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Billet de blog 30 oct. 2021

Amour et politique

Tout les oppose en apparence... D'un côté, la douceur, le rapport intime à autrui, la spontanéité.... De l'autre, la soif de pouvoir, la vie publique, les calculs plus ou moins sordides. Pourtant, l'amour et la politique sont beaucoup plus liés qu'on ne pourrait le croire.

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Apparente opposition

L'amour, au sens le plus noble du terme, implique un intérêt sincère pour une autre personne – un intérêt, pour ainsi dire, désintéressé. Aimer quelqu'un, c'est s'intéresser à son bonheur, se réjouir lorsqu'il est joyeux, s'attrister de sa tristesse. C'est aussi respecter sa liberté et ne pas chercher à le réduire à un instrument. C'est désirer ne faire qu'un avec l'autre sans pour autant vouloir le consommer comme de la nourriture ni le posséder comme une chose. En ce sens, il semble bien qu'il y ait une différence fondamentale, voire une opposition, entre l'amour et la politique.

La politique est, pour parodier le célèbre mot de Clausewitz, la continuation de la guerre par d'autres moyens. C'est une activité qui consiste à lutter pour maintenir ou obtenir un pouvoir au sein d'un groupe humain. Or, le pouvoir s'oppose à l'amour. Avoir du pouvoir sur quelqu'un, c'est être en mesure de le contraindre à faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire. Si l'amour régnait dans la société, il n'y aurait pas besoin de politique : chaque personne travaillerait à l'épanouissement de toutes les autres. Il pourrait y avoir des discussions, des désaccords momentanés, mais le plaisir de travailler ensemble à un projet commun finirait par l'emporter sur les dissensions, et personne n’aurait besoin d'avoir du pouvoir sur autrui.

La politique implique donc des intérêts durablement opposés, et des conflits où chaque groupe cherche à imposer sa volonté aux autres. Au mieux, il peut y avoir des compromis, un intérêt commun, des alliances. Mais s'allier avec quelqu'un, ce n'est pas encore l'aimer. C'est conclure une trêve, former une unité superficielle fondée sur le calcul et l'utilité réciproque et non sur le désir de contribuer au bonheur des autres. Chaque personne n'est pour les autres qu'un moyen, et non une fin en soi.

Les usages politiques de l'amour

Cependant, à supposer que la politique soit  seulement une activité froide, calculatrice, consistant à utiliser les moyens les plus divers pour conserver ou augmenter son pouvoir, cela ne signifie pas qu'elle n'ait rien à voir avec l'amour. L'amour, en effet, peut être utilisé comme un moyen pour obtenir ou consolider un pouvoir. Cela vaut, bien entendu, entre les supérieurs et leurs subordonnés. Les supérieurs cherchent souvent à donner l'image de pères ou de mères bienveillants afin d'infantiliser leurs subordonnés pour mieux les manipuler. Les exemples historiques abondent, depuis les empereurs romains jusqu'à Staline, en passant par les rois de l'Ancien Régime et les tsars russes.

Mais la manipulation peut se faire dans les deux sens. Quand Christophe Castaner, en 2017, disait qu'il était amoureux de Macron, il était peut-être sincère. Mais on pourrait voir aussi dans ces propos une flatterie destinée à s'assurer les faveurs du président. Les chefs, comme tout le monde, aiment qu'on les aime. Et leurs subordonnés sont souvent prêts à leur jouer la comédie de l'amour pour les manipuler.

L'amour (ou l'image de l'amour) peut donc jouer un rôle politique dans les relations entre supérieurs et subordonnés. Mais c'est aussi le cas lorsqu'il unit des égaux. Une des principales causes de la stabilité de l'ordre social, ce sont les relations d'amour ou d'amitié (je ne distingue pas radicalement ces deux termes) qui unissent les membres d'une même famille ou d'une même communauté. Si les personnes salariées osent rarement se rebeller contre les injustices qu'elles subissent, c'est en partie parce que beaucoup d'entre elles ont une famille à nourrir, ce qui les rend d’autant plus dépendantes de leur emploi.

