Je l'ai vue; la liberté!

Composé en 2009. À la suite des manifestations massives de la population en Iran et de sa répression sévère exercée par le régime. De forts coups de matraque reçus sur la tête qui ont toujours un effet persistant sur ma mémoire et mon audition: [...]Étant captivé dans l’angle d'un mur /Bâton  coup de pied bâton abus bâton  coup de pied  coup de pied  coup de pied /Étant distendu dans un rue[...]

The poem reading by Hengameh Hoveyda - didamash ; azadi / دیدمش؛ آزادی - هنگامه هویدا © hengameh hoveyda

 

Aucun horaire
N’était prévu
Sous nos pieds
Ayant fui
Des aiguilles
les uns des autres
Billes déversées
À l’écran d’asphalte de rue
Dénombre : un
Dénombre : deux
Dénombre : trois
Dénombra la rue
.
Des filons entrelacés de sang et d’Homme
Des corps noués
Entre les mâchoires de pierre d'un champ
s’étant accélérés
Les pieds
Les gens les voitures les gens les allées les gens courir courir courir courir courir courir
.
Étant captivé dans l’angle d'un mur
.
Bâton                      coup de pied          bâton           abus      bâton   coup de pied  coup de pied  coup de pied
Étant distendu dans un rue
.
Odeur piquante de moutarde
Frou-frou d’une voix de la radio
Dring Dring
Voici Téhéran
À notre heure,
aucun oiseau ne survole la ville
Du cri, quoi que vous entendiez, c’est fausses nouvelles.
Des plaintes que vous entendez est la voix d'accouplement des chats errants.
Les portes resteront fermées
Supposé
Quelqu'un tôt ou tard jette son chapeau en l'air
criant:
Je l'ai vue;
la liberté
.
Cette plage est ensevelie sous toutes les eaux du monde.

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