Iran : le nombre d'exécutions de mineurs vient d'atteindre un nouveau record

elon un article publié par Amnesty International, « Himan Uraminejad, jeune homme iranien condamné à mort pour une infraction commise lorsqu’il était enfant, a reçu des nouvelles de son exécution qui aura lieu peu après le 1er Avril, à l’occasion de la période du nouvel an au terme des 13 jours de vacances

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par Amnesty International, «  HimanUraminejad, jeune homme iranien condamné à mort pour une infraction commise lorsqu’il était enfant, a reçu des nouvelles de son exécution qui aura lieu peu après le 1er Avril, à l’occasion de la période du nouvel an au terme des 13 jours de vacances iraniennes ».

« Himan a été condamné à la peine capitale en août 2012 après avoir été reconnu coupable d'homicide commis à l’aide d’un coup de couteau tiré sur un jeune garçon pendant un combat, alors qu’il avait 17 ans. Il est à présent âgé de 21 ans, dans le couloir de la mort à la prison de Sanandaj, province occidentale du Kurdistan » a déclaré Amnesty International avant d’ajouter qu’il a été « rejugé en juin 2015, et condamné à mort de nouveau ».

Selon le rapport d’une organisation humanitaire intitulée Grandir dans le couloir de la mort en Iran: la peine de mort pour les délinquants juvéniles révèle que l’Iran continue de condamner à mort de jeunes mineurs. « L’Iran reste l’un des rares pays au monde à exécuter encore de nos jours des mineurs délinquants. Cela constitue une violation de la loi sur l’interdiction absolue du recours à la peine capitale contre les personnes ayant moins de 18 ans au moment des faits. Cette situation souligne le mépris évident de l’Iran pour les droits des mineurs ».

Au moins 73 mineurs ont été exécutés entre 2005 et 2015. Selon les Nations Unies, un minimum de 160 personnes mineures au moment des faits se trouve actuellement dans le couloir de la mort. Ce chiffre est sans doute bien en-deçà de la réalité, car la quête d’informations concernant la peine de mort en Iran reste souvent lettre morte. 

Le mercredi 23 mars 2016, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a approuvé une résolution présentée par 39 membres de l'ONU afin de prolon

ger "le mandat du rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme" en Iran pour une nouvelle période d'un an. 

Le régime iranien a procédé à la mise à mort d’au moins 966 prisonniers en 2015, nombre qui atteint son niveau le plus élevé en dix ans. Le Dr Shaheed a déclaré avoir présenté son dernier rapport au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à Genève le 14 mars dernier.

« Avec pas moins de moins 16 mineurs délinquants qui auraient été pendus entre 2014 et 2015, l'Iran reste l'un des rares pays à avoir toujours recours à cette pratique malgré les interdictions », a déclaré M. Shaheed, exhortant les responsables du régime iranien à mettre tous les efforts de leur côté pour réformer progressivement dans ce domaine et de faire en sorte qu’à l’avenir, une bonne fois pour toutes, aucun jeune garçon ou fille de moins de 18 ans ayant commis un délit ou un meurtre ne soit mis à mort pour cette raison.

La persistance en Iran de cette pratique archaïque et barbare qu’est la peine de mort, en particulier pour les mineurs permet difficilement de croire que le régime iranien a réellement la volonté de changer en quoique ce soit sa politique intérieure.

 

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