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Billet de blog 1 févr. 2018

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Elections européennes :Quelles stratégies des forces progressistes? (par R.H.)

L'examen des premières démarches du PCF, France insoumise et Génération.s montrent combien le rassemblement sera difficile à construire.

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Va-t-on vers un rassemblement des forces progressistes pour les élections européennes qui se tiendront en mai 2019  ? Pour le moment c'est mal parti alors que le retour à une circonscription unique nationale, tel qu'elle est prévue dans un projet de loi en préparation, devrait faciliter grandement la constitution d'une liste unique associant toutes les sensibilités. Il pourrait être aussi question de la possibilité de listes transnationales. Le PCF n'y est pas opposée mais il privilégie, en l'état actuel des choses, « des alliances entre forces politiques des différents pays », et devrait donc préconiser des listes de rassemblement dans chaque pays sous une même bannière et avec des propositions communes. Côté France insoumise, sa position ne déroge à la stratégie consistant accepter toutes les partenaires qui adopteraient l'étiquette unique « insoumise », ce qui se traduirait par des listes labellisées « Europe insoumise » avec une déclinaison pour chaque pays. Cependant, la constitution d'une liste transnationale n'est pas exclue. En octobre 2017, au congrès constitutif du parti grec créé par l’ancienne présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, Jean-Luc Mélenchon avait évoqué une telle liste qui réunirait tous les tenants d’un « plan B » pour sortir des traités européens. Menacé de sortir de l'Europe n'est pas du goût de Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s et de Yanis Varoufakis, ancien ministre des Finances du gouvernement Tsipras, animateur du mouvement pan-européen Diem25. Ensemble, ils ont lancé un appel à tous les progressistes d'Europe pour la constitution de listes de rassemblement pour « en finir avec l’Europe austéritaire, du chômage, du sous-emploi, de la pauvreté et des inégalités ». Mais à la différence de Jean-Luc Mélenchon, ils affirment que cela reste possible en dépit des traités européens, qu'ils contestent, et donc pour eux, pas de plan B. Leur démarche semble assez proche de celle du PCF qui dès le mois de novembre avait appelé au rassemblement des forces progressistes. Anne Sabourin, représentante du PCF à la direction du Parti de la gauche européenne a confirmé récemment que « le PCF a décidé de rencontrer toutes les forces de gauche (Diem25, Génération.s, EELV, France insoumise, MRC…) pour discuter du fond des enjeux européens et vérifier si des convergences existent sur une vision alternative à l’UE actuelle ».

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