Ensemble pour aller où ?

Le mouvement Ensemble (e-MAGES : Mouvement pour une Alternative à Gauche Ecologiste et Solidaire) est né le week-end dernier à la bourse du travail de Saint-Denis. Je ne peux que me réjouir de ce rassemblement de cinq composantes au sein du FDG. J’avais déjà indiqué en Mai 2012 pourquoi ce rassemblement était nécessaire[1] et nous l’avions fait vivre sur Marseille pendant la campagne des présidentielles au sein de ce que nous avions appelé à l’époque « les anticapitalistes unitaires »[2]. Enfin, pourrait-t-on dire ! Maintenant il s’agit de dire ce que nous allons faire de ce nouveau mouvement. Je vais donner ici quelques éléments de réflexion qui me tiennent à cœur.

Des crises économique et sociale à la crise politique

Commençons par dresser un tableau de la situation. La crise du capitalisme se poursuit même, si elle connaît un certain répit grâce aux émergents et la reprise aux USA. En Europe, l’austérité loin de résoudre les contradictions, elle les accentue. L’augmentation de la compétitivité qui se traduit mécaniquement par une augmentation du taux d’exploitation et donc une baisse du salaire net et un délitement du salaire différé (retraites, sécurité sociale), entraine un ralentissement de l’économie. Mais je pense que la politique d’austérité ne vise finalement pas à résoudre la crise. C’est avant tout un prétexte pour obtenir une défaite politique historique de notre camp, notamment en France avec à la clé une destruction de l’état providence et une augmentation du pouvoir du capital. L’austérité vise aussi à assurer la solvabilité des états et à garantir les dépôts des plus riches.

Cependant cette austérité forcenée est aussi dangereuse pour l’ensemble du système d’où les critiques avant l’été du FMI, des USA et même de Dario Draghi et le recentrage récent de la politique outre Rhin. Elle divise profondément l’Europe en deux avec les pays du sud et de l’est qui sont plongés dans le chômage de masse et la pauvreté qui conduisent à des crises politiques à répétition : Grèce, Espagne, Portugal puis Italie et Chypre, mais aussi Bulgarie et Slovénie. Ce phénomène gagne la France très vite avec un chômage qui augmente et un gouvernement au sommet de l’impopularité. Cette crise social et économique se double donc d’une crise politique accentuée par les scandales à répétition. Si le consensus est de mise au sein de la bourgeoisie quant à la poursuite de l’agenda libérale, l’intensité de l’austérité divise la classe dirigeante européenne.

Au sein du gouvernement français, les fissures sont donc de plus en plus béantes : notamment entre Hollande et Ayrault et l’aile gauche du PS et les Verts les sujets de discorde n’ont pas manqué (reprise de Florange, vote de l’ANI, amnistie des syndicalistes, politique migratoire…). Mais c’est l’ensemble de l’appareil du PS qui risque d’être percuté à terme, notamment à cause de la menace que l’austérité fait peser sur les élus locaux à l’approche des municipales. La récente création du mouvement de Laroutourou (« Nouvelle donne ») et la crise d’Europe Ecologie montre que les recompositions à gauche ne sont d’ailleurs qu’à leurs débuts.

Un mouvement social en difficulté et une droite dans la rue

Face à cette situation, l’atonie du monde syndicale est très préoccupante. Les luttes sectorielles n’ont pas manquées (Fralib, Peugeot, Florange, rythmes scolaires) et elles constituent souvent le ferment d’alternatives concrètes en posant la question la propriété industrielle et de la possibilité d’une autre logique économique. Mais ces luttes ne sont pas soutenues par le gouvernement (parfois contre certains de ces ministres comme à Florange) et elles gagnent rarement. Enfin, les luttes d’ensemble sont pour l’instant des échecs (surtout l’ANI et les retraites). Pire la coagulation des luttes profitent à la droite et à l’extrême droite. De la lutte contre « le mariage pour tous » clairement de droite, on en vient maintenant à des luttes interclassistes dominées par la droite comme celle des bonnets rouges qui posent de gros problèmes à notre camp politique (FDG) et social (syndicats).

