S'appuyer sur les passions des autistes.

Le traitement du mal-être de l’autiste par le bord, prôné par un courant de la psychanalyse lacanienne, cela peut se dire simplement : c’est s’appuyer sur ses passions. A savoir principalement ses objets autistiques, ses doubles et ses intérêts spécifiques. Il s’agit de la thérapie spontanément utilisée par le sujet autiste à des degrés divers quand on ne l’entrave pas dans ses efforts.

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Qu’est-ce que le traitement de l’autiste par le bord, me demande Jean Vinçot[1], et comment l’expliquer sans  termes techniques ?  Comment synthétiser et rendre accessible une abondante littérature psychanalytique en termes simples et sans être trop réducteur ? La tâche est difficile. Tentons de nous y atteler.

 Le traitement de l’autiste par le bord, cela peut se dire simplement : c’est s’appuyer sur ses passions. Mottron préfère dire « interventions fondée sur les forces »[2]. Il existe une nuance entre ces deux thèses qui s’imbriquent partiellement : les forces réfèrent ici aux capacités cognitives ; les passions mobilisent ces dernières et les dépassent. Quelles sont les passions de l’autiste ? D’abord son objet autistique, mais aussi son double, et son intérêt spécifique. Ces éléments constituent les trois incarnations du bord autistique. Que possèdent-ils en commun ? Ils sont l’objet d’un exceptionnel intérêt : ils condensent ce qui compte le plus pour l’enfant autiste, ce sont ses trésors. Certes, leur investissement est initialement excessif, il convient souvent de le tempérer, mais la plupart des autistes de haut niveau s’accordent à considérer que les supprimer est inapproprié.

Pourquoi les nommer bord ? Parce que l’enfant autiste les situe comme des intermédiaires rassurants entre lui et le monde extérieur.  Il les utilise spontanément, quand il n’en est pas empêché, pour se protéger des échanges, pour réguler sa vie émotionnelle, et pour entrer en contact avec son entourage par leur entremise. C’est une armure construite par un enfant en cure avec F. Tustin qui a conduit E. Laurent à introduire le concept de bord en 1992. Il peut s’incarner en des objets, concrets ou fictifs, mais aussi en des animaux ou en des personnes. Les compagnons imaginaires de D. Williams et la trappe à serrer de T. Grandin sont les deux incarnations les plus connues du bord autistique. On sait quel profit elles en ont tiré. D. Williams souligne combien leur protection fut importante pour elle : « ces deux créatures nées de mon imagination […] m’ont aidée à vivre indépendante et m’ont évité de finir dans une institution psychiatrique. Elles m’ont aussi conduites dans un voyage au cours duquel, bribe par bribe, j’ai finalement réussi à exister en tant qu’être doué de sentiments et d’émotions dans « le monde », le monde réel »[3]. T. Grandin affirme que la trappe à serrer, non seulement la rassurait, mais lui a permis de canaliser sa vie émotionnelle et lui a servi « de motivation »[4]. Le bord le plus simple, celui qui s’incarne dans une ficelle, ou dans un chiffon, voire pour Williams dans des peluches, possède selon elle « une valeur défensive et protectrice », et constitue déjà « un pont avec le monde extérieur »[5]. Les témoignages de la fonction stimulante du bord incarné par un animal se multiplient : « Un chat sauve un enfant de l’autisme »[6] ; « Le chien et l’enfant qui ne savait pas aimer »[7], « La petite fille qui s’ouvrit au monde grâce à un chat »[8], « La belle histoire d’amour entre un chien et un enfant autiste »[9], « Grâce à l’amour d’un chat »[10], etc.

