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Le Club de Mediapart sam. 1 oct. 2016 1/10/2016 Édition de la mi-journée

France-Allemagne : 50 ans et de drôles de dents

       Dans cinquante ans, que dira-t-on du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée que la France et l’Allemagne vont célébrer aujourd’hui et demain. Le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle et Conrad Adenauer donnait le coup d’envoi d’un projet magnifique : en finir avec des dizaines d’années de haine et de massacres, et sceller une amitié qui bâtirait l’Europe. En 2013, c’est un autre projet qu’il faut lancer. Désembourber la même Europe, et lui redonner du rêve.

       Dans cinquante ans, que dira-t-on du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée que la France et l’Allemagne vont célébrer aujourd’hui et demain. Le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle et Conrad Adenauer donnait le coup d’envoi d’un projet magnifique : en finir avec des dizaines d’années de haine et de massacres, et sceller une amitié qui bâtirait l’Europe. En 2013, c’est un autre projet qu’il faut lancer. Désembourber la même Europe, et lui redonner du rêve.

       Vaste chantier, comme aurait dit le Général.

       Cette paix européenne est restée l’argument de ceux qui luttent contre l’europhobie qui se répand sur le vieux continent. C’est vrai qu’elle n’a pas de prix, cette paix, et que le couple franco-allemand en est resté l’exemple.

       Mais on constate chaque jour que l’invocation des guerres du passé, l’horreur de 14-18, les abominations de 39-45 ne peuvent suffire de laisser passer pour l’Europe de demain.

       Oui c’était bien, oui c’était beau, oui c’était grand, mais cette célébration d’une œuvre, et même d’un chef d’œuvre, ne dissipe pas le malaise européen, et assombrit la relation des deux grands partenaires. Un sondage Ifop réalisé dans les deux pays balise le chemin accompli.

       Le temps du romantisme est terminé. Le terme « amitié » a perdu 10% en dix ans, et celui de partenaire en a gagné 10… On a longtemps rêvé, on veut désormais bâtir, et dans ce domaine le chantier est colossal.

       On est passé de programmes rassembleurs, qui parlaient de paix, de concorde, d’union des forces, à des injonctions négatives qui exigent, sous couvert de mots positifs comme le courage, l’audace, la réforme, des politiques de privations, d’appauvrissement, et de recul des protections.

       Il y a cinquante ans, l’Europe jouait pour ainsi dire à huis-clos. Elle faisait le ménage chez elle, s’organisait, se montrait en exemple au restant de la planète, et voilà qu’elle est confrontée à la mondialisation, se cherche des modèles ailleurs, et se divise pour y faire face. Partout, de l’Autriche à la Hollande, de la France à l’Italie, de l’Espagne à la Grèce, alors que le projet initial était d’abolir les frontières, la tentation est au repli. 

       Comment fabriquer un projet pour les cinquante prochaines années. Sans doute pas, ou pas seulement, en confrontant, à l’occasion de cet anniversaire, les points de vue de Berlin et de Paris sur l’indépendance de la banque Européenne, l’Euro, la croissance, le déficit… 3%, 2%, 1%, c’est peut-être nécessaire, mais ce n’est pas demain la veille, ni dans un demi siècle, qu’une série de pourcentage mobilisera des peuples fatigués, et parfois en colère…         

       

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J'attends toujours la moindre réponse à la lettre ouverte ci-dessous, mais vu la chape de plomb toulours bien sceller par nos Politiques, je n'en aurai certainement  pas. Lettre à disposition sur simple demande par mail.


Lettre ouverte  bilingueaux Politiques allemands et français, par Bernard  ERNEWEIN, Président Fondateur de l’Association OPMNAM, Orphelins de Pères ‘’Malgré-Nous’’ d’Alsace-Moselle.        le  7  janvier2013         b.ernewein@wanadoo.fr               

Les festivités du jubilé du Traité de l’Elysée, pour moi un JOUR de DEUIL,(TRAUERTAG)

Orphelin parmi  les 20 000 fils et filles des 40 000 *« Malgré-Nous » sur 130 000 Alsaciens-Mosellans, déportés,  incorporés de force,  assassinés dans l’armée allemande, NON,  je ne suis pas réconcilié avec le monde politique allemand et  cet  Etat  irresponsable qui se conduit  tel  Ponce Pilate ! * 30% soit 10 fois plus que les Américains (3%)

La France, elle, est frappée d’Alzheimer. Sa justice, son Conseil d’Etat  deviennent  amnésiques quant nous leur rappelons  la honteuse et criminelle collaboration qui a livré notre province à Hitler,  qualifiée officiellement  dans un discours historique devant la Nation en Alsace, le 8 mai 2010 par Nicolas  SARKOZY, concernant la tragédie alsacienne et mosellane, « d’abandon, de trahison,  d’ignominie et de déshonneur ».

