Bêtisier du Grand Roissy n°3 - Un territoire non pas pauvre, mais inégalitaire

Implanter des activités d’envergure métropolitaine (grands projets, pôles d'affaires) et construire une gare inutile en plein champ sur le Triangle de Gonesse… au nom de l’emploi... serait d’après les élus du Val d'Oise le meilleur moyen de réduire la soi-disant « pauvreté » des populations résidentes du territoire. Info ou infox ?

Nous renvoyons à un autre article à paraître du Bêtisier / Grand Roissy consacré au thème « Gouvernance », pour l’analyse du processus hautement critiquable de construction territoriale autour du « développement du pôle aéroportuaire », censé dynamiser l’ensemble du Bassin du «Grand Roissy-Le Bourget » (GRLB). Une vaste entité comprenant en 2016 : 50 communes et deux agglomérations (Roissy-Pays de France et Paris-Terres d'envol), 711 000 habitants, 273 000 actifs occupés et 282 000 emplois, sans oublier 59 000 chômeurs. Une organisation institutionnelle qui a engendré cet espace disparate réparti sur trois départements, sans unité territoriale, aux antipodes de ce que j’appelle une « communauté de destin », c’est-à-dire « un ensemble de population vivant et agissant sur un territoire donné et partageant – dans le présent et dans l’avenir – des valeurs, des responsabilités, des relations analogues avec l’environnement et les contraintes extérieures et vivant des problèmes similaires »[1] -.

La quasi-totalité des projets du Grand Roissy concentrée dans le « Cœur de pôle » aéroportuaire

Ce qu’on appelle le « pôle de Roissy » comprend 7 communes, qui ont toutes pour caractéristique d’avoir une partie de leur territoire couverte par la plate-forme aéroportuaire, soit :

  • -les deux localités principales accueillant les activités de la plate-forme : Roissy (95) et Tremblay-en-France (93) ;
  • - les communes de - par ordre alphabétique – Compans (77), Epiais-lès-Louvres (95), le Mesnil-Amelot, Mauregard et Mitry-Mory (77)

Le « Cœur de pôle de Roissy » couvre les 7 communes du pôle, auxquelles se rajoutent les localités qui possèdent un tissu économique similaire à celui-ci : Gonesse (95), Villepinte et Le Bourget (93), Saint-Mard (77). Soit un ensemble de 11 communes, 144 000 habitants et 149 000 emplois.  

Partons du schéma global de développement urbain du Grand Roissy, dans son périmètre de 22 communes, tel qu’il avait été défini en 2012 par l’EPA Plaine de France et analysé par le cabinet-conseil ECODEV [1]. Il faisait état de 25 projets, localisés sur la carte jointe (Figure 1) et il avait été demandé au bureau d’études sélectionné d’évaluer le nombre de postes générés par ceux-ci. Les élus n’avaient retenu que le total : 130 000 emplois d’ici 2030. D’où un discours dithyrambique des dirigeants du Val d’Oise et des aménageurs, se réjouissant de la « manne du pôle de Roissy » - comme si elle tombait déjà -, censée ruisseler sur ce territoire, décrit comme ravagé par la pauvreté et le chômage.

Figure 1 Les 25 projets du Grand Roissy © ECODEV-CONSEIL, 2012 Figure 1 Les 25 projets du Grand Roissy © ECODEV-CONSEIL, 2012