 Les éléments du bord sont souvent imbriqués les uns dans les autres.  La machine de Joey, censée lui fournir l’électricité qui l’animait, était à la fois un objet autistique, dont il ne pouvait se séparer, un double, lui-même s’éprouvant comme une machine, et la source de son intérêt spécifique, puisqu’il devint électricien[11]. Le point commun majeur réside dans l’exceptionnel investissement libidinal dévolu à chacun des éléments. Tous sont l’objet d’une intense passion. « Je ne peux parler que pour moi, écrit Luke Jackson, un autiste Asperger, mais quand j’ai quelque chose en tête, alors le reste du monde cesse d’exister. Je suppose que l’on peut taxer ça d’égoïsme et je m’efforce réellement de penser un peu plus aux autres ; mais parfois c’est vraiment très difficile. Qu’il s’agisse de dinosaures (ça, c’était quand j’étais plus petit, je m’empresse de le préciser), des Pokémon, des Playstation ou d’ordinateurs – ces derniers ont toujours présenté une fascination récurrente pour moi – je sens une telle vague d’excitation monter en moi que je ne peux même pas la décrire. Je dois absolument discuter du sujet. Etre stoppé net me met dans un tel état que je peux facilement rentrer dans une rage folle. En écrivant tout cela, je réalise à quel point tout cela peut paraître fou, mais je ne fais que décrire la réalité ».[12]

 Les autistes de haut niveau sont quasi unanimes pour affirmer qu’il faut favoriser leurs passions. « Je pense, écrit Schovanec, que les intérêts spécifiques ne sont pas un ennemi, loin de là, et qu’une interdiction, une opposition frontale n’est pas une bonne solution […] Ce ne sont pas que des lubies complètement arbitraires. Ils contribuent à l’élaboration de la personnalité, de ce que l’on est en tant qu’être humain. Au bout de quelques années, ils peuvent déboucher sur un métier. Si un jeune avec autisme se passionne pour l’informatique, il pourra peut-être devenir informaticien »[13]. Une autre autiste insiste : si un intérêt sert un objectif légitime, par exemple maîtriser une peur, ou mieux accepter sa différence, « il devrait être toléré, même s’il est étrange ou contraire au bon goût »[14].

 Des démonstrations probantes de l’utilisation spontanée du bord pour se protéger, se construire et se socialiser sont souvent relatées par des parents, révoltés par les méthodes que les spécialistes leur préconisaient, qui témoignent s’être appuyés sur les passions de leur enfant. Que cela puisse conduire à des réussites éclatantes, ils en ont fait le constat et ils en ont apporté la preuve. « L’étincelle » de K. Barnett, « Nos mondes entremêlés »[15]de V. Gay-Corajoud, « Une vie animée »[16]de R. Suskind, voire « Ecouter l’autisme »[17]de A. Idoux-Thivet sont parmi les plus connus et les plus probants de ces témoignages. Ils révèlent combien des dessins animés,  des jouets et des objets divers peuvent être précieux pour la construction de sujets autistes quand ils les ont investi et qu’on les laisse à leur disposition. La plupart de ces parents ont dû prendre la même décision difficile que celle de K. Barnett : aller à l’encontre de l’opinion des spécialistes, en laissant à son enfant son objet autistique, et en alimentant ses passions. Ne pas se concentrer sur les points faibles, note-t-elle, comme le font les thérapies classiques, mais commencer par ce que l’enfant a envie de faire[18]. C’est aussi ce que préconise une autiste de haut niveau telle que Michelle Dawson quand elle réclame « un accès éducatif au savoir qui respecte le sujet autiste et lui laisse développer lui-même ses compétences »[19].

 Il est des tenants de la méthode ABA pour prétendre qu’ils pratiquent de longue date l’insertion des passions de l’autiste dans sa prise en charge. En fait, ils les utilisent parfois comme récompenses. Leur donner une place d’adjuvant au traitement n’est en rien comparable à les situer en moteur de la cure.  Le bord est beaucoup plus qu’une carotte qui vient après le bâton. Non seulement il protège, rassure, stimule, mais il permet aussi de réguler le trop d’excitation. La trappe de contention de Grandin, décontractante, la soulageait de ses crises de nerfs[20]. Les compagnons imaginaires de Williams avaient une fonction de « protection anesthésiante » permettant à la véritable Donna de se cacher derrière eux et de ne pas engager ses émotions. La mini-ville de Louange inventée dans sa cure lui rendait possible de traiter un trop d’excitation par l’entremise de figurines le représentant[21]. L’angoisse de devoir se rendre à l’hôpital était maîtrisée par Bouissac en logeant son double en plastique dans un hôpital playmobil[22], etc.