Il n’en oublia pas  pour autant contrairement à certains Politiques, la responsabilité de l’Allemagne: « Les ‘’Malgré-Nous « furent des victimes. Des victimes du nazisme. Des victimes du pire régime d'oppression que l'histoire ait connu. Les victimes d'un véritable crime de guerre.Les menaces de représailles,(les spoliations, les  déportations, les travaux forcés et  les exécutions)  qui pesaient sur leurs familles, ne leur laissant pas le choix»ce qui en fait aussi pour nous, pour les Historiens, pour Philippe RICHERTet  pour le Tribunal International de Nuremberg, des crimes contre l’Humanité.

Qui, parmi le millier de députés français et  allemands  qui se réuniront au Reichstag de sinistre mémoire, à Berlin le 22 Janvier 2013, aura la volonté politique de soulever enfin cette chape de plomb,  une des dernières injustice et discrimination faite par la France  et l’Allemagne à des Orphelins victimes de la barbarie et ressentie par eux comme du mépris, mais aussi  le  déshonneur de deux démocraties. Y aura-t-il au moins un élu, un JUSTE pour s’indigner, reconnaître et qualifier les crimes commis, mais aussi exiger des réparations par les Etats CORESPONABLES qui après avoir apporté les souffrances, les malheurs pour des années durant, s’en lavent les mains ! La FAUTE allemande est IMPRESCRIPTIBLE, celle française IMPARDONNABLE ! Nous ne pouvons pardonner car personne ne nous l’a demandé. Toutes deux exigent des réparations.

Bundeskanzlerin  Angela MERKEL _ Bundespräsident Joachim GAUCK _  Bundestagspräsident Norbert LAMMERT _ Bundesratspräsident Winfried KRETSCHMANN _ Außenminister Guido WESTERWELLE _ Bundesminister der Finanzen Wolfgang SCHAÜBLE _ Verteidigungsminister Thomas de MAIZIERE _ Bundesverfassungsgerichtspräsident Andreas VOβKUHLE _  Parteivorsitzender im Bundestag : CDU/CSU Volker KAUDER _ SPD-Kanzlerkandidat Peer STEINBRÜCK und  SPD  Sigmar GABRIEL _   "Bündnis 90/Die Grünen" Jürgen TRITTIN - Katrin GÖRING ECKART – Claudia ROTH – Cem ÖZDEMIR _  FDP.  Philipp RÖSLER _  "Die Linke" Katja KIPPING, Bern RIEXINGER _ Oskar LAFONTAINE _ Président du Parlement Européen  à Strasbourg Martin SCHULZ –Président de l’UE à Bruxelles José Manuel BARROSO _Hans -Gert PÖTTERING Ex. Präsident dem Europäischem Parlament, _ Chefs des groupes politiques au Parlement Européen à Strasbourg ._  Secrétaire général de l’ONU, BAN  KI-MOUN, _  Président de la Cour internationale de justice ( C.I.J. ) de  La Haye _ Président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme  Dean SPIELMANN,

 

François HOLLANDE Président de la République française _ Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre _  

 Claude BARTELONE Président de l’Assemblée Nationale _ Jean-Pierre BEL Président du Sénat _  Jean-Louis DEBRÉ Président de la Cour Constitutionnelle_  Philippe RICHERT ex. Ministre, Président de la Région Alsace _  Jean Yves LE DRIAN Ministre de la Défense–_  Kader ARIF Ministre délégué des A.C. _   Présidents des Groupes Parlementaires _ Président  Pierre Yves Le BORGN’ et  Membres du Groupe d’Amitié  France-Allemagne _  Députés  et Sénateurs d’Alsace-Moselle _ Membres de l’association OPMNAM _ Suzanne WASUM- RAINER Ambassadeur d’Allemagne à Paris _ Office franco-allemand pour la jeunesse _ Fondation  Charles De GAULLE _ AFP,  Ag.Reuters, Associated Press, Télévisions, Le Monde, Libération, le Figaro, La Croix, Les Echos,  Le Point, l’Express, le Nouvel Obs. , Courier international, Marianne,  Journal du Dimanche,  Le Canard  enchaîné,  Paris Match, VSD,  Midi - Libre , l’Ami Hebdo., Les  DNA,  l’Alsace,  Le Républicain Lorrain., Der Spiegel, Die Süddeutsche Zeitung, Der Stern, Die Frankfurter Allgemeine, Die Welt, Bildzeitung

 

SAG WARUM !        Allemagne,  QU’AS - TU  FAIS DE TON HONNEUR ?