On constate que, dès à présent, outre la suppression d’Europacity, d’autres projets sont abandonnés, comme le Dôme à Sarcelles (n° 20, appel d’offres infructueux). D’autres sont problématiques, par exemple « le Colisée » prévu sur la zone d’activités d’Aérolians (n° 14, Tremblay-en-France) : il s’agissait au départ d’un « complexe sportif et évènementiel nouvelle génération », avec une jauge de 10 000 places et une salle complémentaire de 1500 à 1800 places. Il était prévu « l’accueil d’un club de basket de dimension nationale, aux côtés du club de handball local. (..) une grande variété d’activités sportives et culturelles ». Envisagé d’abord comme un partenariat public-privé, il n’a pas été possible de mobiliser les subventions publiques nécessaires. Plus largement, en ce qui concerne la zone d’activités d'Aérolians (198 ha) qui devait accueillir des entreprises « haut de gamme », constatons que les établissements implantés relèvent du commerce de gros et de la logistique. La principale implantation est celle de « Paris-Asia », une société d’importation de textile-habillement en provenance de Chine, autrefois installée dans ce qu’on appelle le « quartier des soldeurs » à Aubervilliers. De l’emploi déplacé, donc et qui, par ces temps de pandémie et de fermeture des frontières, ne doit guère bénéficier d’une conjoncture favorable. De même, le projet de « vitrines sino-européennes » (n°9) prévu au Thillay a disparu au profit de la zone d'activités « A-Park » (n°8) qui accueille, non pas des activités technologiques comme pressenti initialement, mais un immense entrepôt de la Poste.

Comme d’habitude, nos décideurs ont procédé à une « addition » de chiffres, sans faire état d’une quelconque « soustraction » d’emplois supprimés par ailleurs. Nous avons déjà évoqué cette question dans un autre article de ce blog [2]. Dans le cadre du Grand Roissy, la demande adressée au bureau d’études ECODEV concernait la SEULE analyse des projets nouveaux et de leur impact, sans du tout se préoccuper du sort des activités existantes, localisées dans le tissu urbain et au nombre d’emplois qui risquaient de disparaître, avec l’apport soudain de ces « greffes » d’implantations nouvelles, dont rien ne garantissait la bonne prise. Je rappelle que pour l’un de ces projets – Europacity – le cabinet Mac Kinsey avait estimé à 8000 emplois la suppression de postes ailleurs, notamment dans le petit commerce et les grandes surfaces alentours, comme O’Parinor (Aulnay), Aéroville (Roissy), Plein Ciel (Blanc-Mesnil), Beausevran (Sevran) et Paris-Nord 2 (Gonesse).

De plus, les dirigeants politiques qui sont aux commandes, n’habitent généralement pas les localités les plus à plaindre… Ceci explique sans doute pourquoi, sur les 25 projets listés en 2012 lors du lancement du « Grand Roissy », la partie sud la plus pauvre - celle que j’ai appelée la « Banane Bleue » dans mon précédent article – bénéficie de la portion congrue : le Dôme à Sarcelles a été abandonné depuis et il n’est prévu aucun projet à Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse ou Goussainville. Ainsi, la quasi-totalité des implantations est situé dans le Cœur de pôle de Roissy qui concentre déjà la plupart des activités économiques. Ce qui revient à enrichir les communes riches et à proposer aux populations pauvres une offre de transports pour se déplacer…

A Gonesse, outre Europacity, était prévue une densification de la zone d’activités de Paris-Nord 2 (300 ha, 20 000 emplois), intention louable qui permettait de créer des emplois (8700 estimés) sans artificialiser de nouvelles terres (malheureusement, ce projet ne remplaçait pas Europacity, mais s’y ajoutait). Citons encore au sud de la plate-forme aéroportuaire, la création de 3 zones d’activités aménagées, actuellement à l’arrêt : Aérolians (« 15 à 20 000 emplois attendus » sur 198 ha à Tremblay-en-France), sans compter les pôles de bureaux « International Trade Center » (ITC, Roissy) et « Roissy Tech » qui sont à l’état virtuel. Dans les conditions d’une telle pléthore d’offre foncière et immobilière, promouvoir une zone d’activités supplémentaire sur le Triangle de Gonesse apparaît extrêmement hasardeux, car si jamais le terrain était aménagé, il y a fort à parier qu’il serait bien difficile de trouver des candidats à l’implantation.

Dans un territoire aussi hétéroclite, avec une gouvernance au fil de l’eau, où chaque commune promeut son projet dans une concurrence effrénée entre sites, sans vision globale, ni pensée à long terme, ni programmation révisée en fonction de la conjoncture actuelle, tout concourt à l’exacerbation des inégalités. Et au gaspillage de ressources foncières et financières.

