SANOFI: LA GRANDE HYPOCRISIE

Alors que le monde politique s'émeut de la prime de bienvenue offerte par SANOFI à Olivier BRANDICOURT, nouveau Directeur Général de la société, il convient de se pencher sur les liens existants entre le Président du Conseil d'Administration de SANOFI, Serge WEINBERG, le nouveau Directeur Général Olivier BRANDICOURT et le Ministre de l'Economie Emmanuel MACRON.

 Serge WEINBERG et Emmanuel MACRON se connaissent bien, puisqu'ils ont tous deux participé à la Commission pour la libération de la croissance française (dite Commission ATTALI, qui a rendu son rapport en janvier 2008), l'un en tant que membre, l'autre en tant que rapporteur.

C'est sur la base, entre autres, de ce rapport que l'IGF a rendu son rapport sur les professions réglementées, dont nombre de dispostions ont été reprises dans le projet de loi Macron.

Par ailleurs, selon Challenge, c'est grâce à Serge WEINBERG qu'Emmanuel MACRON est rentré à la banque Rothschild , où il s'est entre autre occupé du rachat de Pfizer par Nestlé.

Quant à Olivier BRANDICOURT, il était jusqu'à présent chez Bayer, après être passé chez Pfizer. Il y a donc fort à parier que les deux hommes se connaissaient.

Très bizarrement d'ailleurs, l'une des exigences (officieuses) imposées au nouveau Directeur Général de SANOFI a été l'engagement de celui-ci de s'abstenir de toutes restructurations majeures en France, avant l'élection présidentielle.

Si le Président François HOLLANDE et le premier Ministre Emmanuel  VALLS s'émeuvent réellement de la prime exorbitante versée au nouveau Directeur Général de SANOFI (4 millions versés en deux fois, outre un salaire de 245.000 euros par mois) il aurait peut-être suffit d'inviter Emmanuel MACRON à contacter son ami Serge WEINBERG afin que celui-ci réduise la prime d'entrée du nouvel arrivant.

 A moins bien évidemment de considérer que les primes exorbitantes participent à la libération de la croissance française.

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