Iran : 40 ans après l'usurpation du pouvoir par les mollahs

40 ans après la révolution antimonarchique de 1979, nous assistons aujourd'hui à la progression des luttes pour l’obtention des droits fondamentaux, la liberté et la démocratie. Le régime est confronté à des crises sans précédent, aussi bien en interne qu’en externe.

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Malgré la répression à grande échelle, 2018 a été marqué par l’escalade de la fronde sociale, avec plus de 10.000 actes de protestations et de grèves dans plus de 300 villes à travers le pays. Comme tous les régimes autoritaires, les mollahs tentent d'abord d'imputer la responsabilité des problèmes à l’étranger et en exportant les crises au-delà des frontières, avec l’ingérence dans les affaires des autres pays et l’exportation du terrorisme.

La catastrophe économique que le régime a créée pour le peuple iranien est bien enracinée dans la doctrine de Khomeiny, fondateur du régime islamiste, qui avait déclaré « l'économie est pour les ânes. Nous n’avons pas fait la révolution pour l’économie mais pour l’islam ». En d'autres termes, l'existence même du régime théocratique, avec son idéologie rétrograde, a conduit l'économique iranienne dans une impasse: avec 50% de chômage dans certaines villes et avec plus de 80% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. 

En 2018, le peuple iranien a montré courageusement qu'il ne se contentera de rien d'autre que du changement de régime. La forte présence de l'opposition démocratique du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), avec une plateforme qui bénéficie d'un soutien considérable en Iran et une reconnaissance auprès de milliers de parlementaires dans les pays démocratiques, trace clairement la voie pour l’avenir de l'Iran.

Entre autres, le plan en 10 points de la présidente du CNRI, Maryam Radjavi, appelle à une république fondée sur la séparation de la religion et de l'Etat, l'égalité des sexes, l'économie de marché et un Iran non nucléaire.

La communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien à renverser ce régime théocratique par sa propre résistance. Le peuple iranien ne veut rien d'autre que l'abandon de la politique erronée de complaisance avec l’Etat tortionnaire et la reconnaissance du droit du peuple iranien à la résistance.

Pour soutenir cet appel, le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme (CSDHI) organise une grande manifestation le vendredi 8 février 2019 contre les violations des droits humains en Iran et pour soutenir l’alternative démocratique du CNRI et le changement de régime en Iran.

 

 

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