 Quand un bord est élu, l’autiste entretient une relation fusionnelle avec lui. Il devient souvent un double censé percevoir et penser de manière très similaire au sujet. Ce phénomène s’actualise volontiers dans la cure psychanalytique. Meltzer et ses collaborateurs avaient observé que dans celle-ci l’enfant autiste manifeste « un degré inhabituel de dépendance » vis-à-vis du thérapeute. « Ce dernier devait fonctionner non seulement comme un serviteur, ou un remplaçant, mais comme un instigateur dans la situation ; il devait non seulement mener à bien l’action mais aussi décider quelle action devait être entreprise et par conséquent en porter la responsabilité »[23].  La dépendance peut aller si loin  que le sujet autiste laisse parfois au double-thérapeute la charge de localiser ses sensations corporelles – même quand elles sont douloureuses. Jusque dans la souffrance, relate Rothenberg,  Peter « refusait toute responsabilité. Il criait, pleurait et il fallait être un fin détective pour arriver à déceler où il avait mal. Jamais il ne le disait ». L’essentiel  de ses affects était dans la dépendance de son thérapeute : il devait passer par elle pour les identifier et pour décider[24]. La plupart des spécialistes font en des termes différents un constat concordant concernant l’importance de l’insertion d’un double dans le monde de l’autiste pour lui permettre de se construire. Les uns font état de la quête d’un « moi auxiliaire », d’autres évoquent la nécessité d’une « structure de soutien », d’autres encore celle d’un « contenant », d’un « aidant » ou d’un « mentor ». Certains se réfèrent à « un maternage symboligène ». Toutes ces intuitions convergent. Etre un spécialiste de l’autisme n’est pas nécessaire pour faire ce constat, il y suffit d’être une mère attentive : « le chemin vers l’autonomie, constate A. Idoux-Thivet avec son enfant, doit nécessairement passe par une étape fusionnelle entre nous »[25]. Beaucoup de parents, le plus souvent des mères, acceptent d’incarner la fonction du bord en prenant une place de double. De celle-ci, il leur est beaucoup plus aisé de se faire entendre par leur enfant.

 Au cours d’une cure de sept années, Alan Ripaud m’a beaucoup appris. Quand je lui ai demandé, en 2015, dans un Colloque, après la fin de notre travail, ce qu’il en avait retenu, sa réponse a été simple : « elle m’a aidé à développer mes passions »[26]. D’une thérapie cognitive, poursuivie en parallèle, il estimait qu’elle lui avait permis de mieux comprendre les interactions sociales[27]. Il est aujourd’hui fleuriste et vend en particulier l’objet de son intérêt spécifique majeur : les plantes carnivores. Notons que la mère d’Alan considère qu’il a eu la chance d’avoir bénéficié à la fois d’une approche psychanalytique et d’une approche cognitivo-comportementale. « La complémentarité des deux approches, déclara-t-elle, a été vraiment quelque chose d’exceptionnel ». Quelques rares institutions la rendent possible. Elle exige deux conditions rarement réunies : une tolérance réciproque et une rupture avec les rigidités de l’ABA.

