Une exposition-rencontre le 31 aout sur la tragédie de 1988 en Iran

C’est l'anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran, une tragédie qui a eu lieu principalement durant les mois de juillet, août et septembre. A cette occasion le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) organise une exposition le 31 août à la mairie du 2ième arrondissement de Paris.

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Elle comprendra une exposition de photos, de documents sur le thème de ce crime contre l'humanité resté impuni.

La situation est toujours préoccupante dans les prisons du régime. Amnesty International vient d’alerter sur le sort d’une vingtaine de prisonniers politiques en grève de la faim à la prison de Gohardacht.

Des défenseurs des droits de l'homme, d’anciens prisonniers politiques et des familles des victimes seront présents l’évènement du 31 aout (14h) pour présenter les avancés de la campagne réclamant justice pour les victimes de 88 et le sort des prisonniers politiques actuellement en grève de la faim.

Dans un rapport de 94 pages, publié le 2 août dernier, Amnesty International a alerté sur l'aggravation de la répression contre des défenseurs des droits de l'homme, notamment ceux qui au cours de l'année écoulée ont œuvré pour dénoncer le massacre de 88. L'O.N.G. a relevé l'intérêt grandissant de la jeunesse iranienne pour faire la lumière sur cette tragédie majeure de l’histoire contemporaine de l'Iran.

En juillet 1988, suite à une fatwa de Rouhollah Khomeiny, fondateur du régime islamiste, 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart des sympathisants de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, la principale force d'opposition, ont été exécuté en quelques mois et enterrés secrètement dans des fosses communes.

Selon les juristes de notoriété internationale, ce massacre délibéré est l’un des plus graves crimes contre l'humanité commis dans des prisons, de la deuxième moitié du XXe siècle. En dépit de la gravité du crime, aucune enquête indépendante n'a été mené par les instances internationales ou les organes des Nations-Unies.

Au cours des 29 dernières années, le régime des mollahs a cherché à cacher ce crime dans lequel ses plus hautes autorités ont été impliquées. Toutefois, depuis un an, la question du massacre a fait surface en Iran. 

  

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