Au lendemain de l’élection présidentielle, le repositionnement de la CGT clairement critique vis à vis du gouvernement pouvait apparaitre comme plutôt une bonne nouvelle. Mais a contrario, la division durable entre les syndicats qui suivent le gouvernement (CFDT, CFTC) et les autres (CGT, FSU, SUD, FO) accentue la faiblesse des mobilisations sociales (catastrophique sur l’ANI et les retraites). Depuis la rentrée, le syndicalisme rassemblé (axe avec la CFDT) semble de plus refaire surface à la CGT. On ne voit pas bien ce qui dans la situation pourrait réactiver le mouvement social. Néanmoins, l’étincelle est souvent imprévisible et la colère ne cesse de monter. Il nous faudra donc souffler sur toutes les étincelles et favoriser la coordination des luttes entre elles (j’y reviendrais plus loin).

Le racisme et le problème frontiste

Dans ce contexte, la stigmatisation des étrangers avec un axe antimusulmans et antiroms n’a pas diminué. La gauche au lieu de limiter  cette tendance l’a accentué, par exemple avec les positions de Valls sur les roms qui sont pires que celles de Sarkozy. Le racisme culturel[3] qui se développe depuis une dizaine d’années (défense d’une chimérique identité française) emprunte des thèmes à la gauche comme la laïcité ou le droit des femmes, ce qui introduit durablement des passerelles entre la gauche et les idées d’extrême droite. Cette refondation identitaire coalise ceux qui sont opposés aux homosexuels, aux roms ou aux musulmans. Néanmoins loin d’éliminer le racisme traditionnel, ce racisme culturel contribue à réactiver un racisme classique dont Taubira a fait les frais. Comme sur le volet social, la lutte antiraciste est demeurée très faible et atone (exceptés les lycéens) malgré un contexte qui devrait conduire à des mobilisations.

Le racisme, la crise de l’euro, les scandales politiques, le désenchantement vis-à-vis de la gauche, l’absence de perspective de la droite parlementaire et les passerelles idéologiques entre la droite et le FN composent un terrain fertile pour le FN. Mais ce terreau est amplifié sans cesse par la surenchère médiatique. On ne manque pas de superlatifs quant au niveau du FN même dans les zones où il a déjà été plus fort par le passé comme à Marseille. Tout contribue à ce que le FN soit le réceptacle « naturel » de toutes les contestations. Mais cette situation est accentuée par la crise actuelle du Front de Gauche et seule un sursaut à gauche peut endiguer un risque que je continue de qualifier comme étant néofasciste.

Qu’en est il du Front de Gauche ?

Le Front de Gauche est en crise mais à mon avis elle peut être surmontée. La crise a en fait deux raisons profondes. La première est d’ordre politique. Quand le PS est au pouvoir et qu’il fait une politique de droite, c’est toute la gauche qui est décrédibilisée. Quoique le FDG fasse il n’apparaît pas dans les classes populaires comme une alternative, d’abord car il est encore trop souvent associé à la gauche dans son ensemble et d’autre part les médias s’acharnent à décrédibiliser notre capacité à incarner une alternative de gauche. Pour ces raisons, qui plus est dans un contexte d’atonie social, nous ne captons pas la colère montante. De plus, tout ce que nous pouvons faire pour nous dissocier de l’ensemble du PS (position du PG), nous éloigne de la crédibilité à construire une alternative au PS, qui ne pourra se construire qu’avec la gauche du PS et Europe-Ecologie (position de la GU restée en dehors d’ « Ensemble » et du PCF). Pour le dire autrement, il n’est pas simple de proposer une véritable alternative indépendante du PS et en même temps d’avoir une assise suffisamment large (plus que le FDG et les 10 à 15% qu’il représente) pour la faire triompher dans la rue et dans les urnes.

