Pour un Iran libre et démocratique: manifestation à Bruxelles

A Bruxelles le 15 juin, la diaspora Iranienne se retrouvera pour défiler dans les rues de la capitale Belge. L’objectif de cette manifestation qui s’inscrit dans un long combat est double: sensibiliser la population Européenne au quotidien vécu par les Iraniens sous la tyrannie des mollahs, et demander à l’UE de cesser sa politique de complaisance avec le régime islamiste.

la diaspora Iranienne se retrouvera avec ses soutiens internationaux pour demander à l’Union européenne de mettre fin à sa politique de complaisance avec le régime en Iran. la diaspora Iranienne se retrouvera avec ses soutiens internationaux pour demander à l’Union européenne de mettre fin à sa politique de complaisance avec le régime en Iran.

Le régime est au bord du gouffre

Depuis sa prise de pouvoir en 1979, la révolution islamique n’a fait que poursuivre un diktat fasciste déjà bien entrepris par la monarchie du Chah. Il est indéniable que les deux tyrannies possèdent au moins un point commun ; celui de torturer, voire d’exécuter quiconque s’oppose au règne sans partage de la dynastie au pouvoir. Dans aucun des deux cas, le peuple n’a voix au chapitre. Pire. Ses droits fondamentaux sont bafoués, parfois jusqu’à l’ignominie. Et les mollahs nous ont montré à maintes reprises que dans ce secteur, ils n’avaient rien à envier aux pires des despotes, passés ou présents, peuplant cette planète.

Non contents de faire subir à leur peuple les affres d’une lecture dévoyée du Coran, éructant d’absurdes inepties comme autant de vérité divines, les mollahs Iraniens en sont rendus à piller les comptes épargne de la population pour financer leurs guerres idéologiques en Syrie ou au Yémen, ou pour financer des groupes armés chiites en Irak. Il n’y a plus un sou dans la caisse du régime du Guide suprême Ali Khamenei ! Et, une fois de plus, c’est le peuple qui trinque. Droits bafoués, salaires impayés, comptes bancaires vidés, la survie devient de plus en plus problématique et la misère s’installe. La révolte aussi !

A year of uprisings and protests across Iran and the role of the Iranian opposition © People's Mojahedin Organization of Iran - PMOI/MEK

En finir au plus vite !

Depuis la fin décembre 2017, le peuple gronde. Ce qui passait au départ pour quelques émeutes égarées est vite devenu un phénomène national. Dans toutes les provinces du pays, dans toutes les villes, toutes les corporations se sont mises en grève et ont manifesté. Le régime a même tenté d’acheter puis de menacer les chauffeurs routiers. Mais en vain. Cette fois, le message est clair. Il s’agit pour les mollahs de quitter la scène. Et le plus tôt sera le mieux. A l’intérieur du pays, seule la répression fait office de réponse aux demandes de la population. A l’extérieur, les armées jouissent de budgets illimités. Et pendant ce temps, les délégations du régime sillonnent la planète dans l’espoir de convaincre encore quelques pays de signer des accords commerciaux.

Parmi ces dernières contrées qui n’ont pas encore saisit le sens de l’Histoire qui s’écrit sous leurs yeux, on compte de nombreux membres de l’Union Européenne. En effet, l’UE continue de soutenir économiquement l’Iran en refusant d’appliquer les sanctions. Alors même que la conférence des pays Arabes marque clairement sa position à l’encontre de la théocratie iranienne, alors que la presque totalité des pays occidentaux refuse de commercer avec l’Iran, L’UE, elle, persiste dans son erreur. Pour le simple bonheur financier de quelques multinationales. A croire que les marchés auront toujours plus de valeur que la vie. Et qu’ils préfèrent de loin parler affaires avec une dictature plutôt qu’avec une démocratie…

L’alternative politique est crédible

Depuis le début des années 1980, le Conseil National de la Résistance œuvre pour créer la première démocratie en Iran. Le CNRI, c’est le regroupement de tous groupes opposants au régime, rassemblés en parlement. Ce parlement en exil travaille au changement de régime depuis que les iraniens ont compris que les mollahs leur avaient spolié leur libération, en 1979.

A l’intérieur comme à l’extérieur du pays, ses membres sont très actifs, sur le terrain comme sur le front de la politique internationale. Cette manifestation du 15 juin à Bruxelles est la première d’une série d’évènements qui fleuriront l’été des capitales occidentales. Il est désormais temps de mettre fin au massacre des fous de Dieu. Il est temps également pour l’UE de jouer son rôle de grande puissance démocratique aux côté du peuple iranien !

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