Les liens familiaux ou amicaux sont aussi à l'œuvre durant les guerres : si on cherche à défendre sa patrie, c'est d'abord parce que celle-ci, loin d'être une idée purement abstraite ou un ensemble d'images d'Épinal, est incarnée par des individus en chair et en os – les proches. Je ne veux pas me sacrifier pour le gouvernement, ni même pour la France en général – mais je suis prêt à risquer ma vie pour ma famille et mes amis, et pour tous ces soldats qui sont devenus des frères d'armes. De la même manière, pour peu que je n'aie pas pris la mesure du cynisme de nos dirigeants, je suis prêt à me serrer la ceinture lorsque la propagande officielle agite l'épouvantail de la dette publique : « Nous vivons au-dessus de nos moyens ! Il faut réduire les dépenses de l’État, sans quoi une dette monstrueuse va s'accumuler sur la tête de vos enfants et de vos petits-enfants. Ce n'est pas cela que vous voulez, n'est-ce pas ? »

L'amour que l'on a pour ses proches peut donc être utilisé par les dominants pour perpétuer leur domination. Mais il peut aussi bien se retourner contre eux. Il est difficile de se battre seul contre une injustice dont on est victime personnellement. Cela devient plus facile, peut-être, quand il s’agit de se battre pour ses proches, et plus encore lorsqu’on combat aux côtés de gens qu’on aime. Inversement, le fait de se battre pour une même cause crée des liens affectifs entre plusieurs personnes.

On vient de voir que l’amour sert de moyen en politique. Il peut être utilisé consciemment, de manière cynique, mais il peut aussi se créer naturellement, sans préméditation, entre plusieurs êtres humains, et devenir un levier politique puissant, en soudant les membres d’un groupe davantage que ne pourraient le faire les eaux glacées du calcul égoïste. Cependant, il serait simpliste de ne voir dans l’amour qu’un moyen pouvant servir, consciemment ou inconsciemment, des fins politiques.

La politique au service de l’amour

L’amour, on l’a déjà vu tout à l’heure, n’est pas seulement un moyen : c’est aussi une fin en soi. Certes, les hommes et les femmes politiques peuvent, cyniquement, utiliser l’amour de leurs semblables pour augmenter leur pouvoir. Mais ils réussiront d’autant mieux dans cette entreprise que l’amour qu’ils mobiliseront sera un amour réel, et non le produit d’un calcul cynique. De la même manière, des personnes auront d’autant plus de chances de modifier les rapports de force dans la société qu’elles seront soudées par d’authentiques liens affectifs, et non par un effort volontariste pour créer une union dans l’espoir d’augmenter le pouvoir du groupe. L’amour est donc une fin en soi, et pas seulement un moyen au service de fins politiques.

Mais on pourrait aller encore plus loin et considérer que la politique est – au moins en partie – un moyen au service de l’amour. On l’a vu tout à l’heure, les gens ne se battent pas seulement contre l’injustice en général, ou pour des principes abstraits comme la liberté et l’égalité : ils se battent pour leur famille, leurs amis, leurs camarades, pour des gens qu’ils chérissent. Et même s’ils se battent pour la société dans son ensemble, c’est dans l’espoir que celle-ci soit plus fraternelle, plus propice à l'apparition de relations amicales ou amoureuses. Car plus les membres d’une société sont libres et égaux, plus ils sont en état de nouer entre eux des liens affectifs authentiques et durables. La liberté et l’égalité sont d’autant plus désirables qu’elles prennent une forme concrète : des relations fraternelles ou sororales entre des individus en chair et en os.

Qu’en est-il maintenant si l’activité politique vise à détruire la liberté, l’égalité, la fraternité et la sororité ? Que se passe-t-il si elle sert à créer ou à renforcer des structures de domination ? Dans ce cas, peut-on dire que la politique est un moyen au service de l’amour ? N’est-elle pas simplement un instrument de pouvoir, l’expression d’une volonté insatiable de domination ? Il n’est pas aisé de répondre à ces questions. Je hasarderai cependant l’hypothèse suivante : on ne cherche jamais seulement le pouvoir pour le pouvoir, ni pour les avantages matériels que ce dernier procure. Il y a certes un plaisir, pour un être humain, à transformer ses semblables en instruments de sa volonté. On éprouve alors une sorte d’agrandissement de son moi. En colonisant des esprits et des corps, on a le sentiment de repousser ses propres limites. Cependant, cette domination ne peut jamais être totale. Toute domination, par définition, implique une différence bien nette entre la volonté dominante et la volonté dominée, si bien que les personnes asservies ne peuvent jamais être parfaitement soumises à leur maître. Elles ont beau être zélée, servir leur maître avec dévouement, mettre leurs désirs personnels au second plan, elles sont régulièrement rappelées à leur statut inférieur. Si elles se montrent trop familières, leur maître les rabaisse pour leur montrer qu’elles sont des outils, non des amis.