 

De fortes disparités de revenus entre les communes du Grand Roissy

Nous présentons ici pour une quarantaine de communes du Grand Roissy-Le Bourget (dont 16 de l’Est-95) le « revenu disponible mensuel par Unité de Consommation » en 2016, publié par l’Observatoire des inégalités[3]. Avec des éléments de comparaison pour les départements concernés (Val d’Oise, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis) et la moyenne française[4]. On se reportera en annexe pour les éléments de définitions de ces notions.

Ce qui frappe à la lecture du graphique joint (Figure 2), c’est l’importance des inégalités territoriales entre communes pourtant voisines. Il y a un contraste saisissant entre les localités fortement soumises aux nuisances des deux aéroports (notamment Garges-lès-Gonesse/Sarcelles jouxtant Le Bourget et Goussainville/Gonesse voisinant Roissy) et des communes résidentielles privilégiées situées au Nord de la plaine de France (Val d’Oise et Seine-et-Marne) et faiblement impactées par les infrastructures de transports (aéroportuaires et routières).

Figure 2 © J. Lorthiois Figure 2 © J. Lorthiois

Est du Val d’Oise : les communes les plus dotées en projets sont aussi les plus riches 

Nous retrouvons la fracture Nord/Sud que nous avions observée dans l’article précédent, consacré au déséquilibre Emploi / Main-d’œuvre. Sur le graphique, nous avons indiqué en jaune (l’or s’impose), les revenus médians les plus élevés (plus de 2000 euros/mois). Sans surprise, nous les observons dans la partie nord rurale de la communauté d’agglomération Roissy-Porte de France, à St-Witz (2872 €) largement en tête, puis Vémars (2082 €), Fontenay-en-Parisis (2044), ou encore Puiseux-en-France (2041). Roissy, petit village de moins de 3000 habitants se rattache également à cet ensemble.

A l’inverse, les revenus les plus faibles (en bleu nuit sur le graphique) se constatent sur le bassin de Sarcelles (périmètre initial de « Val de France »), dans une zone agglomérée dense avec une forte concentration de quartiers d’habitat social dépourvus d’activités : Sarcelles (revenu médian de 1256 €), Villiers-le-Bel (1242 €) et Garges-lès-Gonesse en queue de peloton (1182 €). Des chiffres largement en dessous du niveau moyen du Val d’Oise (1771 €), lui-même assez proche du score national qui constitue ici notre meilleur élément de comparaison (1697 €). Dans ces communes pauvres, nous relevons en 2016 une forte proportion de foyers fiscaux non imposables : 64 % à Sarcelles, 65% à Villiers-le-Bel et un record de 68% à Garges-lès-Gonesse. Avec un taux de 1400 € de revenu médian et 57% de foyers non imposables, la commune de la « Banane Bleue » la plus au nord, Goussainville, fait figure d’exception « pauvre » au milieu des communes aisées du Cœur de pôle de Roissy.

Le cas paradoxal de Gonesse exprime l’échec de la politique d’implantation d’activités économiques du maire qui – à la différence des autres communes pauvres de l’Est val d’oisien - a bénéficié de nombreuses installations d’entreprises, favorisées par son positionnement au sein du Cœur de pôle de Roissy. De 1999 à 2016, la ville a enregistré un gain de + 3337 emplois en 17 ans (+ 28, 7%). Par contre, le nombre de Gonessiens travaillant dans leur lieu de résidence n’a augmenté que de 178 actifs supplémentaires, n’occupant que 5,8% des nouveaux postes de travail. Dans le même temps, le taux de chômage de la commune est passé de 14,7% à 17,4%, soit une croissance de 20%. Ceci signifie que la population locale peu qualifiée a très peu bénéficié des postes offerts par les activités spécialisées de type « pôle aéroportuaire ». D’où un revenu médian de 1469 € mensuel, à peine supérieur à celui de Goussainville, alors que la ville possède un différentiel de + 4700 emplois par rapport à sa main-d’œuvre occupée. Ce qui ne plaide pas en faveur de la poursuite d’une politique de grands projets semblable à celle qui a été conduite depuis une vingtaine d’années.

