Comment Air France a refusé de poser l'un de ses appareils, avec 174 passagers, à l'aéroport de Beyrouth, sa destination... pour le faire atterrir à Damas, alors que la guerre civile déchire la Syrie.

 

Journal L'EXPRESS dans son édition en ligne du 28 Août 2012

Paris-Damas : le déroutant périple du vol AF562. 

Selon le journal, (cliquez sur l'image pour lire l'article) le patron des opérations d'Air France, le très controversé Éric Schramm donc, ordonne à l'appareil de se dérouter, alors que ses collègues de l'A330 sont en approche, ou du moins en descente. Dans quelques minutes ils vont survoler la pointe Est de Chypre, en vue de l'aéroport de Larnaca, qui est le terrain programmé et officiel de déroutement.


Éric Schramm est aussi le responsable du " Quart OPS " d'Air France en tant que patron des opérations et s'il a ordonné le déroutement on a du mal à imaginer qu'il ait pu en plus ordonner de rejoindre Amman en Jordanie, sachant que la route directe sur Amman passe par l'espace aérien d'Israel, et que les autres routes en vigueur  passent par la Syrie, qu'Air France ne dessert évidemment plus, depuis la guerre. 

Il ne peut ignorer que dans tous les cas un déroutement sur Amman est impossible, le vol AF 562 ne disposant pas des autorisations diplomatiques de survol nécessaires, et que le seul aéroport international possible est bien Larnaca.

Il ne peut guère plus ignorer que l'A330 n'a probablement pas le carburant nécessaire pour de telles distances alors que seul Larnaca est inscrit au plan de vol et que par conséquent, il n'y a pas vraiment de raisons pour que Derrick Grégoire le commandant de l'AF562 ait embarqué le carburant nécessaire pour une promenade sur Amman.

L'affaire fait donc grand bruit, d'autant plus que l'ambassadeur de France au Liban, Patrice Paoli est à bord et se prépare à accueillir le lendemain le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, en visite officielle à Beyrouth. On dit par ailleurs qu'un marchand d'armes, qui approvisionne les insurgés se trouve aussi à bord.....

Le CHSCT d'Air France ira jusqu'à déposer officiellement ce qu'on appelle " un danger grave et imminent " dont voici ICI le texte intégral et exact retranscrit.

Une fois n'est pas coutume, j'approuve presque intégralement ce qui y est dit, mais malheureusement toutes ces postures ne sont que gesticulations

...

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.