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Billet de blog 29 oct. 2021

Ben Barka : la complicité de Frey et Papon

Le 29 octobre 1965, Ben Barka, condamné à mort par contumace dans son pays pour s’être opposé au roi Hassan II, est arrivé à Paris. Il est interpellé à Paris par deux policiers français et n’est jamais réapparu. Depuis cinquante-six ans, la raison d’État est parvenue en France à empêcher que la vérité soit dite sur les complicités françaises dans son assassinat.

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La justice française, que la famille Ben Barka a immédiatement saisie, n’est pas parvenue depuis cinquante-six ans à désigner les assassins marocains et leurs complices français. Depuis 1965, dix juges d’instruction ont été successivement nommés et leurs efforts se heurtent au refus des deux États de les laisser procéder aux auditions et à accéder aux documents nécessaires.

Apprenant que cette arrestation illégale avait été commise à Paris par des policiers français, le président de la République, le général de Gaulle – qui devait recevoir Mehdi Ben Barka durant son séjour – en a été furieux. Furieux que le service secret français du SDECE ait été informé depuis plusieurs mois du projet du roi du Maroc de se saisir de Mehdi Ben Barka sur le sol français. De ce qu’une fois celui-ci enlevé, le 29 octobre, par des policiers français, un agent du SDECE en ait immédiatement prévenu le ministre de l’Intérieur marocain, le général Oufkir, chargé d’organiser son assassinat. Que celui-ci soit arrivé à Orly, le 30 octobre, ainsi que le directeur de la sûreté marocaine, le colonel Dlimi, et qu’ils aient pu repartir l’un et l’autre d’Orly, tout comme leur équipe de tueurs, une fois leur mission accomplie, une mission dont le chef du SDECE, le général Jacquier, le ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et le préfet de police de Paris, Maurice Papon, étaient informés, sans que le chef de l’Etat en ait été lui-même informé.

Quand, une fois ces faits accomplis, le général de Gaulle en a eu connaissance, la France a lancé en janvier 1966 un mandat d’arrêt contre le général Oufkir, et, dans sa conférence de presse du 21 février 1966, il a clairement tenu le gouvernement marocain pour responsable de la disparition de Ben Barka.

De Gaulle avait reçu personnellement à deux reprises Mehdi Ben Barka, lors de précédents séjours. Selon le témoignage de proches d’Henri Curiel, du réseau tiers-mondiste Solidarité auquel Ben Barka appartenait aussi, avait reçu l’assurance d’être reçu à l’Elysée le 30 octobre[1]. Lors des conseils des ministres, de Gaulle a fustigé l’implication des services de la Préfecture de police et du SDECE dans l’enlèvement et pris à partie le ministre de l’Intérieur Roger Frey[2]. C’est un inspecteur principal de la Préfecture de police de Paris et son adjoint qui ont fait monter Ben Barka dans une voiture de la Préfecture[3] tandis que des agents marocains et des hommes du SDECE étaient présents à proximité. Si de Gaulle a choisi en février 1966 de déclarer publiquement que, côté français, les complicités avaient été « vulgaires » et « subalternes », il savait cette affirmation erronée. Aussitôt passée l’élection présidentielle des 5 et 19 décembre 1965, il avait non seulement mis fin en janvier 1966 aux fonctions du général Jacquier à la tête du SDECE, remplacé par le général Guibaud, mais retiré au Premier ministre, Georges Pompidou, la responsabilité de ce service – « Vous ne tenez pas en main vos services ! » – lui aurait-il lancé en conseil des ministres[4] – et, afin de mieux le contrôler personnellement, il avait placé le SDECE sous la tutelle du ministre des Armées, Pierre Messmer (décret n°66-66 du 22 janvier 1966). Il a aussi mis fin peu après à l’autonomie de la Préfecture de police à la tête de laquelle se trouvait Maurice Papon, en la fusionnant avec la Sûreté nationale par la loi de réforme de la police nationale du 9 juillet 1966, et remplacé en janvier 1967 Papon par Maurice Grimaud, faisant dépendre désormais le Préfet de police de Paris du ministère de l’Intérieur. Tout en enlevant cette responsabilité, le 1er avril 1967, à Roger Frey (qui devint ministre des Relations avec le Parlement). Il n’avait pas tenu informé Maurice Grimaud, alors directeur général de la police nationale, de la présence à Paris du ministre de l’Intérieur marocain, le général Oufkir, et de son équipe de tueurs, ni de leur crime[5].