Dans des fosses communes ou des cimetières militaires allemands, à l’Est, en Russie, Biélorussie, Ukraine, Pays Baltes, Pologne, Tchéquie, Grèce, Prusse, Allemagne, en Italie, en Normandie etc., reposent aussi 40 000† Alsaciens-Mosellans, des Citoyens français, déportés, incorporés de force, assassinés, à la place de leurs 40 000 bourreaux. La tyrannie, la barbarie, les représailles s’abattant aussi sur leurs familles, ces crimes sont qualifiés de  crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

L’Allemagne ne veut rien entendre car ces crimes de masse sont IMPRESCRIPTIBLES... etc. suite sur demande

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Le blog

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Hubert Huertas

À propos du blog
"Qu'est-ce que tu ferais à ma place ?". Depuis lundi la question m'est souvent posée par des proches et des amis d'Avignon, Toulon, ou Marseille. Il se trouve que j'ai longtemps, très longtemps, vécu et travaillé en Provence Alpes Côte d'Azur. J'y ai voté Chirac en 2002. Ce dimanche, si j''étais encore inscrit là-bas, je ne voterais pas Estrosi. Je n'aime pas le journalisme à la première personne, mais que l'on me pardonne : cette fois nous sommes dans un moment exceptionnel, il faut sortir de sa réserve et je n'écris pas un article, je m'exprime sur un blog. Observer ne suffit plus. Depuis dimanche je m'interroge. Si je votais encore dans le Sud-Est, moi qui ne vote pas à droite, je choisirais quelle ligne ? Celle de Cambadelis, ou de la canne à pêche ? Le vote "républicain", comme ils disent, c'est à dire en faveur de Christian Estrosi, ou l'abstention qui ouvrirait la porte à Marion Maréchal Le Pen ? Le choix de Sarkozy ou celui de l'extrême droite ? Mon idée c'est que cette question n'a plus grand sens. Quelle différence entre les deux ? Ils sont en compétition, parfois féroce, mais c'est le même drapeau qu'ils essaient de s'arracher. Celui de la France qui se recroqueville dans ses souffrances, ses méfiances, ou ses rejets. Les Le Pen parce qu'ils se sentent propriétaires des des peurs, celle des étrangers entre autres, la droite forte parce qu'elle se croit dépossédée de son bien et compte récupérer ses électeurs en enfiévrant les mêmes colères. Le discours est identique : cinquième colonne, pain au chocolat, cantines, canalisations, famille réduite au refus des homos. Leur seul point de divergence, au fond, le Figaro l'écrit d'ailleurs chaque jour, c'est le programme économique ! Et encore... Marine Le Pen voudrait sortir de l'Europe tout en comptant y rester tandis que les Sarkozystes en appellent à un monde ouvert mais hérissé de frontières. Enfin le candidat, sa vie, son oeuvre... Un recours Christian Estrosi ? L'ultime rempart de la République ? Il a bonne mine ce mur de Jéricho avec ses couvre-feux pour les mineurs, ses arrêtés anti-mendicité, anti youyou, anti bivouac, ses 1250 caméras soit une pour 283 habitants, ses demandes d'incarcérations préventives, ses négociations successives avec Jean-Marie Le Pen, en 1992 et 1998 en vue d'accord pour les régionales avec vice-présidence à la clé. Ce rempart est aussi hermétique aux idées de sa jeune adversaire qu'un réservoir à son vase communiquant. Mais je sais, et tant d'amis me le répètent depuis lundi. Je ne vote plus en Provence Alpes Côte d'Azur, ils sont d'accord avec mes objections, ils les connaissent, il les partagent, mais eux ils votent ici, et s'ils suivent ce raisonnement Marion Maréchal Le Pen, petite fille de Jean-Marie et nièce de Marine deviendrait la Présidente de la Région. Présidente ! Pourtant je persiste. Je ne voterais pas Christian Estrosi. Non pas pour éviter la confusion entre la gauche et la droite, mais pour ne pas cautionner le mélange avancé de la droite et de l'extrême droite. Quoi, mardi, à Rochefort, Nicolas Sarkozy, président des