ÉPAVE A320 EGYPTAIR LOCALISÉE UN MOIS APRÈS SA DISPARITION, RIO-PARIS DEUX ANS APRÈS

Une fois de plus l'Égypte donne une leçon à la France. Aujourd'hui en retrouvant l'épave de son A320 EGYPTAIR en moins d'un mois, hier en traitant le cas de l'imbécile Christophe Naudin avec maestria et en permettant que la Justice Dominicaine s'exerce. Le BEA, qui comme l'AF 447 Rio-Paris disposait de la compétence maximale subit aujourd'hui un beau camouflet. N'est ce pas TROADEC ?

Une fois de plus l'Égypte donne une leçon à la France. Aujourd'hui en retrouvant l'épave de son A320 EGYPTAIR en moins d'un mois, hier en traitant le cas de l'imbécile Christophe Naudin avec maestria et en permettant que la Justice Dominicaine s'exerce. Le BEA, qui comme l'AF 447 Rio-Paris disposait de la compétence maximale subit aujourd'hui un beau camouflet. N'est ce pas TROADEC ?

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Force est de constater qu'en ce qui concerne les éléments établis qui permettaient de circonscrire une zone de recherche, le BEA de TROADEC disposait des mêmes éléments en 2009, qu'aujourd'hui la Commission d'Enquête Égyptienne.

  • La dernière position de l'avion quelques minutes avant le crash
  • Des messages ACARS, dont le dernier « CABIN ALT » a été émis juste avant l'impact ( quand l'avion passait 6 300 ft avec plus de 10 000 ft/mn de taux de chute )
  • Des balises ELT ( emergency locator transmitting ) 

En ce qui concerne l'EGYPTAIR, les messages ACARS ont probablement été transmis par VHF, alors que ceux de l'Air France 447 l'ont été par satellite, ce qui permettait d'en déduire des arcs de position... dont le dernier quasiment à l'impact.

Au moment où j'écris on annonce que la première boîte noire a été retrouvée et récupérée, il s'agit du Voice Recorder, le CVR, il est permis de penser que l'autre boîte noire le DFDR ( Digital Flight Data Recorder ) sera récupérée très vite.

Un grand coup de chapeau à la Commission d'Enquête égyptienne, mais comment éviter de demander au BEA, qui bien entendu tout comme dans le cockpit de l'AF 447 disposait de la compétence maximale ( ça ne fait même plus rire ), pourquoi leur a-t-il fallu attendre deux ans avant de retrouver l'épave de l'A330 d'Air France.

Qui croira que la société INMARSAT dont un des satellite a relayé les messages ACARS AF n'aurait pas fourni les arcs de position comme elle l'a fait pour le MH370. Et je ne parle pas de l'utilisation de l'effet Doppler ( Burst of Frequency ) je parle seulement des calculs basiques qu'utilise le système GPS, c'est à dire mesurer la distance satellite-émetteur grâce au temps aller-retour des transmissions, ce qui donne un arc de position.

Ces calculs auraient certainement permis d'affiner très nettement la zone des recherche.

Pourquoi les deux balises ELT n'ont-elles pas fonctionné ? Étaient-elles au dernier standard, étaient-elles automatiques, émettaient-elles leur position GPS ? Le BEA n'a jamais communiqué la-dessus ? 

Force est bien donc,  de mettre en cause la compétence du BEA, dans l'enquête sur le crash de l'AF 447. À la réponse ont-ils utilisé tous les moyens dont ils pouvaient disposer à l'époque pour affiner leurs recherches, c'est à dire ont-ils utilisé les transmissions ACARS par satellite pour en tirer comme il l'a été fait pour le MH370, des arcs de position ?


La réponse est NON bien sûr, alors ont-ils manqué d'imagination, de culture aéronautique et connaissances, ou n'étaient il pas pressés de retrouver l'épave Air France ? 

Il faudra bien que TROADEC réponde, lui qui a affirmé dès le début qu'un des deux co-pilotes n'était pas qualifié pour assurer la suppléance du commandant Marc Dubois. 
Peut-être a-t-il cédé aux pressions de toutes sortes et de tous niveaux pour tenter de laisser à l'Océan ses secrets, et qu'on ne sache jamais que c'était le baby-pilot Bonin qui était illégalement aux commandes ?

 

 

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