Après le mandat d’arrêt international lancé en janvier 1966 contre Oufkir, de Gaulle a demandé qu’il soit démis et jugé, et, comme Hassan II a refusé de le désavouer, il est allé jusqu’à rappeler l’ambassadeur de France au Maroc, en subordonnant la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays à la démission et au jugement du ministre de l’Intérieur marocain. Et Oufkir a été condamné par contumace à Paris le 5 juin 1967. La crise diplomatique durera aussi longtemps que le général de Gaulle sera au pouvoir. Plus grave encore, deux agents du SDECE envoyés par le nouveau chef de ce service pour enquêter au Maroc sur l’enlèvement de Ben Barka y ont été assassinés, le commandant Borel, le 6 février 1966, et Yves Allain, à Kenitra, en mission pour le SDECE sous couverture ORTF, le 15 octobre 1966[6].

De Gaulle désavoué par ses successeurs

C’est Georges Pompidou qui, après son départ, y mettra fin en décembre 1969.

Les incessants obstacles mis, côté français, pendant cinquante-six ans, au travers du travail de la justice montrent à quel point l’importance des complicités françaises est gênante à reconnaître. Depuis 1965, l’instruction n’a cessé de se heurter en France au « secret de la Défense nationale ». À de multiples reprises, l’avocat de la famille Ben Barka, Me Maurice Buttin, a demandé que soient communiquées à la justice les archives du service secret français du SDECE concernant l’affaire. Ce furent alternativement des refus purs et simples et la communication au compte-gouttes de documents ne contenant rien d’essentiel. Après des refus catégoriques sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, l’élection de François Mitterrand – qui avait pourtant, à l’époque, dénoncé ce crime – n’a pas fondamentalement changé les choses. Le premier ministre Pierre Mauroy a permis au juge d’instruction du moment, Hubert Pinsseau, d’accéder en 1982 à ce qui lui a été présenté comme le dossier de la DGSE, mais seule une partie, qui n’apportait rien, a été communiquée à la partie civile, une autre restant sous scellés au Palais de justice de Paris. Sous les premiers ministres Laurent Fabius et Michel Rocard, les demandes sont restées vaines. Quand, en 1997, Lionel Jospin a décidé la création d’une Commission consultative du secret de la Défense nationale (CCSDN), le juge d’instruction Jean-Baptiste Parlos a obtenu du ministre de la Défense, Alain Richard, la déclassification de nouvelles pièces. D’autres ont été communiquées, en 2004, sous la présidence de Jacques Chirac, au juge Claude Choquet. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, l’année suivante, à la demande du juge Patrick Ramaël, a théoriquement déclassifié tout le dossier, mais celui-ci avait été expurgé, comme c’est apparu ensuite lorsque d’autres pièces, conservées par Pierre Pascal, le collaborateur du ministre de la Défense Pierre Messmer chargé par le général de Gaulle de suivre l’affaire après février 1966, ont pu être obtenues. Au total, aucune des pièces rendues finalement accessibles n’informe véritablement la justice sur les questions qu’elle se pose.