Entre ces deux situations extrêmes, nous avons figuré en vert des communes se situant au-dessus de la moyenne départementale :  Bonneuil (qui fait figure d’exception au sein de Val de France, tant par sa taille que son niveau de revenu : 1035 habitants, 1800 € mensuel) ; et les localités plus importantes qui vont de 4000 à 9500 habitants comme Fosses (1830€) ou Survilliers (1817). Puis en bleu ciel, nous trouvons des collectivités locales disposant d’un revenu médian semblable aux scores départemental (1771 €) et national (1697) : Louvres (1773), Le Thillay (1739) ou encore Arnouville (1582).

Agglomération « Paris-Terres d’envol » (93) : une population aux revenus inférieurs à la moyenne française

Contrairement à ce qui est raconté par la présidente du Conseil départemental et la plupart des élus de l’Est-95, la situation des villes côté Seine-Saint-Denis est bien plus difficile que côté Val-d'Oise. Aucune commune ne se situe au-dessus de la moyenne française, même pour les localités du Cœur de pôle de Roissy, qui possèdent pourtant les scores les plus élevés : Tremblay-en-France avec 1668 €/mois et Villepinte (1494 €). Les autres communes sont dans une situation préoccupante, notamment Dugny (1299 €), Sevran (1315 €) et Blanc-Mesnil 1317 €. Le sort d’Aulnay-sous-Bois n'est guère plus brillant avec 1434 €, surtout compte tenu de la taille de la ville (85000 habitants).

 Et l'agglomération dans son ensemble souffre d’un taux de chômage élevé qui dépasse 20% pour les communes de la « Banane Bleue » (Blanc-Mesnil, Drancy, Dugny, Sevran, Villepinte), soit un total de 33 000 chômeurs en 2016, à comparer aux 16 000 que comprend la partie de l’Est-95, hors pôle de Roissy. En conséquence la fable répandue par les élus du Val d'Oise se désolant d'un « 95 qui n'aurait rien », par rapport à un « 93 qui aurait tout »... est démentie par les faits.

 

La partie Seine-et-Marne du Grand Roissy : des communes rurales plus aisées

A côté de la situation du bassin de Sarcelles et du territoire de Terres d’envol, la partie seine-et-marnaise de l'agglomération de Roissy-Pays de France fait figure de privilégiée. Composée de petites communes rurales, qui hébergent des populations plus aisées, elles se situent toutes au-dessus de la moyenne française. Les plus riches affichent un revenu médian proche de 2000€ mensuel, comme Claye-Souilly, Compans, Dammartin-en-Goëlle, Moussy-le-Neuf et Moussy-le-Vieux, Othis, Saint-Mard. Trois localités se situent à des niveaux plus modestes : mise à part la petite commune de Mesnil-Amelot (1000 habitants), il s’agit des deux villes les plus importantes : Mitry-Mory (1778€) avec près de 20 000 habitants et Villeparisis (1736€) avec 26 000.  Les taux de chômage les plus élevés oscillent entre 12% (Villeparisis) et 14% (Mitry-Mory, Le Mesnil-Amelot).

Au vu de ces chiffres, on comprend mieux pourquoi la communauté d'agglomération Roissy-Pays de France a voulu s’adjoindre des communes seine-et-marnaises pour étoffer son intercommunalité. Malheureusement on peut craindre que cette zone rurale au cadre de vie mieux préservé subisse les effets désastreux d'une urbanisation massive liée à la réalisation de la ligne 17 Nord, dont le maintien est toujours envisagé, malgré la récession qui frappe le pôle de Roissy et qui n'incite guère les chômeurs à y postuler un emploi.

