Iran : Démonstration de force de la Résistance

Alors que les manifestations du mécontentement populaire contre la vie chère et la dictature islamiste en Iran ne cessent de croitre et de s’organiser en vue du renversement du régime iranien, l'alternative démocratique représentée par le Conseil national de la Résistance iranienne a fait une démonstration de force le 25 aout avec la mobilisation de la diaspora.

© maryam_rajavi_f

A l'occasion de la 30ième anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran, s'est tenu une conférence exceptionnelle en multiplex depuis Paris avec une vingtaine de villes à travers le monde et en présence de milliers de personnes et de dignitaires européens et nord-américains.

 L'ancien membre du Congrès américain, Patrick Kennedy ; des représentants élus européens, ainsi que plusieurs personnalités ont participé à ces rassemblements. Parmi les personnalités présentes à Auvers sur Oise se trouvaient l'ancienne première dame d'Algérie Anissa Boumedienne, Mgr Jacques Gaillot, le Prefet Yves Bonnet ancien directeur de la DST, Jean-Pierre Muller maire de Magny en Vexin, Jean-François Legaret maire du 1er arrondissement de Paris, François Colcombet magistrat et co-fondateur du Comité français pour un Iran démocratique et Maryam Radjavi, Présidente du Conseil national de la Résistance iranienne...

 Les représentants de près de 250 associations iraniennes participant à cette conférence ont tenu des discours, expliquant leurs activités, exprimant les exigences des communautés iraniennes dans le monde entier, déclarant leur soutien à la Résistance iranienne et leur solidarité avec le soulèvement du peuple iranien pour le renversement du régime des mollahs et l'instauration de la liberté et de la démocratie.

 Maryam Radjavi a rendu hommage aux 30 000 prisonniers politiques massacrés dans 110 villes iraniennes. Elle a souligné l'impact exceptionnel des sacrifices consentis par ces héros, ainsi que leur détermination et leur courage dans la bataille qui se déroule ces jours-ci dans les villes du pays.

 « Les unités de résistance suivent les traces des hommes et des femmes qui ont dit non au régime lors du massacre de 1988 », a déclaré Mme Radjavi. « Aujourd'hui, la principale difficulté des mollahs est d'affronter l'alternative démocratique. Ils essaient désespérément de retarder le développement qui conduirait finalement l'Iran vers la liberté. Mais c'est un rêve irréalisable. Les bouleversements incessants du peuple iranien n'ont laissé aucune opportunité pour la réalisation d'un tel fantasme. Les soulèvements sont enracinés dans la quête de liberté, de démocratie et d'égalité de notre peuple. La participation à cette conférence de représentants des communautés iraniennes résidant en Europe et au Canada est un exemple flagrant de cette réalité. »

Patrick Kennedy a salué les unités de résistance à l'intérieur de l'Iran et a déclaré que le soulèvement iranien d'aujourd'hui était enraciné dans les sacrifices des héros de 1988. Il a déclaré que le peuple iranien a rejeté la dictature du shah et la théocratie des mollahs, et cherche une république libre.

« Les soulèvements sont enracinés dans la quête de liberté, de démocratie et d'égalité de notre peuple. » © maryam_rajavi_f

La voix des Iraniens

Dix-sept représentants des associations iraniennes de la diaspora ont pris la parole à la conférence mondiale au nom des communautés iraniennes d'Europe et d'Amérique du Nord.

Hamid Moasser a déclaré le soutien de l'Union des associations iraniennes en Allemagne au CNRI) et à l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), pour les sacrifices qu'ils ont consentis, pour leur organisation, pour leur adhésion à leur engagement à renverser le régime, pour leur engagement actif dans les soulèvements, et surtout pour la compétence avérée de leur leadership pendant 40 années de lutte pour la démocratie.

L’ingénieur Hossein Yaghoubi, directeur du Convergence Center for Iranian Immigrants (Centre de convergence pour les immigrants Iraniens) à Stuttgart, a déclaré : « Ces demandeurs savent bien que l'OMPI a des racines profondes dans la société iranienne. Sinon, elles ne se seraient pas profondément ancrées dans le cœur du peuple iranien et de la jeunesse iranienne pendant 53 ans, et n'auraient pas pu offrir 120 000 martyrs pour la liberté du pays. »

 Azadeh Alemi, porte-parole des associations iraniennes en France, a déclaré : « Les assopciations iraniennes en France et au Luxembourg exhortent les gouvernements de l'Europe à juger Assadollah Assadi, le diplomate terroriste du régime arrêté en Belgique pour tentative de crime terroriste contre le rassemblement de la diaspora le 30 juin dernier à Villepinte, à fermer les ambassades du régime des mollahs et à expulser les diplomates terroristes du régime de son sol. »

 Mahmoud Nobari, porte-parole des associations iraniennes en Belgique, a déclaré : « Les communautés iraniennes en Belgique exhortent l'Allemagne à extrader immédiatement le terroriste Assadollah Assadi afin que gouvernement et le pouvoir judiciaire belges poursuivent et découvrent les détails des autres opérations et réseaux du régime théocratique en Europe. »

 Plusieurs membres des familles des victimes du massacre de 1988, d'anciens prisonniers politiques, notamment Farideh Goodarzi en Allemagne, dont le frère a été exécuté lors du massacre de 1988, Farzaneh Majidi au Royaume-Uni, qui a perdu cinq membres de sa famille lors du massacre de 1988, Nassrollah Marandi en Suède et Ahmad Hassani au Canada, dont le frère était parmi les victimes du massacre de 1988, ont pris la parole au cours de la conférence en tant que témoins. Ils ont exhorté la communauté internationale à poursuivre les auteurs du massacre de 1988.

 

Les représentants de près de 250 associations iraniennes ont participé à cette conférence. Les représentants de près de 250 associations iraniennes ont participé à cette conférence.

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