Voilà pourquoi tout rapport de domination suppose une inimitié implicite, une guerre souterraine qui peut éclater d’un moment à l’autre. Le dominant est donc piégé par sa propre domination. En cherchant à dominer ses semblables, il s’enferme en son moi, échoue à sortir de soi pour exister à travers d’autres êtres doués de sensibilité et de conscience.

Je vois donc dans le désir de dominer autrui une tendance contradictoire, condamnée dès le départ à manquer son but. Au fond, il y a là comme une nostalgie de l'amour, un effort pour ne faire qu'un avec autrui. Mais « en même temps » - pour parler comme un connaisseur en matière de domination - le désir de commander autrui interdit tout amour véritable. Pour sortir de cette contradiction, les dominants se contentent d'un simulacre d’amour : la gloire, le prestige, la reconnaissance plus ou moins sincère des subordonnés. Et mon hypothèse, c’est que c’est justement pour obtenir de tels simulacres qu'ils cherchent à accumuler du pouvoir ou de l’argent (qui est une des principales formes de pouvoir).

Plus j’ai de pouvoir, plus je suis en mesure de séduire d’autres gens et de m’attirer leurs faveurs par des cadeaux. Je monnaye donc un ersatz d’amour contre un peu de mon argent ou de mon pouvoir. Tel est le noyau du régime féodal qui, loin d’avoir totalement disparu, survit sous des formes plus ou moins discrètes dans nos sociétés modernes : à côté des rapports froids et impersonnels qui caractérisent en grande partie la bureaucratie, le tissu de l’État est fait de liens personnels entre des vassaux et leur suzerain, qui tentent (avec plus ou moins de bonheur) de s’assurer leur allégeance en leur octroyant des fiefs : mairie d’une grande ville, région, ministère, etc. Et ce qui vaut pour l’État vaut aussi pour les entreprises privées (si tant est qu’il soit possible de faire une séparation bien nette entre le public et le privé, tant il y a de circulation et d’alliances entre les gouvernants, la haute fonction publique et les grandes firmes).

Mais, pensez-vous peut-être, pourquoi tant d’êtres humains consacrent-ils leur vie à augmenter leur pouvoir, si celui-ci ne sert qu’à obtenir un simulacre d’amour ? Pourquoi passer par de tels détours pour, finalement, manquer son but ? Pourquoi ne pas chercher, tout simplement, à vivre avec ses semblables une authentique relation amicale ou amoureuse ? La réponse est assez évidente : c’est que vivre une telle relation est tout sauf simple ! Il suffit de regarder autour de soi et à l’intérieur de soi pour se convaincre de la justesse des analyses de Rousseau, dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes : notre amour-propre, notre désir d’être le centre de l’attention des autres, dénature très souvent nos relations amicales ou amoureuses.

Nous avons peur de paraître insignifiants, ridicules ou répugnants aux yeux d’autrui – surtout s’il s’agit d’une personne qui nous attire particulièrement. Cette crainte est d’autant plus forte que nous nous comparons aux autres et que nous croyons, à tort ou à raison, qu'ils valent mieux que nous sur certains points. Voilà pourquoi, par peur d’être oubliés, dédaignés, méprisés, délaissés, nous cherchons à avoir du pouvoir : du pouvoir sur nos rivaux et rivales, afin de les rabaisser et de les empêcher de nous voler la vedette ; mais aussi – absurdité suprême ! – du pouvoir sur les personnes dont nous désirons l’amour, afin de les contraindre à nous appartenir. Et c’est ainsi que, bien souvent, nous voulons être aimés au lieu de vivre « simplement » l’amour qui s’offre à nous. En cherchant à contrôler l’amour, nous le tuons. Au lieu d’être des personnes libres, égales, fraternelles ou sororales, nous sommes esclaves les uns des autres, intoxiqués que nous sommes par nos passions destructrices : envie, jalousie, amour-propre, peur d’être méprisés ou de passer inaperçus...

Conclusions politiques

Je terminerai ces analyses un peu sommaires par quelques conclusions d’ordre politique.