La seconde cause de la crise du FDG a pour origine les logiques d’appareil. Le PCF a encore aujourd’hui un très grand nombre d’élus locaux qui dans le système électoral français dépendent des relations avec le PS. Nous savions donc que le PCF ne choisirait pas unilatéralement l’indépendance vis à vis du PS. Par contre, il est évident que le choix d’union PCF-PS à Paris vers qui tous les projecteurs vont être tournés est une catastrophe en termes de lisibilité pour le FDG. Néanmoins, même si les logiques d’appareil du PCF portent une lourde responsabilité dans la crise, les choix tactiques du PG ne sont pas les plus judicieux. Le PG semble vouloir profiter des erreurs du PCF pour affirmer son hégémonie à gauche du PS et sur-dramatise les enjeux. Ce choix contribue à crisper les militants du PCF et fragilise l’ensemble du Front de Gauche.

 

Les tâches pour notre nouveau parti au sein du Front de gauche

« Ensemble » n’est pas bien grand mais il dispose d’une bonne implantation syndicale et peut jouer un rôle clé au sein du FDG entre le PCF et le PG. Notre tâche principale sera de remettre sur les bons rails le FDG.

  • Il faut engager dès maintenant les campagnes municipales avec comme profil d’être ceux qui défendent une politique écologiste et solidaire en rupture avec le néolibéralisme de droite comme de gauche et en opposition avec les valeurs de droites et d’extrême droite. Il faut des politiques de la ville au profit des habitants et non des lobbys (Vivendi, Veolia, Vinci, Bouygues). Le débat ne doit pas être tant l’austérité au non, mais une redistribution des plus riches vers les plus pauvres (transport gratuit, investissement dans les écoles et la santé de proximité…) et non l’inverse. Dans plus de 70% des grandes villes le FDG part rassemblé, il faut que notre campagne soit dans ses villes (notamment Marseille et Lyon) le plus exemplaire possible. Dans les autres villes il y aura des listes FDG (parfois avec le NPA) même si le PCF part avec le PS, le combat devra y porter sur les projets et non être un simple appel à sanctionner les liste PS-PCF.
  • Il faut préparer une campagne unitaire et réussie aux européennes. A mon avis toute campagne ayant comme perspective un repli national (sortie de l’Euro[4] …) sera un échec qui ne fera que renforcer le FN. Par contre, nous ne pouvons pas non plus apparaître comme les défenseurs d’une Europe acquise à l’économie libérale. Nous devrons être pédagogues : la France doit initier une rupture en Europe vis à vis des politiques libérales, mais aussi proposer une autre perspective à l’échelle européenne. En effet, il est illusoire de croire que la France isolée pourra mener une politique écosocialiste digne de ce nom. Les élections européennes devront donc aussi être l’occasion de réaffirmer l’importance de la reconstruction d’une internationale d’un nouveau type.
  • Nous avons aussi à mener une bataille idéologique très dur contre la droite et l’extrême droite. Nous devons mener cette bataille au nom de nos valeurs et des intérêts de classe, sans opposer ces deux aspects. Nous devons opposer l’égalité et la solidarité à l’exclusion et au racisme. Dans cette bataille, les luttes contre les discriminations, les violences policières ou le racisme ordinaire sont essentielles. Enfin, nous devons aussi combattre le FN au sein des syndicats en décortiquant son programme[5] et en démontrant en quoi ce programme ne défend pas nos intérêts de classe mais bien ceux des plus aisés.
  • Enfin nous devons favoriser la construction d’un véritable front politique et social proposant une alternative à gauche. Les mobilisations à la seule initiative du FDG ne sont pas une solution durable. Il faut construire sur le long terme des mobilisations réunissant syndicats (axe FSU, CGT, Solidaires), des associations (Copernic, ATTAC, différents mouvements écologistes), des journaux (Médiapart, Politis, L’humanité) et des forces politiques (FDG mais aussi la gauche des Verts ou du PS, LO, POI et NPA). Il faut être le plus inclusif possible afin de faire émerger une alternative de ces mobilisations. Le travail a déjà été entamé avec les mobilisations dans la rue du FDG et les assises avant l’été. Il faut le poursuivre en assumant que le FDG soit à l’initiative mais en évitent à tout pris qu’il paraisse hégémonique ou sectaire ce qui conduira à son isolement. Ensemble peut jouer un rôle cruciale afin qu’un dialogue nouveau se noue entre forces syndicales, associatives et politiques pour faire converger ce front politique et sociale qui politiquement existe déjà. Rappelons que c’est ce type de cadre là qui a permis la victoire du NON de gauche en 2005. Enfin au sein des syndicats, il me semble urgent de faire converger les luttes des différentes boites et de construire une réseau pérenne de solidarité.

