Nous sommes en guerre!

Quand l'ennemi envahi la frontière, que l'Est du pays est en état critique j'ai difficile de comprendre qu'il faille attendre que tout le pays soit envahi pour dire "nous somme en guerre". Imaginez qu'en 1940, il ait fallu attendre que les teutons se baignent à Nice pour dire : "nous sommes en guerre".

Bon d'accord, l'humour belge n'est pas fin mais con mais on n'imagine pas Macron parler de con finement. Imaginez le président, brushing premier de la classe, annoncer: "Le con finement s'impose". Il est plus chic de dire " j'ai le cancer du bras droit" plutôt que d'annoncer " J'ai une cirrhose" (Coluche). Donc, "Nous sommes en guerre, je suis le chef". Mais je me demande qui est en guerre, n'est-ce pas les services de santé qui sont en guerre, lesquels étaient déjà dépassés par manque de moyens avant l'envahissement du pays. Ces services d'urgence qui avant la crise ont alerté pendant des mois et qui aujourd'hui sont envoyés au front, heu non , il n'y a plus de front, le pays est déjà envahi… je recommence: sont envoyés en résistance avec une chique et un ballon pour combattre.

Bon d'accord, la situation n'est pas comique pour les services de santé et pour les citoyen(ne)s mais vous qui allez devoir vous confiner, qui allez vous faire des laissez-passer, vous serez confinés dans des transports en commun qui sont restreints. Cherchez l'erreur. Quant à la police qui réclame des masques, il faudra leurs dire qu'ils doivent être d'abord contaminés et puis il savent bien qu'on peut tenir dans les gaz sans masques! Ils sont drillés!

Donc en résumé, la prochaine fois que vous voyez partout en France, des soldats étrangers, ne pensez pas que vous êtes en guerre mais sous occupation et que si votre président vous annonce être en guerre c'est qu'il a raté un chapitre. Mais rassurez-vous il dira "l'Etat paiera", heueueu il veut dire que vous rembourserez après.

Courage.

Rien ne sert que je parte à temps, quand je peux dire que vous êtes en retard (Macron 2020)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.