En synthèse, même si le chiffre de 130 000 emplois prévus sur le Grand Roissy d’ici 2030 est inatteignable et que tous les projets ne seront pas réalisés, ceux qui sont en cours ou restent envisagés ne peuvent qu’aggraver les écarts constatés au sein du territoire :

1 / le cœur de pôle de Roissy se taille la part du lion, alors qu’il cumule déjà massivement les emplois (47 fois plus d’emplois que d’actifs dans le village de Roissy) ;

2/ certaines communes sinistrées comme Aulnay-sous-Bois dans le 93 (fermeture de PSA) ne sont pas concernées par ces grands projets ;

3/ les communes les plus pauvres de l’Est 95 n’ont pas de grands projets (Garges-lès-Gonesse, Villiers le Bel, Sarcelles, …). Pas plus que celles de Terres d’envol (Blanc-Mesnil, Drancy, Sevran…)

 

En Conclusion, ce ne sont pas les richesses qui manquent sur le territoire du Grand Roissy-Le Bourget, c’est leur répartition.

Il y a un fort contraste entre le cœur de pôle de Roissy qui cumule les emplois et les retombées financières et une périphérie urbaine dense au Sud, à l’environnement sacrifié, qui a subi avant tout les nuisances aéroportuaires, sans avoir bénéficié des retombées de l’aéroport. Et cette zone agglomérée contraste elle-même avec la zone rurale du Nord de la plaine de France, avec des petites communes qui ont su préserver un environnement de qualité et accueillent des populations plus aisées. Ceci est vrai pour quelques localités val d’oisiennes et celles de la vallée de la Goëlle en Seine-et-Marne, mais surtout pour celles qui sont situées de l’autre côté de la frontière francilienne, dans l’Oise au sud de la forêt de Chantilly.

 L’émiettement de la gouvernance territoriale contribue à exacerber la concurrence entre territoires, l’accaparement des richesses sur certaines communes et l’opacité des décisions. Alors qu’il existe à l’évidence une unité socio-économique au sein de la « Banane Bleue », regroupant des communes populaires situées de part et d’autre de la frontière départementale du Val d’Oise et de la Seine-St-Denis, qui auraient besoin de développer des emplois de proximité et des transports de desserte, permettant de réduire la demande de déplacements à la source et de reconstituer une vie socio-économique locale.

 Pour aller plus loin : Voir sommaire des articles de ce blog

https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/290321/sommaire-de-mon-betisier-du-global-grand-paris-au-local-triangle-de-gonesse

EXPLICATION DU GRAPHIQUE JOINT

Revenu Médian : il est établi ici par mois, en euros, par unité de consommation, hors impôts et prestations sociales. La médiane est la valeur qui sépare une population donnée en deux moitiés égales (au dessus et en dessous) : on estime que ce mode de calcul traduit mieux les situations de pauvreté/ richesse que la « moyenne » dans les évaluations.

Unité de consommation : Une pour le premier adulte du foyer, 0,5 pour les autres membres de 14 ans et plus ; 0,3 pour chaque enfant de moins de 14 ans.

Source : Observatoire des inégalités

Données : INSEE 2016

NOTES

[1] ECODEV-CONSEIL, Estimation quantitative et qualitative des nouveaux emplois sur le territoire du Grand Roissy, deux volumes, pour l’EPA Plaine de France, 2012.

[2] J. LORTHIOIS, « Bêtisier d’Europacity- Emploi : avec trop de zéros, on ne sait plus compter ! », Mediapart

https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/090818/betisier-deuropacity-n-6-emplois-avec-trop-de-zeros-ne-sait-plus-compter

[3] Observatoire des inégalités, https://www.inegalites.fr

[4] La moyenne régionale est faussée par la richesse de Paris et des Hauts-de-Seine.

[1] J. LORTHIOIS, Diagnostic local de ressources, 1996, Presses Universitaires de Lyon.

Ce concept de communauté de destin fait référence à l’ensemble des habitants vivant sur un territoire au sens anglo-saxon (« community ») du terme. Il n’a jamais connu de réel succès en France, en raison de l’ambiguïté du mot qui recouvre des réalités disparates (communautés ethniques, religieuses, sectes, Communauté européenne…), voire négatives  (« communautarisme »), qui ont freiné son usage, à la différence du Québec.

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