 Cependant tous les autistes ne possèdent pas un bord.  Certains se présentent, selon l’expression de Williams, comme des « maîtres du néant », fuyant délibérément toute interaction, parfois même avec des objets, ne parlant pas, tout au plus préoccupés de sensations corporelles. Avec ceux-là, les approches cognitivo-comportementales se heurtent à un refus actif et sont le plus souvent radicalement mises en échec. C’est paradoxalement en présence de ces enfants qui ne parlent pas que les repères psychanalytiques sont les plus précieux. La psychanalyse prend en compte ce qui est totalement ignoré par les autres approches, à savoir la manière de traiter l’angoisse. Celle-ci est sans objet et sans cause discernables. Elle est irrationnelle, mais s’impose pourtant avec force comme venant d’ailleurs. Pour prétendre que l’autisme immunise de l’angoisse, il faut nier les témoignages contraires, et même l’humanité des autistes. C’est elle qui conduit dans les formes les plus sévères à retenir la voix, le regard, les selles, à éviter radicalement l’échange, à s’accrocher à des conduites d’immuabilité, etc. Il s’agit alors de composer avec ces protections, de les contourner par des interventions indirectes, recourant parfois à un doux forçage, afin de favoriser l’immixtion d’un bord protecteur dans le monde de l’enfant. Le bord ne s’apprend pas, pourtant presque tous les autistes le mettent en place par l’entremise de l’objet autistique. Un savoir inconscient sur la manière de se protéger de l’angoisse détermine à leur insu cette initiative. Personne ne leur enseigne la fonction de l’objet autistique, mais la plupart en élisent un. De même l’intérêt spécifique ne leur est pas suggéré : c’est un choix de leur part, délibéré dans son incarnation, mais qui les dépasse dans sa nature même. Le mode de fonctionnement autistique induit un recours à l’intérêt spécifique, seule son originalité résulte d’un choix individuel.

 L'enseignement majeur du traitement par le bord consiste à s'appuyer sur les passions du sujet, fussent-elles réduites à un bout de chiffon; mais il en est un autre, tout aussi important, conforme à une indication capitale de D. Williams: "tout doit être indirect"[28]. L'introduction du bord met en place les conditions d'une approche indirecte, par exemple en s'adressant directement à l'objet qui l'incarne, manière de mieux se faire entendre par l'autiste. Tout doit être indirect, non seulement les apprentissages, mais aussi la régulation des affects, tandis que l'insertion sociale doit être médiatisée. S'appuyer sur le bord est conforme aux attentes spontanées des autistes qui craignent avant tout l'échange direct.

 Il arrive que l’on se demande en quoi le traitement par le bord réfère encore à la psychanalyse puisqu’il n’est ni orienté vers une remémoration de l’histoire, ni guidé par des interprétations de l’inconscient. En tant qu’il se fonde sur les inventions et les passions de l’enfant, et non sur le savoir de l’éducateur, rien n’objecte à l’inscrire globalement dans les méthodes psychodynamiques. Cependant, il doit beaucoup à la découverte freudienne. Rappelons que c’est une psychanalyste, Frances Tustin, qui a introduit la notion d’objet autistique. Le domaine d’étude de la psychanalyse commence quand le sujet constate qu’il fait des actes qui le dépassent. Parfois même il les désapprouve, « c’est plus fort que moi », mais ne peut s’empêcher de les répéter. Le choix régulier d’objets autistiques, de doubles et d’intérêts spécifiques sont commandés par le fonctionnement autistique : ils excèdent les choix individuels, même si chacun les incarne à sa façon. De même la plupart des autistes ont des comportements d’immuabilité, ce sont des efforts pour créer des cohérences locales, qui sont des précurseurs des intérêts spécifiques. Ils répondent au même but que ces derniers. Tous ces phénomènes relèvent d’un fonctionnement inconscient propre aux sujets autistes : nul ne les leur a appris, pourtant presque tous les mettent en œuvre. Ils se les approprient à leur manière, mais la dynamique vient d’une source qu’ils ne maîtrisent pas. Un savoir insu d'eux-mêmes les détermine beaucoup plus qu’ils ne le supposent. La manière complexe de traiter le bord pour se protéger, se construire et se socialiser s’impose spontanément à l'autiste- quand on ne l’entrave pas dans ses efforts. Le fonctionnement autistique ouvre sur un domaine encore peu exploré de la découverte freudienne de l’inconscient. Il existe certes beaucoup de sortes d’inconscients, un inconscient cognitif a même été expérimentalement mis en évidence, cependant la spécificité de l’inconscient freudien réside en ce qu’il est porteur de la dynamique du sujet, il n’est pas douteux que c’est celui-ci qui crée le bord.

