Christian Roger & Gérard Arnoux adorent les Airbus

Deux corporatistes d'un autre temps.... L'un Christian Roger n'a jamais volé sur Airbus et consacre le peu de temps qui lui reste à " exister " en refaisant ces passionnants avions que sont les Airbus, l'autre venu à l'aviation sur le tard intègre Air Inter avec une expérience de pilote de brousse et d'aviation d'affaires. Passé par Leadair il connut bien entendu Jean-Pierre Delpech...

 

Jean-Pierre Delpech, surnommé sur le web Jean-Pierre Bellepêche est un homme de l'ombre... Un vrai frère qui aime son prochain....

Il fit son service militaire comme Steward à l'Escadron de transport ET3/60 Estérel .

Il appellera ça dans son CV Air France  " servir la France en tant que pilote "

Il intégrera Air France comme Steward, et profitant comme tant d'autres du Comité d'Entreprise, il obtint le brevet de pilote privé en 1970, puis celui de pilote professionnel, et devint dans la foulée instructeur à l'aéroclub d'Air France en 1971 ( le tout en un an qui dit mieux ? )

Ras le bol d'être garçon de café, alors en 1972 il quitte Air France pour l'aviation d'affaire... Comme pilote hein ? La valeur n'attendant pas le nombre des années il co-fonda, en 1977, la Cie Aérienne d'affaires Leadair et se propulsa directeur de l'exploitation et du personnel navigant technique. Trois ans plus tard il rejoint Air France par la petite porte, en 1980, comme co-pilote sur B727....

A cette époque j'étais moi aussi à l'Estérel, mais Officier supérieur ( Commandant ) et en tant que pilote, Commandant de bord et Instructeur sur DC8. J'avais trente ans ...Après avoir réussi le concours d'Air Inter en 1982, j'intégrais modestement cette belle Cie en 1984 comme co-pilote Fokker 27 durant trois ans et ensuite sur A300. En 1990 je suis commandant de de bord sur A320, en 1994 je suis nommé Instructeur au choix par le Directeur de l'Exploitation aérienne d'Air Inter Richard Llorens, lui-même Captain sur A300.

C'est l'époque difficile de la transformation des OMN ( mécaniciens navigants en pilotes ) et sous la houlette de Francis Clar qui deviendra après la fusion Responsable Pédago du TRTO Air France, puis chef de division A330/A340 AF, je me spécialise dans la formation des commandants de bord et la transformation en pilotes des mécano nav.

C'est là que je rencontre Bellepêche, qui entre temps grenouille à la DGAC et valide pour AF ou IT les reconversions OMN / PIL. Chez AF 80% de déchet, chez IT moins de 50%.

Gérard Arnoux, en Février 1999, est Captain ( fraîchement nommé de trois ou quatre mois)  d'un A320 AF, lorsqu'il percute un planeur en descente sur Montpellier...

L'affaire fut étouffée, Jean-Pierre Delpech alors commandant de bord sur B767 ( ceux d'Aeromar ) ayant été nommé directeur du personnel navigant technique, chef pilote d'Air France auprès de Gilbert Rovetto lui même parachuté d'on ne sait trop où comme Directeur général adjoint chargé de l'Exploitation Aérienne.

Le journal les Échos du 26/08/1999 toujours en ligne ICI relate la carrière de ce bon Bellepêche. Mais tenez-vous bien, Arnoux dont on comprendrait qu'à l'époque, il fît profil bas puisque sa responsabilité dans l'abordage de ce planeur ne faisait guère de doute, s'enfonça dans une ligne de défense qui conditionnera la suite de sa carrière.

À bas Airbus et ses commandes de vol électriques ! Parce que naturellement tout cela ne pouvait qu'être de la faute d'Airbus Criant ! 


C'est son co-pilote en fonction PF, qui s'exclame un « planeur droit devant » ! Alors qu'Arnoxitos rêvassait en observant sur sa gauche et en bas, dixit le rapport du BEA , un planeur évoluant dans les parages bien connus du Pic Saint Loup.