Au sein du FDG “Ensemble” doit donc tout faire pour que le FDG et le mouvement réussissent. Nous devons donc le plus possible apaiser les tensions et trouver des solutions au conflit qui oppose le PCF et le PG. Nous devons aussi contribuer à relancer le FDG et à l’ouvrir sur la société (i) en obtenant le droit à l’adhésion direct au FDG, (ii) en organisant l’activité des fronts thématiques, (iii) en poursuivant la tenue d’assemblée citoyenne régulière, massive et ouverte.

 

Pour assurer ces tâches: un fonctionnement qui se doit d’être exemplaire

Je concluerais juste sur un mot concernant notre organisation interne (à Ensemble mais aussi au FDG). Pour être en ordre de bataille, il faut aussi que nous soyons exemplaires en termes de fonctionnement. Il existe une vraie crise de la « politique » qui nécessite que l’on en finisse avec les pratiques et reflexes bureaucratiques. En effet, les critiques concernant la bureaucratie, la cooptation des dirigeants et le manque de démocratie sont constants, on les a retrouvés à la fondation du NPA et du PG, comme lors congrès du PCF.

J’ai bien conscience que les problèmes, auxquels sont confrontés les organisations politiques et qui ont des conséquences sur leur fonctionnement, sont structurels (oppression spécifique, aliénation, individualisme). Ils ne peuvent pas être résolus de façon simple par des pétitions de principes ou des engagements seulement moraux, mais ils ne peuvent pas non plus être ignorés. Il faut donc lister les exigences que nous poursuivons quand nous choisissons des règles de fonctionnement. Ces exigences sont finalement simples, je les organiserais en trois catégories: égalité, démocratie, efficacité.

L’organisation politique doit d’abord favoriser en son sein l’égalité effective et combattre tout type de discrimination. L’objectif est de contrecarrer les inégalités, l’aliénation et les oppressions qui existent dans la société et contaminent le fonctionnement du mouvement politique. Cela permet aussi d’éviter que toutes les tâches ne reposent que sur une minorité. Quelques solutions existent pour faciliter la prise de parole de ce qui se sentent moins légitime du fait des niveaux d’éducation, du sexisme ou du racisme:

  • Accroitre la formation politique, en évitant qu’elle ne se résume qu’à un transfert vertical de connaissance ;
  • Faire des groupes de travail de taille réduit rendant possible des tours de table ainsi qu’un partage des tâches et des responsabilités ;
  • Limiter le temps de parole et favoriser l’alternance homme-femme ;
  • Favoriser rotation et parité des prises de paroles publiques ;
  • Respecter des particularismes culturels quand ils ne s’opposent pas à nos valeurs ;
  • Respecter des rythmes militants qui peuvent différer selon les situations personnelles (enfants) ou professionnelles;
  • Organiser collectivement l’accueil des enfants ;