Mon argumentation qui s’appuie sur les propos des autistes donne à certains « l’impression que je me contente de les instrumentaliser en défense de la psychanalyse ». Ils omettent que la psychanalyse trouve sa source dans la parole du sujet. Si je la méconnaissais, ils seraient les premiers à dénoncer le freudo-lacanisme comme une idéologie sans support plaquée sur l’autisme. Mieux vaudrait s’interroger sur des recommandations qui prônent certaines pratiques contraires à l’opinion de la majorité des autistes.  Il est commun aux approches dites scientifiques de dévaloriser la parole de sujet, l’homme neuronal ne serait transparent qu’aux instruments de mesure, il ne saurait rien de lui-même ; c’est pourquoi  « Ecouter les autistes » prôné par la psychanalyse possède une portée dérangeante pour l’approche moderne de l’humain. Quand la connaissance ne connaît que le chiffre, le scanner, l’IRM et la génétique, la parole devient une scorie à éliminer. Dans ce contexte on ne peut que saluer l’émergence en France d’un collectif d’autistes pour la liberté d’expression (même s’il renâcle à l’accorder aux psychanalystes)[29].

 La cure psychanalytique n’est pas le traitement privilégié du mal-être de l’autiste ; beaucoup d’autres méthodes psychodynamiques, parfois spontanément inventées par le sujet lui-même, parviennent à des résultats significatifs. Aucune réserve à faire par exemple à la thérapie rogérienne par le jeu conduite par V. Axline avec Dibs[30]. L’Affinity Therapy ou le SCERTS[31]ouvrent de même des voies nouvelles intéressantes qui prennent en compte le savoir et les passions de l’enfant. Cependant, seule la psychanalyse fournit un cadre théorique pour aborder les angoisses et la spécificité du fonctionnement affectif de l’autiste. En cela elle reste indispensable. Sa remarquable persistance tient à sa capacité heuristique incomparable pour comprendre les phénomènes humains qui dépassent la volonté - ceux qui témoignent d’un savoir agissant à notre insu. Cette persistance est d’autant plus digne d’être soulignée que la psychanalyse se heurte aujourd’hui à des représentations collectives contraires qui exaltent l’individualisme et qui font de la propriété de soi une valeur essentielle. Elle rappelle l’être humain à sa limite, note Ehrenberg, tandis que les neurosciences cognitives invitent à les dépasser[32]. De surcroît elle est en bute depuis sa naissance à des critiques multiples qui reviennent en vagues incessantes.  Pire encore Freud a souligné qu’après Copernic, destituant la terre d’une place centrale dans l’univers, et après Darwin, montrant l’enracinement de l’homme dans le règne animal, la psychanalyse a infligé au narcissisme humain une nouvelle blessure majeure, en mettant en évidence que le moi n’est pas même maître dans sa propre maison. « De là la révolte générale contre notre science, le manquement à tous les égards que commande la civilité universitaire, et une opposition qui s’est affranchie de toutes les entraves d’une logique impartiale »[33]. Freud constatait cela en 1916. Plus récemment les controverses autour de l’autisme ont fourni un riche terreau pour développer le rejet que la psychanalyse suscite spontanément. Il demande un difficile effort pour être surmonté. M. Vinçot suppose que le lecteur de Mediapart possède une sagesse suffisante pour qu’il soit aujourd’hui possible d’ouvrir aux commentaires un blog traitant de la psychanalyse sans que cela suscite un flot de boue et de haine. Je viens d’indiquer pourquoi j’en doute. Tentons cependant cette fois l’expérience.

 

[1]Association Asperansa. Blog sur Mediapart.

[2]Mottron L. L’intervention précoce pour enfants autistes. Mardaga. 2016, p. 219.