Et c'est Arnox qui saute sur son " petit manche " ( prend donc les commandes autoritairement à son copi PF ) et a ce réflexe débile de mettre le mini-manche à fond à droite enclenchant un début de virage à droite qui le précipitera sur le planeur à 250 kts. Pour parfaire le tout il enfoncera le palonnier à fond à droite, et le manche à fond à piquer, alors qu'il est à 8000' et 250 kts. 

Une belle figure en vérité pour aller faire un joli trou dans le sol !

Dans d'autre Cies Major, il se serait fait virer sur le champ, non pas tant pour son défaut de vigilance, mais bien à cause de sa capacité de pilote, agissant brutalement, intempestivement et par réflexe débile ! Chacun sait que les actions réflexes ne sont pas commandées par le cerveau donc ne peuvent être la conséquence d'une analyse et d'un savoir. 
Arnoux préférera accuser Airbus et la loi de vol en gauchissement. En effet le mini manche commande un taux de roulis ( 15°/s max ).

Airbus, le BEA, et Air France lui conseillèrent alors de la mettre en veilleuse... Ainsi Air France qui adore ça, le TENAIT !



Voilà comment on devient un syndicaliste enragé, un pourfendeur primaire d'Airbus, et donc le défenseur des familles de victimes des accidents Airbus. Seule manière pour un individu en « danger d'incompétence » de se faire une place dans les médias et surtout de garder la sienne 

Sauf que s'agissant du crash Rio-Paris, et comme je viens de le dire, TENU par AF , il agit au sein de l'Association de Robert Soulas en sous-marin d'Air France et les entraîna à leur perte...

L'affaire fut rapidement oubliée, et personne ne vit jamais le moindre rapport du BEA, qui pourtant fut mis en ligne des années après et discrètement. Arnoux, surfa sur l'affaire et prit la posture du héros qui sauva la vie de ses passagers . 


Mais en mal de pub, à l'été 2013 et histoire d'instrumentaliser Christian Roger dans leur haine d'Airbus, il faudra que « le petit manche » raconte son acrobatie miraculeuse sur le blog de Jumbolitos, histoire d'en remettre une couche sur « cette monstruosité » ( sic ) qu'est l'Airbus A320

En conclusion de cet article premier d'une petite série consacrée à Gérard Arnoux et sa science du pilotage, je dirais simplement ceci :

  • Si Arnoux avait vraiment compris l'énorme plus des CDVE Airbus et des Lois de vol, il aurait évité largement le planeur en agissant suivant les procédures bien connues d'évitement d'obstacles type GPWS ..... TERRAIN .... TERRAIN .... PULL UP .... PULL UP 
  • ou même type windshear ....
  • Il aurait maintenu les ailes horizontales et il aurait cabré à fond !
  • Si Arnoux avait été doté d'un OPEN MIND, il aurait compris le confort induit par les protections, notamment celle en facteur de charge
    à 2,5 G max
  • Sans avoir à se soucier des limitations, et s'il avait eu des automatismes éduqués et non pas des réflexes primaires, il aurait donc cabré à fond et très largement évité le planeur
  • Car en effet s'il avait maintenu 2,5 G ne serait ce que deux petites secondes, seulement deux petite secondes, il passait 100' au dessus du glider.

Or, quand grâce à son copilote, il aperçut le planeur à environ 900 m, il disposait d'au moins 6 secondes pour agir...
Evidemment quand on rêvasse et que l'on observe les jolis planeurs en bas et sur sa gauche, on ne risque pas de voir celui qui est dans son pare brise. 

Amis des forums et passionnés d'aviation à vos calculettes et formules de trigo avec les hypothèses suivantes :

  1. Vitesse propre environ 150 m/s
  2. Accélération verticale 2,5 G
  3. Temps d'application de cette accélération verticale 2"

 

 

 

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