En 2010, le juge Patrick Ramaël a fait perquisitionner les locaux de la DGSE et découvert d’autres documents liés à l’affaire. Ce qui montre que la DGSE n’avait pas tout livré à la justice en 1982, mais seulement communiqué des documents dépourvus d’intérêt. Parmi tous les documents que le juge a consultés, le président de la CCSDN, présent au moment de la perquisition, a décidé d’en saisir 211 pour un total de 475 pages. Mais, quelques semaines plus tard, cette même commission s’est réunie et a proposé de déclassifier seulement 144 pages sur les 475 initialement saisies par son président, le ministre de la Défense se pliant à cet avis consultatif. C’est le service secret français du SDECE devenu DGSE, directement impliqué dans la disparition de Mehdi Ben Barka, qui décide quels sont les dossiers que le juge d’instruction peut ou ne peut pas consulter. Les ministres de la Défense, quels qu’ils soient, entérinent ensuite ses choix et, au nom de la raison d’État, couvrent ce service complice d’un crime.

Les responsabilités marocaines

Côté marocain, les entraves mises au travail de la justice française ont été pires. Jusqu’à la mort du roi Hassan II et l’avènement de Mohamed VI, à l’été 1999, l’État marocain a refusé de lui laisser faire son travail. Après quelques velléités de coopération judiciaire entre 1999 et 2003, les commissions rogatoires internationales du juge Ramaël pour entendre des témoins importants n’ont plus été exécutées à partir de 2003, ceux-ci restant membres du système sécuritaire du régime. Le 23 octobre 2007, le juge Ramaël, après avoir constaté que les commissions rogatoires avaient été refusées par les autorités marocaines sous divers prétextes – comme par exemple qu’elles ne connaissaient pas l’adresse de ces personnes… –, a signé cinq mandats d’arrêt internationaux, dont l’un visant le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine. Le blocage des commissions rogatoires internationales a également empêché que des fouilles soient faites dans un centre de détention secret où auraient été enterrés les cadavres de trois des truands utilisés par le SDECE et éliminés ensuite au Maroc où ils s’étaient refugiés. Un lieu proche de la nouvelle ambassade des États-Unis, entouré de hauts murs et laissé totalement en friche dans un quartier résidentiel de Rabat. 

La convention judiciaire franco-marocaine, adoptée par le Parlement français le 15 juillet 2015, qui impose au juge français de se dessaisir au profit du juge marocain dès lors qu’une plainte en France a été déposée par un Marocain ou un Français, qui est contraire aux principes de la Constitution française et aux engagements internationaux souscrits par la France, vise à achever le verrouillage définitif du travail de la justice. Elle donne la priorité à la justice marocaine sur la justice française – même quand la victime est de nationalité française ! –, ce qui fait fi des obligations de la France de traduire en justice des auteurs présumés de crimes internationaux. Cette « convention scélérate », pacte diabolique entre deux raisons d’État, compromet le travail de la justice française dans l’affaire Ben Barka.

Ce que disent les archives britanniques

Étant donné ce blocage des autorités françaises et marocaines, il faut chercher ailleurs. En 1976, l’administration des États-Unis a reconnu, après des requêtes formulées dans le cadre du Freedom of information Act, que la CIA était en possession de 1 800 documents, soit plus de 3 000 pages, concernant Mehdi Ben Barka. Mais ils ne sont pas rendus publics. Israël a refusé d’ouvrir ses archives aux juges français concernant le soutien logistique apporté par le Mossad aux services marocains dans sa traque de Mehdi Ben Barka. En revanche, dans les archives britanniques, des messages concernant l’affaire ont été déclassifiés[7]. Le premier secrétaire à l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, Cynlais Morgan Jones, a écrit, le 3 décembre 1965, au premier secrétaire aux Affaires étrangères à Londres, Melle Gilllian Gerda Brown : « On sait de source sûre que le complot pour l’enlèvement de Ben Barka a été élaboré à l’origine à Rabat par le service de sécurité marocain et des représentants régionaux du SDECE […] Toutes les preuves semblent indiquer une plus grande complicité dans l’affaire du côté français. Les deux côtés semblent maintenant être responsables à parts égales. »