 [3]Williams D. Si on me touche, je n’existe plus. R. Laffont.Paris.1992, p. 289.

[4]Grandin T. Ma vie d’autiste. [1986] O. Jacob. 1994, p. 112.

[5]Williams D. Quelqu’un, quelque part. R. Laffont. Paris. 1996, p. 100.

[6]Romp J. Mon ami Ben. J-C Gawsewitch. Paris. 2011.

[7]Gardner N. Le chien et l’enfant qui ne savait pas aimer. City. [2007] 2016.

[8]Carter-Johnson A. Iris Grace. La petite fille qui s’ouvrit au monde grâce à un chat. [2016] Presses de la Cité. 2017.

[9]Turner V. Sox, l’ami qui m’a sauvé la vie. La belle histoire d’amour entre un chien et un enfant autiste. [2016] City. Paris. 2017.

[10]Booth L. Grâce à l’amour d’un chat. City. 2014.

[11]Bettelheim B. La forteresse vide. Gallimard [1967]. Paris. 1969, pp. 301-418.

[12]Jackson L. Excentriques, Phénomènes et Syndrome d’Asperger. AFD Editions. Mouans Sartoux. 2007, p. 41.

[13]Schovanec J. Je suis à l’Est ! Plon. 2012, p. 129.

[14]Myers J. M., citée par Attwood T. Le syndrome d’Asperger. De Boeck. Bruxelles. 2009, p. 218.

[15]Gay-Corajoud V. Nos mondes entremêlés. L’autisme au cœur de la famille. Imprim’vert. Montpellier. 2018.

[16]Suskind R. Une vie animée.  Le destin inouï d’un enfant autiste. Saint-Simon. 2017.

[17]Idoux-Thivet A. Ecouter l’Autisme, Editions Autrement, coll. Mutations n°252, Paris. 2009.

[18]Barnett K. L’étincelle. Fleuve noir. Paris. 2013, p. 98.

[19]Laurent E. La bataille de l’autisme. Navarin/Le champ freudien. 2012, p. 159.

[20]Grandin T. Ma vie d’autiste, o.c., p. 108.

[21]Bouyssou-Gaucher C. Louange, l’enfant du placard. Psychothérapie analytique d’un enfantautiste. PentaEditions. 2019.

[22]Bouissac J. Qui j’aurai été… Editions d’Alsace. Colmar. 2002, p. 7.

[23]Meltzer D. Bremmer J. Hoxter S. Wedell D. Wittenberg I. [1975] Explorations dans le monde de l’autisme. Payot. Paris. 1980, p. 41.

[24]Rothenberg M. Des enfants au regard de pierre [1977]. Seuil. 1979, p. 277-279.

[25]Idoux-Thivet A. Ecouter l’Autisme, o.c., p. 37.

[26]Ripaud A. Mon affinité les plantes carnivores, in Affinity Therapy. Nouvelles recherches sur l’autisme (sous la direction de M. Perrin). Presses Universitaires de Rennes. 2015, p. 70.

[27]Ibid., p. 71.

[28]Williams D. Si on me touche, je n’existe plus, o.c., p. 305.

[29]Maleval J-C. La liberté d’expression en matière d’autisme. Blog de Mediapart. 26 mai 2019.

[30]Axline V. Dibs. Développement de la personnalité grâce à la thérapie par le jeu [1964]. Flammarion. 1967.

[31]Social Communication Emotional Regulation Transactional Support. Prizant B ; Wetherby A.M ; Rubin E. ; Laurent A.C. The SCERTS Model. A transactional, Family-Centered Approch to Enhancing Communication and Socioemotionnal Abilities of Children with Autism Specrtum disorder. Infants and Young Children. 2003, 16, 4, pp. 296-316.

[32]Ehrenberg A. La mécanique des passions. O. Jacob. Paris. 2018, p. 14.

[33]Freud S. Introduction à la psychanalyse [1916], Œuvres complètes XIV. PUF. Paris. 2000, p. 295.

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