément central de ses relations économiques et politiques avec l’Iran.

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