Massage africain

Dans la rue ensoleillée du 16e arrondissement, il avance à petits pas. La tête couverte par un chapeau de chasse, le visage à demi enfoui dans une écharpe. Il pile devant une petite annonce collée sur une gouttière rainurée. Et, d’une main preste, arrache la dernière languette sur laquelle un numéro de téléphone doit être porté. Il repart en me jetant un rapide regard en coin. Nous nous croisons têtes baissées. Intrigué, je m’approche pour découvrir, dans un cadre noir imprimé, l’inscription : « MASSAGE AFRICAIN ».

 

Je ne me retourne pas pour regarder le vieil homme s’éloigner, d’un pas peut-être plus léger, vers des mains chaleureuses.

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