Dernier gadjet du Pouvoir Algérien ou, bricoler sans talent...

La supplique d'un Président pathétique n'a ému personne pas même les jeunes, pourtant très respectueux des vieilles et des vieux. La duperie ne trompe plus personne. Le cri du peuple a pourtant été audible tant il a été claironné: non à la fatalité ! C'est, en résumé, un écho au poème de Mufdi Zakaria: "Si, un jour, le peuple veut la vie, il incombe alors au destin de se rendre".

Jusqu'à tard, dans cette soirée du 3 mars, nous avons cru que le message délivré avant hier, ce fameux vendredi, était clair, sans ambiguïté et suffisamment audible pour être pris en compte. 

C'était le cri d'un peuple qui dit, d'une seule voix plurielle: Non à la fatalité !

C'était comme un écho au poème de Mufdi Zakaria: " Si, un jour, le Peuple veut la vie, il incombe alors au destin de se rendre."

Et, bien non ! Ce cri était peut-être trop assourdissant et a amené " les décideurs" à se boucher les oreilles...

On a donc assisté, médusés, à l'arrivée devant l'entrée du bâtiment du Conseil Constitutionnel, de plusieurs fourgons flambant neuf, même pas encore immatriculés, selon un journaliste ( à quel organisme appartiennent-ils ?).

Ils transportaient "les 6 millions de formulaires de parrainage du candidat Bouteflika".

Pourquoi avancer ce chiffre exorbitant quand la Loi n'exige pas plus que 600,000 parrainages?

Prétendre les avoir réunis en, à peine 20jours, est une bourde de plus! C'est de l’indécence !

C'était sans doute pour opposer aux citoyens sortis manifester en pleine lumière, une cohorte de citoyens de l'ombre,venus, en nombre et en catimini dans les mairies parrainer leur candidat.

Pourquoi rester dans l'ombre?

Bref, le peuple algérien veut une vie décente et digne et il ne se laissera pas dévier de ce chemin qu'il a décidé de tracer lui-même, en toute lucidité, en vers et contre toutes les entraves et avec sa prodigieuse patience et sagacité.

 

 

 

 

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