Le 17 janvier 1966, l’ambassadeur britannique à Paris, Sir Patrick Reilly, écrit : « …il semble maintenant évident que beaucoup de personnalités de rangs plus élevés étaient depuis longtemps au courant des circonstances de l’enlèvement et de l’assassinat, presque certain, de Ben Barka. […] La police a, par la suite, travaillé si lentement que beaucoup de gens supposent qu’elle a tacitement protégé ceux qui étaient impliqués. […] M. Frey, le ministre de l’Intérieur, a été accusé de complicité, et M. Aubert, son directeur de cabinet, d’avoir couvert l’enlèvement. » Et, deux jours plus tard : « Après le Conseil des ministres aujourd’hui, M. Bourges, le secrétaire d’Etat à l’Information, […] a dit que l’affaire était une entreprise criminelle organisée depuis l’étranger, dans laquelle des agents des services spéciaux et de la police française avaient été impliqués. »

C’est Oufkir qui a joué, sur ordre du roi, le rôle central dans le montage de l’opération. Ancien officier de l’armée française, il était aussi un agent du SDECE. Aide de camp des deux derniers résidents généraux français au Maroc, le général Duval et André-Louis Dubois, il avait conservé ses liens avec ce service quand il était devenu, après l’indépendance du Maroc en mars 1956, officier de l’armée royale marocaine. Durant la guerre d’Algérie, il a informé ce service sur les mouvements de l’ALN algérienne au Maroc[8]. En octobre 1956, ses liens avec le SDECE ont très probablement joué un rôle important dans le détournement de l’avion où avaient pris place à Casablanca les quatre dirigeants du FLN algérien, dont Ben Bella, alors que son équipage était entièrement contrôlé par ce même service et qu’Oufkir et le futur Hassan II avaient fait en sorte qu’aucun responsable politique marocain ne les accompagnent. Avant l’enlèvement de Ben Barka, Oufkir avait rencontré à Paris son homologue Roger Frey, avec lequel il a noué des relations personnelles et l’a reçu dans l’une de ses résidences au Maroc[9].

Ben Barka refusait catégoriquement de se rendre au Maroc sans la publication par le roi d’un décret d’amnistie. Il y avait échappé par miracle à une tentative d’assassinat puis, à deux reprises, été condamné à mort par contumace. Un piège lui a donc été tendu pour le faire venir à Paris en lui faisant croire que sa sécurité y était garantie. Le ministre de l’Intérieur marocain, aussitôt prévenu de l’enlèvement, est arrivé dès le lendemain avec ses agents, en parfaite connaissance des services français et n’en est reparti que cinq jours plus tard.

Roger Frey a participé au piège. Il a fait transmettre à Ben Barka, qui s’inquiétait de sa sécurité avant de se rendre à Paris, des assurances à son sujet. C’est son cabinet, dont le directeur était Jacques Aubert, qui a téléphoné à l’inspecteur principal de la Préfecture de police de Paris qui l’a enlevé pour lui donner peu avant son « feu vert ». Le SDECE qui relevait du Premier ministre, ainsi que les services policiers aux ordres de Roger Frey et de Maurice Papon, avaient connaissance de la présence en France du ministre de l’Intérieur marocain, le général Oufkir, du chef de la sûreté marocaine, le colonel Dlimi, ainsi que des agents marocains qui les accompagnaient, et n’en ont, pendant plusieurs jours, jusqu’à leur départ pour le Maroc le 4 novembre, pas tenu informée la Présidence de la République. Ils leur ont laissé tout le temps pour torturer et tuer Mehdi Ben Barka, puis quitter tranquillement le territoire français six jours après l’enlèvement. Roger Frey a dû reconnaître à l’Assemblée nationale, le 6 mai 1966, avoir rencontré Oufkir à Paris le 3 novembre, la veille de son départ[10].

