Naturellement bon, l’humain?

Vaste débat qui agite les esprits depuis des siècles. Naturellement bon signifierait spontanément bienveillant, porté à rendre service et à faire du bien plutôt que du mal. Jean-Jacques Rousseau avait lui-même écrit: «L'homme est naturellement bon, c'est la société qui le corrompt.» Je ne compte pas analyser la pensée du philosophe, mais poser quelques questions autour de ce thème de «l’Homme bon naturellement».

Vaste débat qui agite les esprits depuis des siècles. Naturellement bon signifierait spontanément bienveillant, porté à rendre service et à faire du bien plutôt que du mal. Jean-Jacques Rousseau avait lui-même écrit: «L'homme est naturellement bon, c'est la société qui le corrompt.» Je ne compte pas analyser la pensée du philosophe, mais poser quelques questions autour de ce thème de «l’Homme bon naturellement».

ange-2-.jpg
Après quoi, pris de jalousie, il tua son frère Abel. L’origine du mal est située ici non dans la société mais dans le coeur de l’individu. Le désir mimétique insatisfait (ressembler à Abel) produit une haine et pousse au meurtre. C’est la première violence, le mal étant toujours une forme de violence contre les biens ou contre l’intégrité de l’autre. On constate qu’Abel n’est pas responsable d’être une victime. La société n’est pas non plus rendue collectivement responsable du mal. La responsabilité de l’acte incombe à celui qui le commet, pas à celui qui le subit ni au groupe auquel il appartient. Cette vision de l’humain conduit à développer la notion de responsabilité individuelle, base de la société moderne: pas de contrat, pas de justice, pas de mariage, sans responsabilité individuelle. Dans cette perspective, la société ne corrompt pas l’humain: c’est l’humain qui est corruptible.

 

 

 

Une belle histoire:

CouvDiable.jpg

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.