Otelli et les pilotes ( narcos ) dans la tourmente : Coup de gueule !

Jean-Pierre Otelli n'est pas content et il le dit haut et fort ! Comme d'habitude il joue avec les mots et avec les symboles, ça ne mange pas de pain et ça peut faire vendre.... Les fidèles lecteurs de la revue Piloter se diront peut-être " mais de quoi je me mêle ? " ... L'éditeur pilote de voltige a poussé son coup de gueule, et le publie aussi sur le site d'Aymeric Chauprade !


Fidèle thuriféraire du SNPL, le syndicat national des pilotes de lignes, Jean-Pierre Otelli qui n'est pas le mieux qualifié pour parler de droit aérien s'en remet donc aux syndicalistes machinistes pour diffuser ce faux argument ressassé à l'envi, des conventions internationales.

Le commandant de bord d'un vol commercial n'est pas responsable du contenu des bagages des passagers, encore que ces textes soient manifestement et plus particulièrement applicables au transport public, effectué notamment par les avions de ligne.

Omettant de préciser que le commandant est pour autant responsable de tout ce qui concerne la sûreté en la matière, c'est à dire de veiller à ce que les bagages enregistrés, le soient dans le respect des règles de police, de douanes et de sûreté. 

Personne ne lui demande d'avoir à en connaître sur le contenu des bagages en effet, mais il est tout personnellement responsable de veiller à ce que chaque bagage enregistré le soit bien au nom d'un passager, lui même enregistré et qu'ensuite tous les passagers soient bien à bord une fois le chargement des bagages effectué. 

En d'autres termes et selon l'OPS1, et entre autres :

  • La vérification qu'à chaque bagage chargé correspond un passager identifié (la réconciliation bagage-passager) ;
  • La vérification que tout passager qui a enregistré un bagage voyage sur le vol (rapprochement bagage-passager) ;
  • La reconnaissance des bagages par les passagers au pied de l'avion ;

Otelli dans son coup de gueule aboie donc avec la meute syndicale. Tout comme le Député européen Aymeric Chauprade, qui publie la prose otellesque avant même que la revue en question ne soit publiée. 

Ce n'est pas très reluisant me semble t-il en termes de déontologie de s'adresser ainsi aux milliers de passionnés souvent très jeunes qui lisent cette revue. 

Ça l'est encore moins d'utiliser jusqu'à la nausée le passé militaire de ces pilotes narcos. Un, ce passé d'il y a vingt cinq ans ne présente pas de prestige particulier, deux, la reconversion douteuse dans une aviation d'affaires peu scrupuleuse de ces deux pilotes ne plaide pas vraiment pour en faire des héros. 

Toujours est-il qu'aujourd'hui les masques sont tombés et tout le monde sait ce qu'il en est. Les deux pilotes narcos, " protégés " des Otelli, sont incarcérés aux Baumettes, la fameuse prison insalubre de Marseille, pour un sacré bout de temps et pour cause. Non seulement les juges marseillais n'en ont pas fini avec eux, mais leur condamnation à 20 ans de réclusion criminelle, vient d'être confirmée en Appel, par la Justice dominicaine. 

On attend donc avec impatience une mise au point de Jean-Pierre Otelli, voire même de son rejeton dont la vulgarité sur sa page Fb, n'a d'égale que sa prétention. 

Quant au SNPL, il appelle d'abord dans une martiale posture au boycott de la RD ! Non de non !

Devant le phénoménal succès de ce boycott, les machinistes jouent l'apaisement et suspendent leur consigne syndicale... Nom d'une pipe !

Las ! Rien ne se passe et le SNPL continue à pisser dans un violon et en appelle alors au gouvernement. Nom d'un petit bonhomme !

Vient le verdict et la condamnation à 20 ans de prison, cette fois-ci c'est grave et le SNPL s'indigne, attention hein ils sont indignés !

Saperlipopette !

Cette noble indignation finit cependant par émouvoir le gouvernement qui par sénateur et député européen interposés sollicite l'avis d'un spécialiste renommé des « dîner en ville », criminologue de surcroît. Fichtre ! L'éminent spécialiste et expert en usurpation d'identité se voit enfin reconnu et commence à fantasmer sur un poste à l'Élysée. Enfin quelque chose à sa mesure ! Cette fois-ci il tient sa revanche, cette impertinente d'Élise Lucet va voir ce qu'elle va voir... Du conseil à l'ordre de mission il n'y a qu'un petit pas à franchir et Bastounet 007, tel est son nom de code s'en va vers son noble destin. L'opération « dîner en ville » est lancée et sera un succès dont le SNPL salue le dénouement en exprimant toute son empathie pour les deux pilotes délinquants qui croupissent aux Baumettes .

Et Jean-Pierre Otelli dans tout ça ? Il se fend d'un communiqué ou quoi ? Peut-être un nouvel opus sur la vie des pilotes aux Baumettes, ou un nouveau coup de gueule dénonçant les inhumaines conditions de détention de Bastounet 007, notre fameux spécialiste de l'usurpation d'identité croupissant présentement dans un commissariat du Caire ?

 

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