Ivan Villa
Cadre - anti-nuke - CGT - Allemagne - Argentine - Mongolie
Abonné·e de Mediapart

1498 Billets

4 Éditions

Billet de blog 21 sept. 2016

L’appel d’Eva Joly pour participer aux primaires de l'écologie.

À l’approche de 2017 et de nombreuses échéances électorales (présidentielle, législatives et sénatoriales), les écologistes se sont mis en marche et se préparent sereinement à ce grand rendez-vous avec les Françaises et les Français. Date limite d’inscription : 1er octobre.

Ivan Villa
Cadre - anti-nuke - CGT - Allemagne - Argentine - Mongolie
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

L’appel d’Eva Joly pour participer aux primaires de l'écologie :

Qui que vous soyez, d’où que vous veniez, quel que soit votre sexe, quel que soit votre âge, l’élection présidentielle vous appartient. Le choix des candidats aussi. Celle ou celui de l’écologie, en premier lieu.

En ouvrant à chacun (résident en France âgé de plus de 16 ans) la possibilité de s’inscrire aux primaires de l’écologie jusqu’au 1er octobre, EELV fait le choix fort de dire que l’avenir de notre planète est l’affaire de toutes et tous, et non d’un petit parti recroquevillé sur lui-même.

Il faut saisir cette occasion de se faire entendre. L’enjeu est très simple, il s’agit de faire remonter l’écologie et la justice sur le ring de boxe politique.

Certains m’objecteront que les chances de créer l’exploit en 2017 sont minces. Je veux leur répondre que l’exploit est pourtant nécessaire. Notre pays a beaucoup à gagner d’une présidence écologiste.

Notre France est fière et donc elle n’a pas peur

L’année 2016 aura été la troisième année la plus chaude de notre histoire. Les accords de Paris pour le climat ne sont encore que des mots sans conséquence alors qu’ils peuvent améliorer nos vies. Un petit nombre possède l’essentiel des richesses et du pouvoir d’influence. Notre planète, sa biodiversité, ses habitants sont mis à rude épreuve. Mais contrairement à ce que disent les démagogues de tous poils, rien n’est simple, tout est lié et s’entrelace.

N’oublions pas qu’il est impossible de comprendre le conflit syrien et l’émergence des nouveaux tyrans si l’on oublie l’impact social et économique de plusieurs années de sécheresses. N’oublions pas que si nos agriculteurs, je pense notamment à nos petits éleveurs laitiers, sont en proie à une telle désespérance sociale, c’est que le profit a remplacé le respect du métier et de la terre. N’oublions pas que Jean-Claude Juncker n’est pas l’Europe, que la guerre fiscale que se mènent les États membres et qui vide les caisses publiques n’est pas immuable.

L’année 2016 aura aussi vu l’esprit qui nous anime, nos fiertés, notre sentiment d’appartenance collectif être tiraillés. Chaque jour, on nous somme de choisir notre camp. Chaque jour, on désigne un « autre » dont il faudra se prémunir. L’élection présidentielle à venir en France justifie toutes les manipulations, tous les excès. Notre France, ce n’est pourtant pas ça. Notre France est belle, et est de toutes les couleurs. Elle a soif d’égalité et d’amour. Notre France est fière et donc elle n’a pas peur.

L’écologie, parce qu’il s’agit de l’avenir de notre pays et de nos enfants, est notre affaire à toutes et tous

À tous les pyromanes de la pensée, je veux redire cela : l’écologie, parce qu’il s’agit de l’avenir de notre pays et de nos enfants, est notre affaire à toutes et tous. Nous les Français et les Françaises, venus des quatre coins du monde pour faire France, nous les métis et les métisses, nous les immigrés qui travaillons sur les chantiers et nous cassons le dos pour ériger des bâtiments. Nous les agriculteurs, qui n’en pouvons plus d’être les nouveaux esclaves de l’agrobusiness, nous les chômeurs et les exclus de l’emploi au nom de l’idéologie du « travailler plus pour gagner moins », nous les femmes qui subissons le temps partiel, nous les jeunes de ce pays qui voulons fuir l’ennui d’une société bouffée par le fric. Nous sommes chez nous, nous les Bretons, les Corses, les Occitans, nous les Polaks, les Portos, les Blancos, les Ritals et les Espingouins, nous les Youpins, les Nègres, les Bougnoules, nous, les Norvégiennes ménopausées. Nous sommes chez nous. Rien n’est joué en 2017. Nous voulons sauver la planète et redonner le sourire à ce pays.

