Iran : Le CNRI demande l’inscription complète du VEVAK sur la liste noire

Pour le Conseil national de la Résistance iranienne, l’inscription complète du ministère iranien du renseignement (VEVAK) et des pasdaran sur la liste noire de l’UE et l’expulsion de leurs agents sont cruciaux pour empêcher le terrorisme des mollahs en Europe.

Le terrorisme iranien en Europe Le terrorisme iranien en Europe

Dans un communiqué publié en réaction à la décision de l’Union européenne d’inscrire des entités iraniennes sur la liste du terrorisme pour des attentats contre les opposants sur le sol européen, le CNRI a estimé que ces sanctions doivent être complétées par l'inscription sur liste noire du ministère iranien du Renseignement et des Gardiens de la révolution (pasdaran) dans leur ensemble, ainsi que l'expulsion des agents de renseignements du régime. Les mollahs doivent comprendre que leurs activités terroristes auront de graves conséquences.

Mardi 8 janvier 2019, le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelson, a annoncé l'adoption de sanctions à l'encontre de l’adjoint chargé de la sécurité et de deux agents du ministère iranien du Renseignement (VEVAK) pour leurs complots terroristes sur le sol européen.

 Si la politique de complaisance n'avait pas empêché l'imposition de la déclaration de l'Union européenne du 29 avril 1997 contre le terrorisme iranien, exigeant que les agents du VEVAK soient expulsés d'Europe, le régime des mollahs n'aurait pas osé commettre avec autant d’insolence des actes terroristes en France, en Belgique, en Autriche, au Danemark, en Norvège, au Luxembourg et en Albanie et employer ses diplomates et ambassades pour la préparation d’actes criminels qui sont autant de violations flagrantes du droit international.

 Au cours des trois dernières décennies, la Résistance iranienne a toujours insisté que le ministère des Affaires étrangères et les ambassades du régime font partie de l'appareil terroriste des mollahs.

 L'Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV), a déclaré dans son rapport de juillet 2017: « Le siège officiel du ministère du Renseignement à l'ambassade d'Iran à Berlin joue un rôle important dans les opérations de reconnaissance des services secrets iraniens. Outre la conduite d'opérations de renseignement indépendantes, ce QG soutient les activités menées par le ministère du Renseignement à Téhéran. Ces opérations sont principalement dirigées contre des cibles en Allemagne et, dans certains cas, contre des individus ou des établissements dans d'autres pays européens. »

 La Résistance iranienne souligne la nécessité de la mise en œuvre par l'Union européenne des mesures suivantes :

L’inscription complète sur liste noire du VEVAK et des pasdaran ;

La fermeture des ambassades du régime des mollahs et l'expulsion de ses diplomates-terroristes ;

 Sur le sol européen

 Ces derniers mois, plusieurs complots terroristes du régime iranien ont été déjoués par les services de sécurité européens et américains. En mars 2018, un attentat organisé contre le grand rassemblement des Moudjahidine du peuple lors des cérémonies du nouvel an iranien est déjoué en Albanie. Le 6 juin, deux diplomates iraniens sont expulsés des Pays-Bas pour un attentat contre un opposant. Le 30 juin, un attentat à la bombe contre le grand rassemblement annuel du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI, une coalition des opposants) à Villepinte- Paris est lui aussi déjoué.

Le diplomate iranien arrêté en Allemagne est actuellement jugé pour tentative d'attentat à la bombe. Le 20 août, deux agents du ministère iranien du Renseignement (VEVAK) sont arrêtés aux Etat Unis, alors qu’ils planifiaient un attentat contre la Résistance iranienne à Washington et un autre contre une synagogue à Boston. Dernier fait en date, le 20 octobre, un terroriste en contact avec l’ambassade du régime iranien à Oslo est arrêté au Danemark dans le cadre d’un attentat raté contre un opposant iranien dans ce pays.

Selon la déclaration de l'Union européenne en date du 29 avril 1997, des visas ne devraient pas être délivrés aux agents de renseignement du régime iranien ; les agents et mercenaires qui se trouvent sur le sol européen doivent être expulsés et les réunions des responsables européens avec les autorités iraniennes au niveau ministériel doivent cesser. Profitant de la politique de complaisance européenne, le régime des mollahs a déployé ces dernières années un grand nombre d’agents et mercenaires sous différents titres en Europe et aux États-Unis pour la poursuite de ses objectifs d'espionnage et de terrorisme. 

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