Fondons des associations locales de la gauche et des écologistes

Nous le savons tous, l'heure est grave. Un sursaut est nécessaire. Le chômage et la précarité gangrènent la société. La pauvreté s'accroît, alors qu'une infime minorité s'enrichit toujours plus. Le climat se dérègle et la pollution met en danger notre santé. L'individualisme et le consumérisme remplacent les valeurs d'égalité, de fraternité et de liberté, qui fondent notre contrat social.

Nous le savons tous, l'heure est grave. Un sursaut est nécessaire. Le chômage et la précarité gangrènent la société. La pauvreté s'accroît, alors qu'une infime minorité s'enrichit toujours plus. Le climat se dérègle et la pollution met en danger notre santé. L'individualisme et le consumérisme remplacent les valeurs d'égalité, de fraternité et de liberté, qui fondent notre contrat social. Notre démocratie est à bout de souffle: les scandales se multiplient, l'abstention atteint des sommets et les élus et les partis sont de plus en plus coupés de la population. Cette situation fait le lit du Front National, parti raciste, autoritaire, inscrit dans la tradition fasciste. Ce parti détourne la colère légitime des classes populaires vers les plus pauvres et les immigrés.

Mais cette situation n'est pas nouvelle. Elle est le résultat d'un long processus dans lequel la droite de Chirac à Sarkozy a banalisé le racisme et la haine des pauvres. Elle est aussi le résultat des renoncements de la gauche, de Mitterrand à Hollande. Valls aggrave encore plus les choses, car il ne propose même plus des acquis pour les classes populaires (retraite à 60 ans, 35h), qui contrebalanceraient les dégâts causés par la crise du capitalisme et la libéralisation de l'économie. Pire Macron poursuit l'objectif de Sarkozy en désarmant les salariés et l'austérité mise en œuvre par le PS disloque nos services publics.

Nous devons changer de cap et vite. La logique d'union de la gauche derrière un parti qui mène une politique de droite n'est pas la solution. Elle conduira inéluctablement à la disparition de la gauche et à la victoire des droites extrêmes. Une politique de gauche et écologiste est pourtant possible : audit sur la dette, investissement dans la transition énergétique, réduction du temps de travail, révolution fiscale, pôle public bancaire, développement des droits des salariés dans l’entreprise, renforcement et démocratisation des services publics. Mais pour appliquer cette politique, il faut être prêt à affronter l'hydre de la finance. Il faut être prêt à déplaire aux multinationales. Il faut être prêt à désobéir à Berlin et Bruxelles. Il n'est pas trop tard pour changer la donne, il faut reconstruire une gauche du XXIe siècle résolument sociale et écologiste, capable de changer le rapport de force vis-à-vis des puissants.

Syriza et Podemos nous ont montré la voie. Nous pouvons clamer "OXI" ici aussi. Pour l'instant, le FDG ou EELV ont échoué à faire naître à l'échelle nationale une telle perspective. Souvent, les appareils politiques sont plus lents à réagir que les citoyens. Alors, ne les attendons pas, créons dès septembre dans chaque localité les rassemblements à l'image de nos valeurs. Nous avons les contours du programme. Nous militons tous ensembles depuis longtemps: contre le CPE, TCE, les reformes de retraites, dans RESF, à ATTAC, contre l'extrême droite où contre les lois Macron. Les initiatives nationales se sont multipliées dans ce sens: M6R, chantier d'espoir, collectif anti austérité, appel citoyen du PG. Passons de l'incantation à la pratique. À Marseille, nous le faisons au centre-ville depuis novembre 2014[1], c'est possible! À Grenoble, ils ont gagné les municipales. N'attendons pas des décisions d'en haut, fondons des associations partout sur le territoire pour la justice sociale et la justice écologique.

  Hendrik Davi, Ensemble, FDG Marseille centre

Frédéric Blanchard, PG, FDG Marseille centre Gilles Aspinas, PCF, FDG Marseille centre

 


[1] http://frontdegauche-marseillecentre.fr/

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