L’écologie est une fête. L’écologie est un horizon. L’écologie est pour nous. La justice est pour tous.

C’est pourquoi je me suis inscrite pour voter. Nous avons quatre beaux candidat-e-s. Venez écrire avec eux le projet écologiste pour la France. Venez, vous êtes chez vous.

https://reporterre.net/L-appel-d-Eva-Joly-pour-participer-a-la-primaire-d-EELV

Les sites

Pour s’inscrire à la primaire AVANT le Premier Octobre !
Le site de campage de Karima

https://primaire-ecologie.fr/

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — International
Être LGBT+ en Afghanistan : « Ici, on nous refuse la vie, et même la mort »
Désastre économique, humanitaire, droits humains attaqués… Un an après avoir rebasculé dans les mains des talibans, l’Afghanistan n’en finit pas de sombrer. Pour la minorité LGBT+, le retour des fondamentalistes islamistes est dévastateur.
par Rachida El Azzouzi et Mortaza Behboudi
Journal — International
« Ils ne nous effaceront pas » : le combat des Afghanes
Être une femme en Afghanistan, c’est endurer une oppression systématique et brutale, encore plus depuis le retour au pouvoir des talibans qui, en un an, ont anéanti les droits des femmes et des fillettes. Quatre Afghanes racontent à Mediapart, face caméra, leur combat pour ne pas être effacées. Un documentaire inédit.
par Mortaza Behboudi et Rachida El Azzouzi
Journal
Un homme condamné pour violences conjugales en 2021 entre dans la police
Admis pour devenir gardien de la paix en 2019, condamné pour violences conjugales en 2021, un homme devrait, selon nos informations, prendre son premier poste de policier en septembre dans un service au contact potentiel de victimes, en contradiction avec les promesses de Gérald Darmanin. Son recrutement avait été révélé par StreetPress.
par Sophie Boutboul
Journal — Climat
Près de Montélimar, des agriculteurs exténués face à la canicule
Mediapart a sillonné la vallée de la Valdaine et ses environs dans la Drôme, à la rencontre d’agriculteurs qui souffrent des canicules à répétition. Des pans de récoltes grillées, des chèvres qui produisent moins de lait, des tâches nouvelles qui s’accumulent : paroles de travailleurs lessivés, et inquiets pour les années à venir.
par Sarah Benichou

La sélection du Club

Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La piste Morandat (5/9)
Dans ses lettres, Céline accuse Yvon Morandat d’avoir « volé » ses manuscrits. Morandat ne les a pas volés, mais préservés. Contacté à son retour en France par ce grand résistant, le collaborateur et antisémite Céline ne donne pas suite. Cela écornerait sa position victimaire. Alors Morandat met tous les documents dans une malle, laquelle, des dizaines d’années plus tard, me sera confiée.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La révélation (1/9)
Comment, par les hasards conjugués de l’Histoire et de l’amitié, je me retrouve devant un tombereau de documents laissés par Céline dans son appartement de la rue Girardon en juin 1944. Et ce qui s’ensuivit.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - L’inventaire (2/9)
Des manuscrits dont plusieurs inédits, son livret militaire, des lettres, des photos, des dessins, un dossier juif, tout ce que l’homme et l’écrivain Céline laisse chez lui avant de prendre la fuite le 17 juin 1944. Un inventaire fabuleux.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Une déflagration mondiale (3/9)
La veuve de Céline disparue, délivré de mon secret, l’heure était venue de rendre publique l’existence du trésor et d’en informer les héritiers… qui m’accusèrent de recel.
par jean-pierre thibaudat