Les autorités françaises qui ont permis l’arrestation de Ben Barka et sa livraison à ces hauts responsables marocains dont ils savaient la présence en France et qu’ils ont laissé agir et repartir après avoir commis leur sinistre mission, n’avaient rien de « subalternes ». Dans le cas d’une autre affaire de mensonge d’Etat, l’affaire Dreyfus, il a fallu huit ans pour qu’après la dénonciation des plus hauts responsables de l’armée et de l’Etat par Emile Zola dans son article « J’accuse ! », publié en 1898, la vérité, en 1906, soit établie. En 2021, cinquante-six ans après l’assassinat sur le territoire français de l’homme politique marocain et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka, un honteux secret d’Etat couvre encore l’affaire Ben Barka, pour continuer à dissimuler les complicités dans ce crime du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et du préfet de police de Paris, Maurice Papon. Sa veuve attend encore la vérité sur l'assassinat de Mehdi Ben Barka.

RENDEZ VOUS VENDREDI 29 OCTOBRE DEVANT LA BRASSERIE LIPP A 18H


Voir sur le site histoirecoloniale.net le texte de l'intervention, au nom de la famille, de Bachir Ben Barka, président de l'Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire vivante, et les annonces de la nouvelle édition de Mehdi Ben Barka. Ecrits politiques (1948-1965) et de l'exposition « Mehdi Ben Barka. Un autre monde solidaire ! » qui présente des photographies de Ben Barka par Pierre Boulat et a lieu à Nantes du 3 au 14 novembre 2021 à l’Espace International Cosmopolis à Nantes, 18 rue Scribe, Passage Graslin - 02 51 84 36 70 - cosmopolis-nantes@nantesmetropole.fr. Exposition organisée dans le cadre du Festival des solidarités Festisol 2021 par la Maison des Citoyens du Monde, 8 rue Lekain, 44000 Nantes - 02 40 69 40 17 - mcminfos@mcm44.org, qui a été réalisée la suite du Festival des solidarités FestiSol 2020 sur une proposition de la Ligue des droits de l’Homme et de l’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire vivante, avec le soutien du réseau Ritimo.

Cet article reprend pour l’essentiel le texte « L’affaire Ben Barka » de Gilles Manceron paru dans le livret accompagnant l’exposition. On peut se procurer le livret « Mehdi Ben Barka. Un autre monde solidaire ! » à la Maison des Citoyens du Monde au prix de 5 €. 


[1] Gilles Perrault, Un homme à part, Paris, Éd. Bernard Barrault, 1984, p. 387.

[2] Francis Zamponi, « Le “coup de main” des services français au roi du Maroc : l’affaire Ben Barka », in Roger Faligot & Jean Guisnel (dir.), Histoire secrète de la Ve République, Paris, La Découverte, 2006, p. 131.

[3] Id., p. 130-132.

[4] Philippe Alexandre, Le Duel de Gaulle-Pompidou, Grasset, 1970, p. 186, cité par Jean Lacouture, De Gaulle, 3. Le Souverain, p. 651.

[5] Maurice Buttin, Hassan II, De Gaulle, Ben Barka, ce que je sais d’eux, Paris, Karthala, 2010, p. 256.

[6] Roger Faligot, Jean Guisnel & Rémi Kauffer, Histoire politique des Services secrets…, op. cit., p. 673.

[7] François Malye et Kathryn Hadley, Dans le secret des archives britanniques. L’histoire de France vue par les Anglais, 1940-1981, Paris, Calmann-Lévy, 2012, p. 250-253.

[8] Marice Buttin, « Les responsabilités marocaines et françaises », in  Bachir Ben Barka (coord.), Mehdi Ben Barka en héritage, de la Tricontinentale à l’altermondialisme, préface de Jean Ziegler, Paris, Syllepse, 2007, p. 34.

[9] Zakya Daoud & Maâti Monjib, Ben Barka, Paris, Éd. Michalon, 1996, p. 329 et 351.

[10] Déclaration à l’Assemblée nationale le 6 mai 1966, Journal officiel, p. 1140, cité par Maurice Buttin, Hassan II, De Gaulle, Ben Barka…, op. cit., p. 257.

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