10 ans après: perspectives de révolutionnaires en Egypte, Syrie et Tunisie

Retour en vidéo sur la première session de l'Université populaire 2021 « Révolutions et contre-révolutions en Méditerranée et au Moyen-Orient (2011-2021) ». Cette table-ronde - organisée en partenariat avec la FIDH - a accueilli Hafidha Chekir, Mazen Darwish, Ziad Abdel Tawab.

De manière inédite et quasi simultanée, une extraordinaire vague de soulèvements populaires a traversé, il y a déjà dix ans, les sociétés au sud de la Méditerranée, à l’est comme à l’ouest, du Maghreb au Machrek.

Comme un écho qui rebondit d’un pays à l’autre, les citoyens se sont mis en mouvement. Femmes, hommes, jeunes, anciens, dans les villes, dans les campagnes, mais aussi dans les usines, comme dans les universités, les habitants sont descendus dans les rues.

À première vue, le même ressort a été à l’œuvre : la reprise en main par les peuples du destin collectif, après des années de frustration et de mécontentement et la volonté de parachever le processus de décolonisation par une réelle indépendance.

À y voir de plus près, beaucoup de différences apparaissent dans les événements de 2011, selon les pays, selon les systèmes politiques, selon les situations, qui dessinent un paysage révolutionnaire très divers. Le monde arabe qui de loin semble une réalité homogène, révèle une riche gamme d’enjeux sociaux et politiques.

Avec le temps, bien plus que des événements, apparait la réalité d’un processus qui ne fait que démarrer et qui est sans doute encore à l’œuvre.

Table ronde « 10 ans après : perspectives de révolutionnaires en Égypte, Syrie et Tunisie »

Cette table ronde programmée en partenariat avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) donnera la parole à des acteurs et actrices des révolutions en Égypte, en Syrie et en Tunisie, et leur permettra de partager leurs réflexions sur les dix dernières années de processus révolutionnaires et contre-révolutionnaires à l’œuvre dans leur pays, mais aussi plus largement dans la région. Ils échangeront également sur les perspectives d’avenir pour faire avancer les droits humains.

10 ans après : perspectives de révolutionnaires en Égypte, Syrie et Tunisie © iReMMO
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Rencontre avec :

Hafidha Chekir, vice-présidente de la FIDH, professeure de droit public à la Faculté de droit et des sciences politiques à l’Université Al Manar (Tunis), militante féministe, membre du bureau exécutif de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et membre du comité scientifique de l’Institut arabe des droits de l’Homme depuis sa création.

Mazen Darwish, avocat syrien et défenseur de la liberté d’expression. Il est le président du Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression (SCM). Il a reçu de nombreuses distinctions dont le Prix Pinter International du courage des écrivains 2014 (partagé avec Salman Rushdie) décerné par le PEN anglais à « une personne qui a été persécutée pour avoir exprimé ses convictions » et nommé « héros mondial de la liberté de la presse » en février 2015 par l’Institut international de la presse (IPI).

Ziad Abdel Tawab, juriste et militant des droits humains égyptien, directeur adjoint de l’Institut du Caire pour les Droits de l’Homme (CIHRS), ancien observateur des droits humains des Nations unies au Darfour (Soudan) et membre du conseil d’administration de IFEX, un réseau d’ONGI qui se consacre au soutien et à la promotion de la liberté d’expression.

Modération : Khadija Ryadi, militante marocaine des droits humains, féministe, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et lauréate du Prix 2013 de l’ONU pour les Droits de l’Homme.

En partenariat avec la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH), Mediapart et en collaboration avec la revue Confluences Méditerranée


 

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