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Billet de blog 21 juin 2016

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IRAN: Résistances au Moyen Orient, vers une convergence des luttes

Le 11 juin dernier, à Auvers-sur-Oise, en bordure du magnifique parc naturel du Vexin, le CNRI et la résistance Syrienne ont scellé une alliance nouvelle dans la lutte qui les oppose quotidiennement aux régimes des mollahs, où qu’ils se trouvent sur le globe.

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"L’être humain et la société humaine peuvent vaincre toutes les contraintes et toutes les formes de tyrannie contre la liberté, la justice et l’égalité. " - IRAN

A l’occasion de cet événement regroupant de nombreuses personnalités de l’opposition et de la résistance Syrienne, Maryam Radjavi, présidente du Conseil National de la Résistance Iranienne a débuté son allocution en déclarant ce mois de ramadan 2016 « mois de solidarité avec le peuple résistant de Syrie ». Et la formule n’est pas qu’un symbole, puisque le rapprochement entre les deux groupes de résistants a officiellement été scellé lors de cet iftar .

Une convergence des résistances

A l’instar des mouvements populaires français qui prônent une convergence des luttes, la résistance Iranienne, dont le siège en France se situe à Auvers-sur-Oise, et l’opposition Syrienne décident donc dorénavant de lutter ensemble pour la liberté, la justice et la paix. Tout au long de son discours, la présidente Radjavi n’aura de cesse d’honorer les combattants du quotidien, sur place, prisonniers de la terreur imposée par les jeux politiques de Khameneï et d’Assad : « Et ce soir dans cette assemblée et dans cet iftar, nous mettons en lumière la Syrie blessée et ensanglantée et nous rendons hommage à l’héroïsme et à l’endurance de son peuple. » Et de poursuivre un peu plus loin : « Vous les héros, vos batailles façonnent l’avenir de la Syrie et de tout le Moyen-Orient. Oui, vous êtes l’honneur de toute l’humanité. »

Parmi les personnalités présentes, on trouve Haïtham al Maleh, président de la commission juridique de la Coalition Nationale Syrienne (CNS), Michel Kilo, membre du bureau politique de la coalition, Suhair Atassi, membre du Haut comité des négociations sur la Syrie, mais également le général Mithkal Albataish et le général Mustapha Ahmed Al-Cheikh parmi les commandant de l’ASL, le général Abdul-Ilah al-Bachir , ancien chef d'état-major de l'Armée syrienne libre, ou encore Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre d'Algérie ; Cheikh Teissir at-Tamimi, ancien juge suprême Palestinien ; Allameh Mohamed-Ali Al-Hosseini, secrétaire général du Conseil arabo-islamique du Liban ; Cheikh Khalil Merroun, Recteur de la Mosquée d’Evry, président du Comité des musulmans de France contre l’extrémisme et pour les droits Humains, et bien d’autres encore.

Une conférence d’envergure internationale

C’est dire si cette conférence, d’envergure internationale, revêt une importance considérable dans le combat que mènent les opposants aux régimes fascistes, Syrien comme Iranien. Ceux-là mêmes qui ont entraîné tant de haine, de guerre, de violence et de morts. Et Maryam Radjavi insiste, appuyant notamment sur l’ingérence politique du régime Iranien dans les affaires Syriennes : « Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, révèle un événement de vaste ampleur, celui de la tyrannie religieuse en Iran qui perd dans la région l’image d’un régime prétendant défendre l’islam pour apparaitre comme agressif et qui, pour préserver son pouvoir chancelant, a plongé le Moyen-Orient dans le feu et dans le sang. » 

Mais cette ingérence ne se limite pas à la Syrie, et s’étend à tout le Moyen Orient. L’Irak, le Liban, la Palestine sont autant d’exemples cités par la présidente élue du CNRI, démontrant la volonté permanente de l’état Iranien de nuire aux peuples tout en tentant désespérément d’affermir un pouvoir tous les jours plus chancelant. Et la recette est connue ; plus le pouvoir perd du terrain et de la légitimité face au peuple, et plus il se montre agressif et condescendant. C’est un fait mille fois répété dans l’histoire de l’humanité et chacun sait que l’issue en est inéluctable. Qui bât sans cesse un glaive et sans-cesse l'aiguise, la lame en sera vite usée .

Les mollahs ou Daech, le combat est le même

Pour autant, la régime islamiste iranien tient encore le pouvoir et fait encore valoir son « islam mensonger », tant à l’intérieur du pays que dans sa vocation exportatrice : « En Irak, sous le nom de l’exportation de la révolution et de l’islam, les mollahs ont démembré ce pays, l’ont anéanti et l’ont plongé dans la détresse. » Si bien que pour Maryam Radjavi, Daech, armée élevée sur le terreau des répressions de Bachar Al-Assad et d’Ali Khameneï envers leur propre peuple, se situe sur le même niveau que le régime des mollahs. Pour elle, « tant que l’on ne s’opposera pas au régime iranien, on ne pourra éradiquer la crise du terrorisme en Europe. Car le régime du guide suprême et Daech sont les deux faces d’une même pièce. »

Mais elle aura également un mot pour les grandes puissances mondiales, spectatrices intéressées mais passives, laissant se propager la haine et la violence en Moyen Orient, sans jamais intervenir. Les responsabilités sont partagées. Qui est le plus coupable de l’enfermement d’un orque dans un bassin déjà trop petit pour y plonger des sardines ? Le responsable du zoo ? Ou bien les spectateurs qui ont payé leur billet pour applaudir aux cabrioles forcées de l’animal prisonnier ? Il va de soi que la communauté internationale doit prendre ses responsabilités, et que ces dernières doivent être commandées, non pas par l’appât du gain et les promesses de richesses des sous-sols, mais bien par la volonté de faire respecter les droits humains, partout et par tous.

« L’être humain et la société humaine peuvent vaincre toutes les contraintes et toutes les formes de tyrannie contre la liberté, la justice et l’égalité.  »

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