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Billet de blog 13 janv. 2020

Les manifestants en IRAN ont visé Khamenei et les gardiens de la révolution

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A la mi-journée du lundi 13 janvier, les étudiants de la faculté des sciences et de l’industrie Charif à Téhéran ont continué leurs protestations pour la troisième journée consécutive. Ils ont exprimé leur colère et leur haine de ce régime à travers leurs slogans : « A bas le dictateur », « C’est un jour de deuil aujourd’hui, nous sommes en deuil, les étudiants honorables sont en deuil », « Canons, chars et pétards, que les mollahs aillent au diable », et « ils ont tués nos élites pour les remplacer par des mollahs ».

Par ailleurs les étudiants de Babolsar se sont rassemblés pour protester en scandant : « ne me dit pas séditieux, la sédition c’est toi, oppresseur ».

Le fascisme religieux en Iran tente par un vaste dispositif de sécurité d’empêcher la poursuite des manifestations. Dimanche, sur ordre de Khamenei, les forces répressives ont chargé les manifestants en tirant des coups de feu et à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, faisant des blessés. Un grand nombre d’étudiants et de manifestants ont été arrêtés à Téhéran et dans d’autres villes comme Karadj, Machad, Zandjan, Babol, Racht, Gorgan, Tabriz, Kermanchah et Kachan.

Des affiches à l’effigie du pasdaran Soleimani brûlées
Les 11 et 12 janvier 2020 en pleines manifestations de la population et de la jeunesse à Téhéran et dans d’autres villes d’Iran, les unités de résistance ont affiché des portraits et messages de Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) à Téhéran (autoroute Mahalati, les ponts 4e-Abouzar et 6e-Abouzar), à Ispahan, Tabriz, Karadj, Yazd, Kerman, Babolsar et Masjed-Soleiman.

On pouvait lire notamment sur les affiches : “Le crash de l’avion ukrainien est un nouveau crime majeur du fascisme religieux que le peuple iranien ne pardonnera ni n’oubliera », « Les principaux coupables du crash de l’avion ukrainien sont Khamenei, Rohani et les dirigeants des pasdarans ».

Parallèlement, de jeunes insurgés ont arraché et brûlé à Téhéran des portraits du pasdaran Qassem Soleimani, commandant honni de la force Qods qui a été éliminé récemment. Ces actions ont aussi eu lieu à Ahwaz, Kermanchah, Masjed-Soleiman, Zandjan, Khorramabad, Islamchahr, Pakdacht et d’autres villes d’Iran.

Pendant les grandes manifestations de ces deux derniers jours, les étudiantes et les jeunes ont lancé des slogans contre le criminel Soleimani et les pasdarans de Khamenei, comme « Soleimani assassin, son guide suprême est assassin », « le régime des pasdarans, c’est vous notre Daech » et « pasdarans incompétents, assassins de la nation ».

L’agence officiel Fars affiliée aux pasdarans a parlé de « slogans offensants » et que « certaines actions et certains slogans, comme déchirer des bannières et des portraits de Soleimani » se sont poursuivis dimanche.

La Résistance iranienne

A ce sujet, Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a appelé le Secrétaire général et le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et ses Etats membres, ainsi que l’ensemble des instances internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération de ces prisonniers, renvoyer le bilan des crimes du régime devant le Conseil de sécurité de l’ONU et traduire en justice les dirigeants de la dictature religieuse.

La dirigeante de la Résistance iranienne a déclaré dans un message: 

Hier et aujourd’hui, les étudiants et la population se sont à nouveau soulevés en Iran. Ils sont visé Khamenei et les gardiens de la révolution dans leurs slogans.

Il scandaient “Commandant-en-chef des forces armées, démission!” et “Les pasdaran commettent des crimes, le guide suprême les soutient”.

Cela démontre le désir de la population de renverser la dictature religieuse et d’instaurer une république démocratique et pluraliste, ce qui est à portée de la main du peuple iranien et des unités de résistance.

C’est pour cette raison que Khamenei n’a cessé de s’alarmer à propos des activités des Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) en Iran.

Khamenei est plus faible et vulnérable que jamais. L’élimination de Qassem Soleimani a porté un coup stratégique à son régime. Soleimani était responsable de massacres en Iran et dans la région.

Tirer un missile sur un vol commercial en tuant 176 passagers est un crime majeur qui a renforcé la détermination de la population à renverser la dictature religieuse.

Ce crime, similaire à l’assassinat de 1500 manifestants innocents lors du soulèvement de novembre, est un crime contre l’humanité.

Les responsables, Khamenei, Rohani et les commandants des pasdarans doivent être traduits en justice.

La communauté internationale doit soutenir la lutte du peuple iranien et de sa résistance pour renverser ce régime.

C’est la seule manière pour le monde de débarrasser le Moyen-Orient du terrorisme, de la guerre et de l’extrémisme religieux.

Aujourd'hui, chaque Iranien entend le chant de la victoire depuis les villes insurgées de Chiraz, Mahshahr, Behbahan, Ispahan, Marivan, Kermanchah, Islamchahr, Qods et Shahriar.

La voix de plus de 1 500 filles et fils tués du peuple iranien a trouvé un écho dans tout le pays. Leur seul crime était d’avoir réclamé leurs droits et libertés, mais ils ont été impitoyablement pris pour cible par les pasdarans de Khamenei. Comme l'a dit la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, ils ont été visé directement à la tête, à la poitrine et dans les organes vitaux, ce qui laisse présager un meurtre de masse délibéré par un régime terrifié à l'idée d'être renversé par la population.

Les noms de tous ces martyrs traverseront les murs de la répression, et les cris de 12 000 prisonniers sous la torture enverront le message que le peuple d'Iran et sa jeunesse insurgée sont déterminés à faire tomber la dictature religieuse et à instaurer la liberté et la démocratie. Ce soulèvement ira de l'avant jusqu'au jour de son triomphe.

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