La première, c’est que nous avons tout intérêt à nous libérer de notre addiction à autrui. Il en va de notre bonheur personnel, mais aussi du progrès social. Au lieu de chercher en permanence l’approbation, l’estime, l’amour des autres, apprenons à nous aimer nous-mêmes. S’aimer soi-même, cela ne veut pas dire contempler narcissiquement son image, mais être présent à soi-même, habiter son corps et son esprit au lieu d’être sans arrêt en train de ruminer le passé ou d’être tendu vers l’avenir. Surtout, c'est perdre l'habitude de se juger, c'est-à-dire de se comparer à d'autres personnes ou à un idéal esthétique, moral, intellectuel, technique... Une telle libération peut s’obtenir, progressivement, par certaines formes de méditation mais aussi, « tout simplement », lorsqu’on s’adonne à une activité épanouissante, qu’on accomplit pour elle-même et non pour susciter de l'admiration chez autrui. Tout cela peut sembler très égoïste, mais c'est précisément lorsqu'on cesse d'être dépendant du regard des autres personnes qu'on peut les aimer pour ce qu'elles sont, s'intéresser sincèrement à elles.

Deuxième conclusion : n’attendons pas l’avènement d’une société sans classe et sans rapport de domination pour nouer avec autrui des relations amicales. Ces relations constituent un but en soi, mais elles sont aussi un moyen de lutter plus efficacement pour la justice, la liberté et l’égalité. Trop souvent, des organisations politiques (partis, collectifs, associations...) sont minées par des désunions qui les rendent impuissantes. Les querelles de chapelle, les débats idéologiques ou stratégiques, l’affrontement des amours-propres prennent une place tellement importante qu’aucune action commune n’est plus possible. La méfiance, la rancœur, le désir de dominer prennent le pas sur l’amitié, la sympathie, le pardon et la générosité. Et ce n’est pas parce qu’on est pétri d’une idéologie « de gauche », « progressiste », voire « révolutionnaire », qu’on est à l’abri de ce genre d’écueil.

De plus, nous ne pourrons pas changer radicalement la société si nous ne nous fixons pas des objectifs hautement désirables. Un meilleur partage des richesses et du pouvoir sont sans doute des buts très motivants, mais ils ne sont peut-être pas suffisants en eux-mêmes : ce qui est désirable, dans l'égalité, c'est d'abord qu'elle rend possibles des relations épanouissantes entre les êtres humains. Et ce sont ces relations qu'il s'agit de créer dès maintenant afin de montrer que la société à venir est déjà présente, en germe, et qu'elle est suprêmement désirable.

Enfin, il faut se garder de croire que l’amour et l’amitié pourraient par un coup de baguette magique remplacer les affrontements, les rapports de force, les calculs, les alliances intéressées et la ruse qui font l’ordinaire de la politique. Il ne sera sans doute pas possible de convertir à l’amour véritable toutes les personnes qui sont gravement intoxiquées au plaisir de dominer, notamment si elles se trouvent au sommet de la société. Des combats, donc une certaine forme de violence, sont sans doute inévitables pour mettre fin à la violence quotidienne des rapports de domination. Sans doute est-il préférable, quand c'est possible, de recourir à des formes de lutte non violentes, comme l'ont fait Martin Luther King ou Gandhi. Mais il n'est pas évident que ce soit toujours possible. De plus, au sens large du terme, toute lutte est violente, parce qu'elle consiste à agir contre la volonté de quelqu'un d'autre. Même une manifestation, de ce point de vue, est une forme de violence pour les gens qui sont au pouvoir, parce qu'elle montre que leur domination n'est pas totale. Et c'est pourquoi elle peut susciter en retour une réaction extrêmement violente, même dans les régimes dits « démocratiques ».

Nous aimerions, certes, que les gens qui nous oppriment soient touchés par la grâce et se mettent à devenir réellement bienveillants et amicaux. Malheureusement, une telle conversion est très rare. La plupart du temps, la bienveillance et l’amitié des gens haut placés ne sont qu’un leurre, un piège dans lequel il est très facile de tomber, tant on a envie d’être aimé et respecté par des personnes si prestigieuses. Telle est peut-être la forme la plus insidieuse et la plus efficace de corruption, celle qui peut toucher jusqu’à des militants dévoués et dédaigneux à l’égard des richesses matérielles.

En somme, la politique a encore de beaux jours devant elle. Même si nous parvenons à mettre fin à toute forme de domination, il faudra sans doute créer des institutions publiques destinées à protéger l’égalité et la liberté contre ce désir de domination qui est tapi au fond de nous.

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