Républicains a pu décréter qu'il n'y avait pas de différence entre le PS et le FN, et la gauche lui permettrait, dimanche soir, de distancer son modèle par la droite, puis de se croire autorisé à pavoiser en extrémisant encore son discours, pour battre les Le Pen sur le terrain des Le Pen ? Oui, insistent mes amis... Mais Marion Maréchal Présidente de la Région Paca, est-ce que ce ne serait pas pire encore, et pour cinq ans ? Cinq ans ! Peut-être. Mais il y a pire que ce pire là. Pire que Paca, pire que le Nord, pire que l'Alsace et la Lorraine. Il y a la France. Pardon du mot, mais l'infection marine depuis trente ans. Depuis trois décennies aucune digue n'a résisté. Les partis classiques ont sonné le tocsin pour éviter qu'un élu Front National ne s'empare d'un canton, et des cantons sont tombés, à l'unité puis par dizaines. Les villes ne devaient pas céder, et plusieurs ont succombé sans le regretter, des députés ne pouvaient pas être élus au scrutin majoritaire (cinquante pour cent des suffrages c'était parait-il inaccessible pour l'extrême droite) et des circonscriptions sont allées à l'extrême droite. Nous voici au bord des régions. De barrages passoires en barrages vermoulus faut-il aller jusqu'au pouvoir suprême en laissant à ce parti qui dit n'importe quoi, et qui concentre toutes les dérives qu'il dénonce, la dictature d'une parole non confrontée à la réalité, à la complexité, aux contradictions, aux dilemmes, aux oppositions, aux révoltes ? Faut il le mettre à l'abri du pouvoir jusqu'à ce que le fruit tombe et qu'il s'empare du pouvoir suprême, dans cette France où le Président de la République les concentre tous entre ses mains ? Le mouvement est trop ancien, trop ancré, pour buter sur nos obstacles en carton. Jamais dans l'histoire les barrages n'ont fait barrage à un mouvement exponentiel. Quand le vin est tiré il faut le boire. Souvenez-vous de la gauche dans les années 70. La droite avertissait, menaçait, annonçait les soviets et les chars russes sur la place de la Concorde, mais au bout de dix ans Mitterrand a quand même été élu, et des ministres communistes ont été nommé. Il y avait à l'époque un espoir irrésistible, il existe aujourd'hui, par nos fautes, nos dénis, nos commodités, nos abandons, et parceque le monde a changé, un désespoir exponentiel. Le FN, diabolique ou dédiabolisé, s'alimente à tous les malheurs, et à toutes les contrariétés. Pire encore il est maintenant légitimé par une colère raisonnable. Une colère républicaine. Au nom de quoi, depuis trente ans, un parti fort de dix, de vingt, de vingt-cinq, de trente pour cent des voix serait-il tenu á l'écart des responsabilités ? Ça ne peut pas tenir la route en démocratie. La droite ne peut pas passer son temps à légitimer les discours successifs de l'extrême-droite, le PS au pouvoir ne peut pas mettre en oeuvre le programme de la droite, la gauche alternative ne peut pas contempler ce désastre en s'enfermant dans sa protestation polyphonique, et leurs electeurs ne peuvent plus croire qu'un vote contre nature, une fois de temps en temps, stoppera la marche d'un mouvement que tout le monde alimente. Puisque dans certaines régions le FN est majoritaire, qu'il ait la majorité, c'est aussi bête que ça. Tout effet barrage ferait grossir sa colère, donc sa puissance, pour la prochaine élection, et la prochaine c'est la Présidentielle. Marion Maréchal Le Pen présidente en Paca, Marine Le Pen dans le Nord, Florian Filippo dans l'Est, c'est effrayant. Mais Sarkozy qui ramasserait la mise grâce à cette gauche qu'il vomit, c'est de la nitroglycérine pour le Front National. Entre deux maux il faut choisir le moindre. Dimanche, si j'étais inscrit sur les listes électorales de la région Provence Alpes Côte d'Azur, je ne voterais donc pas pour Christian Estrosi. Je voterais blanc, puis avalerais trois aspirines.