La démocratie doit être au cœur de notre projet. Les décisions (i.e prise de positions publiques, choix d’actions), tirent leur légitimité de l’ensemble de l’organisation politique. Pour cela, il faut limiter la mise en place d’une bureaucratie, définir des règles de représentation stricts, donner le temps au débat interne, fonder les modes de représentation sur des orientations politiques. Même si les positions politiques de l’organisation doivent être prises et exprimées publiquement, la pluralité des points de vue doit pouvoir s’exprimer en son sein

  • Encadrer strictement le cumul des mandats de direction;
  • Favoriser le renouvellement des mandats ;
  • Encadrer l’embauche de salariés permanents par exemple en la limitant à des tâches spécifiques ;
  • Définir les orientations politiques lors de congrès ;
  • Organiser des débats contradictoires quand différents points de vue s’expriment;
  • Définir le droit de courant et l'expression publique des courants minoritaires ; `
  • Combattre le jacobinisme centralisateur qui fait que tout se décide à Paris;
  • Faire parvenir des ordres du jour à temps, rédiger des compte-rendus, assurer la diffusion des documents et de l’information ;

On le voit dans cette liste non exhaustive, assurer un fonctionnement démocratique, demande du temps et beaucoup d’organisation car l’objectif est précisément de contrecarrer toutes les tendances d’oppressions et de captation des pouvoirs qui naturellement s’expriment. Le centralisme démocratique avec le triptyque congrès, direction, bureau peut être mis en débat. Enfin le capitalisme structure géographiquement les rapports de classes, nous ne pouvons donc pas l’ignorer quand on réfléchit à nos modes de fonctionnement ce qui devrait avoir une incidence quant à notre rapport à Paris.

Un mouvement politique doit aussi être efficace. Parfois cette efficacité se fait au détriment de l’égalité (on laisse les plus compétents parler aux médias) ou de la démocratie (décision de la manifestation du 5 mai). Il ne faut pas s’interdire parfois de renoncer un peu à la démocratie et à l’égalité quand la situation l’exige. Cependant, cela doit être fait en connaissance de cause et surtout cela ne doit pas devenir la règle.

Mais l’efficacité ne se résume pas à ça. Un des principaux problèmes auxquels nous sommes confrontés est la perte de lien entre le corps social et les militants. Il nous faut donc pour être efficace et traduire les aspirations politiques d’une majorité et recréer ce lien. Le PG théorise il me semble le lien entre le porte-parole (le tribun) et le peuple, qui se noue lors des élections (ce qui peut s’apparenter à du populisme). Quelque part, LO et la LCR avait joué des mêmes raccourcis avec Arlette et Besancenot. Le PCF a plus procédé historiquement par un lien entre le parti et la classe. Je ne dis pas qu’il faille s’interdire ces « méthodes », mais elles sont foncièrement de nature asymétriques. Le tribun ou le parti dicte ce qu’il pense souhaitable à la masse. L’organisation politique doit jouer un rôle de direction politique, mais cette direction doit être une co-construction dans laquelle une masse significative de citoyens prend part. Entre le parti guide et le parti opinion, qui demandent aux sondeurs ce que le peuple est censé vouloir (mais qui ne représente souvent que l’idéologie dominante), il existe un voie que nous devons inventer.

 

Hendrik, Davi, FDG-Ensemble Marseille Centre

Décembre 2013

 


[1]  http://blogs.mediapart.fr/blog/hendrik-davi/110512/developper-le-front-de-gauche-et-construire-un-3e-pilier-en-son-sein

 

[2] http://blogs.mediapart.fr/blog/hendrik-davi/160412/anticapitalistes-unitaires-votons-et-luttons-front-de-gauche-pour-vire

 

[3] voir la description qu’en fait R. Liogier dans une de nos assemblées citoyennes :

http://blogs.mediapart.fr/blog/hendrik-davi/181113/racisme-et-discrimination

 

[4] Voir le texte de Husson intitulé la sortie sèche de l’euro : une triple erreur stratégique. http://hussonet.free.fr/videstract.pdf

 

[5] http://www.visa-isa.org/

 

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