Bouffonerie présidentielle pour les tranchées de Verdun

Quand les tranchées sont ouvertes à l'Est et fusent vers l'Ouest , Il serait temps de cesser les discours pompeux et creux d'une philosophie digne des généraux de 14-18. Clémenceau est de retour en médecin ou en député et crie à la trahison.

C'est sidérant, on confine les malades chez eux avec du paracétamol et ils arrivent à l'hôpital ayant perdu les plus belles chances. On maintient loin des médecins, les patients sans vrai traitement ou même tentative de traitement en pensant que la porte de la maison est une meilleure frontière, que celle des pays. Trahison mortelle ou connerie?. Traitement: paracétamol à la maison pour une pathologie que les soins intensifs dénoncent comme une "saloperie" et certains ergotent pour le double-aveugle randomisé d'une molécule pourtant vieille de 40 ans, avec la condescendance de ceux qui n'ont que cette condescendance pour donner un sens scientifique à la folie, folie froide que ressentent ceux qui ignorent quand ils devraient savoir mais veulent encore paraître sachant. Il n'y a qu'une chose à faire: sauver des vies à tout prix, sinon nos pays n'auront plus aucun sens à nos yeux, que ce soit la France, la Belgique, l'Espagne, l'Italie… Critiquer des chinois comme je l'entends chez vous alors qu'ils sont seuls à aider l'Italie quand nous pouvions encore le faire, est le plus vil coup de couteau dans le dos à ce qui restait d'espoir pour une Europe; celle que Macron disait défendre. L'Europe est finie, elle se déchirera quand, après, il faudra parler des sous. Nos pays qui se sont justifiés au nom de l'Europe mourront dans nos têtes avec le mythe de l'Europe. La crise sociale sera violente car nos dirigeants auront tout fait trop tard pour avoir le temps de faire des discours creux, difficiles à pondre quand on n'a rien à dire. J'entendais un éminent médecin de soins intensif de Paris qui critiquait l'usage de la chloroquine en disant ceci: " si on se met à utiliser la chloroquine, on ne pourra pas tester un autre traitement qui pourrait être efficace, ne permettant pas ainsi de découvrir autre chose". Alors, j'y en pensé juste un moment pour me dire ceci: il ne pourra pas tester une autre alternative effectivement si la chloroquine est efficace, mais le patient n'en aura pas besoin, ce super médecin ne va rien rater si son patient va mieux. Deuxièmement quand il n'a pas encore une autre possibilité, il nous dit que trouver une solution avec la chloroquine ne lui permet pas d'essayer une autre qu'il n'a pas. Ce qui m'inquiète, c'est qu'il s'occupe de patients mourants. Ce qui m'inquiètes est que LCI le considère comme un référant. Je dis à ce gugusse:  utilisez la chloroquine, quand çà marche oublier l'autre que vous n'avez pas encore et si cela ne marche pas vous aurez la possibilité de tester ce traitement que vous n'avez pas encore.

Des heures de discutions télévisées avec des chroniqueurs stériles, habillant l'inutilité avec des suppositions, un défilé de suppositoires soporifiques intercalées avec la pub pour les mesures d'hygiène. C'est bon, on a compris et pour les autres qui ne les appliquent pas, ils s'en moqueront jusqu'au bout. Fabriquez plutôt des respirateurs, des belges en fabriquent avec des ballons de respiration type Dräger, un moteur électrique et un peu d'électronique, cela marche. Il y a urgence. Donnez du Plaquénil, dès les premiers symptômes; plein de patients peuvent vous en parler et la médecine ne commence t'elle pas par l'écoute des patients quand surtout, elle dit ne pas savoir. Vous voulez faire des études, ignorant ceux qui meurent sous prétexte que vous ignorez encore. L'ignorance a pour particularité de s'ignorer elle même et quand elle se veut humble, elle décide encore quand on pourrait écouter les patients qui l'ont vécu, les médecins la prescrivent mais que vous faites taire par la sanction possible, ne pas écouter ceux qui pensent avoir une partie de la solution... La contamination balaie toutes les mesures, c'est le virus qui décide, les épidémiologistes ne cessent de dire qu'ils ne savent rien de ce virus et nous écoutons leurs "certitudes", croyant que leur sincérité suffit pour décider. Ils ont décidé: les frontières ne sont pas des barrières mais la porte de votre maison serait une barrière. Regardez ce qui se passe en mesure d'hygiène derrière la porte des soins intensifs pour savoir ce que vous devriez faire chez vous! Les épidémiologistes seront comme les économistes qui ne voient jamais rien venir mais expliquent après ce qui s'est passé,  pour justifier qu'ils faillent les écouter , une soi disant science qui ne tient qu'à la confiance et que ce que l'on sait aujourd'hui ne s'applique pas à ce qui se passe. Quand le virus aura tout balayé et s'épuisera, faute d'ennemis; ils diront avoir maîtrisé.  Dire qu'il faille prescrire la chloroquine uniquement sous contrôle hospitalier à cause de sa dangerosité, est une imbécilité: cette vieille molécule est prescrite des milliers de fois chaque année pour ceux qui vont passer leurs vacances à l'autre bout du monde, sans contrôle hospitalier! Et là ils sauraient ce qu'ils font quand vous partez fêter au Sénégal; la chloroquine serait moins dangereuse quand c'est pour les vacances? Bande de gugusses!

Des députés crient trahison et les tranchées s'ouvrent et souffrent, et le Maréchal des armées se masque en retard dans son carnaval. Le facture pour faire taire le peuple après cette crise, sera ce que les GJs avaient réclamés. Les borgnes, les handicapés ne suffisaient pas, il fallait une hécatombe pour confirmer l'incompétence enrobée de discours pompeux d'une République poussiéreuse. Même différente, la Belgique devra compter ses morts, mais l'odeur ne sera pas vraiment la même. Je n'aime pas ce que je vois, ce que j'entends mais je me dis que c'est probablement nécessaire.

Les dès roulent sur le tapis avec la force de la mort. En attendant, si nous devons mourir, soyons dignes.

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