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Billet de blog 7 janvier 2012

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Sexualité: n’aurions-nous ni moteur ni gouvernail?

Les sociologues, et dans une certaine mesure les psychologues, observent les humains comme des bateaux à la dérive. Comme s’il suivaient le courant sans moteur ni gouvernail. Il est vrai on ne leur demande pas de faire de la morale, c’est-à-dire d’établir des règles dans les relations en fonction d’un bien ou un mal.

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Les sociologues, et dans une certaine mesure les psychologues, observent les humains comme des bateaux à la dérive. Comme s’il suivaient le courant sans moteur ni gouvernail. Il est vrai on ne leur demande pas de faire de la morale, c’est-à-dire d’établir des règles dans les relations en fonction d’un bien ou un mal.

... au libre choix


C’est faire fi de la notion de morale. Non pas d’une morale de jugement l’autre, mais de choix de vie. Les femmes dans leur grande majorité n’aiment guère partager. Elles le disent. Elles ont leurs raisons. Elle vivent cela comme une perte de valeur personnelle et un irrespect. Et elles veulent pouvoir compter sur l’homme.
Si l’homme accepte et fait ce choix, il est maître à bord. Prétendre qu’il finira frustré et méprisant envers sa partenaire c’est lui dénier cette maîtrise. La morale, dans ce sens, sert à rester maître de sa vie autant que possible.
Or le sociologue en question valide quant à lui le fait que nous sommes comme des bateaux sans moteur ni gouvernail. Etre frustré et mépriser l’autre serait l'inévitable logique. Et tromper serait la solution. Il soutient donc l’infidélité masculine.
Ainsi, de simple analyste, le sociologue s’érige en poseur de valeurs et décide d’une nouvelle morale.
C’est non seulement abusif mais générateur de confusion. On ne peut mettre au même plan un constat de comportement subissant les courants, et un choix de principes destinés à guider ledit comportement. Cela ne signifie pas que la fidélité est le seul mode relationnel. Certains couplent s’autorisent mutuellement à d’autres relations. Ils le choisissent, c’est leur vie. Il n’est même pas question de tromper puisque c’est le contrat.
Le sociologue ne parle que de l’infidélité masculine mais les principes de comportement sont valables pour les deux partenaires. Dans un contrat de fidélité le respect des engagements est important, comme dans n’importe quel contrat. C’est un choix. C’est à cela que sert la morale: à décider par nous-même de notre comportement. Elle nous aide à trancher entre ce qui fera du bien et nous permettra d’être clairs envers nous-même et les autres, et ce qui blessera et nous laissera dans l’opacité. C’est une question de choix personnel. Notion que le sociologue semble avoir évacuée.

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