Iran : La France et l’UE sanctionnent Téhéran pour attentats terroristes

L'Union européenne et la France ont décidé d’inscrire le ministère iranien des Renseignements et les agents de Téhéran sur la liste du terrorisme pour des tentatives d'attentats dans sept pays européens..

 

« Le Conseil de l’Union européenne a décidé ce jour, à l’unanimité des Etats membres, d’inscrire sur la liste européenne des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme, une entité et deux individus responsables de l’organisation du projet d’attentat contre un rassemblement de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple iranien (OMPI), déjoué le 30 juin 2018 à Villepinte », a déclaré le porte-parole du ministre français des Affaires étrangères.

Le porte-parole français a ajouté : « Prise sur le fondement de l’arrêté national de gel des avoirs adopté le 2 octobre dernier par la France contre ces mêmes entité et personnes, cette décision européenne traduit la solidarité des Etats membres de l’Union européenne et leur détermination à agir de manière unie pour ne pas laisser sans réponse une action hostile et inacceptable perpétrée sur le sol européen. »

Par ailleurs, le ministre danois des affaires étrangères a annoncé aujourd’hui : « L’Union européenne vient de décider d’imposer des sanctions contre les services iraniens du Renseignement pour des attentats commis sur le sol européen. Ceci est un signal fort de la part de l’Union européenne qui n’accepte pas ce genre de comportement en Europe. »

Afchine Alavi, membre de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) s’est félicité de la décision de l’Union européenne pour sanctionner le ministère iranien du Renseignement. « C’est un pas positif et nécessaire, mais insuffisant pour faire face au terrorisme de Téhéran, a-t-il fait valoir. Le ministère iranien du renseignement et les Gardiens de la révolution sont les deux principaux organes du terrorisme iranien et à ce titre ils doivent être sanctionnés dans leur totalité. »

« Le temps est venu que l’Union européenne adopte une position ferme et vigoureuse contre ces agissements criminels, en procédant notamment à l’expulsion des agents iraniens sur le sol européen. L’expérience des trois dernières décennies à montrer que les mollahs ne comprennent que le langage de la fermeté. »

Le terrorisme iranien sanctionné © afchine_alavi

 France-Iran

En France, les relations entre Paris et Téhéran se sont tendues depuis fin juin. Selon le journal Ouest France, la France a expulsé discrètement il y a plusieurs semaines un diplomate iranien en représailles à la tentative d'attentat contre le rassemblement d'opposants iraniens à Villepinte. Selon les services de sécurités, il s'agissait en fait d'un agent des services de renseignement iraniens, et son expulsion est liée directement au projet d'attentat contre le dit rassemblement, auquel ont participé d'anciens personnalités et ministres européens et arabes.

La nomination d'un ambassadeur français à Téhéran, poste inoccupé depuis 5 mois, est toujours en suspens, de même que le remplacement de l'ambassadeur d'Iran à Paris. Aucune nomination n'est attendue tant que Paris n'aura pas eu d'éclaircissements sur les commanditaires du projet d'attentat, ont déclaré à Reuters des diplomates français.

La tentative d’attentat de grande envergure contre le rassemblement de l’OMPI à l’occasion des célébrations du nouvel An iranien en mars dernier à Tirana, le projet d’attentat meurtrier contre le grand rassemblement pour « un Iran libre » à Paris Nord  le 30 juin dernier, ainsi que les complots terroristes au Danemark au mois d’octobre, comptent parmi les activités terroristes de Téhéran pour l’année 2018. Un diplomate iranien de haut rang, Assadollah Assadi, attend son procès en Belgique, l’ambassadeur et un autre diplomate iranien en Albanie, un diplomate iranien en France et deux autres aux Pays-Bas, ont été expulsé vers l’Iran en 2018.

Un régime en fin de course

Les résistants iraniens, dont le transfert d’Irak en Albanie s’est complété en 2016, jouissent à l’intérieur du pays d’une vaste assise populaire et ont pu réorganiser leurs réseaux qui participent à la mobilisation des manifestations et grèves contre le régime islamiste. Ils préparent avec courage et beaucoup de sacrifice le renversement prochain de la dictature du Guide suprême Ali Khamenei qui a conduit le pays au bord du gouffre et vit ses derniers jours.

Aujourd’hui, l'existence du régime est en danger plus que jamais de ses 40 ans d'histoire. La société iranienne est également mieux préparée qu'à n'importe quel autre moment et sur le point d’exploser.

La Résistance iranienne est doté d’une organisation forte, offre une plate-forme claire et a adopté des plans progressistes et démocratiques pour le futur Iran. Elle est capable de provoquer un changement de régime et de transférer la souveraineté à la population. C'est pourquoi les mollahs cherchent à l'éliminer par la répression et les pendaisons à l'intérieur et par le terrorisme à l’étranger.

 

 

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