Une vigilance sans délation, ai-je bien compris?

Emmanuel Macron demande une vigilance sans délation. La délation est une dénonciation honteuse et méprisable. En résumé, faites comme les collègues de ce dernier terroriste, ne tombez pas dans la dénonciation, elle pourrait être honteuse et méprisable. Quand la barrière entre la dénonciation et la délation est floue, même pour des services spéciaux spécialisés, comment va faire le citoyen?

Voilà une initiative qui réveille les vieux démons. Après le souvenir de la chasse au juifs, de la chasse aux résistants suivie de la chasse aux collabos avec les monstruosités qui ont tapissé la France, une époque pendant laquelle Macron n'était même pas encore une graine de choux, il nous fait le coup de vouloir réunir les français par l'insécurité dont il est dépositaire, les réunir par la suspicion, un vice qui n'a pas besoin d'être fortement motivée quand on titille la peur. Mais si la suspicion engendre la méfiance, la division, il pense vraiment réunir? L'Etat français doit l'ordre et la sécurité aux citoyens avec les institutions que l'Etat s'est créées et dont il dispose pleinement. N'inversons pas les rôles. 

 En fait Macron, conscient que comme les services spéciaux ne sont pas capables de faire ce qu'ils sont censés bien faire, demande aux citoyens français de le faire mais je ne comprends pas, parce que les dénonciations vont revenir aux services spéciaux. Quand les services spéciaux n'en sortent pas avec un suspect que vont-ils faire avec une abondance de suce-pets. Je me demande si Macron croit qu'on ne va pas s'en rendre compte ou alors il n'y a pas penser. Non, c'est le style d'idée à la Castaner et on ne va pas s'imaginer que Macron pense comme Castaner. Ha bon, vous croyez? Si l'Ouroboros n'existait pas depuis longtemps, il en aurait été l' inventeur mais peut être que celui-ci ne mord pas mais alors que fait-il avec sa queue? Ne me dites pas que je suis de mauvais goût, je n'ai rien a à faire dans cette image. 

Bon, je retourne de l'autre côté de la frontière, content que nous ayons des frères comme nous, depuis le temps que vous le dites, on avait compris qu'il fallait être aussi drôle que les belges pour si bien les comprendre.

Courage mais bon amusement , tout de même.

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