La corruption est à tous les niveaux !

Le 2 avril dernier, le groupe local Anticor de Paris organisait un (grand) débat ouvert à tous sur le thème de la lutte contre la corruption.

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Environ 70 personnes ont répondu à l’appel du groupe local d’Anticor 75 à prendre la parole sur la lutte contre la corruption. Des échanges constructifs et respectueux dont on retiendra plusieurs revendications.

Un constat est partagé par l’ensemble des participants s’étant exprimés : aucune structure – ni l’Etat, ni les collectivités territoriales, ni les associations, ni les entreprises – n’est épargnée par la corruption.

Dans de nombreux cas, ces faits de corruption ont des conséquences dramatiques pour les personnes victimes et sont dommageables pour la société. Plusieurs participants s’interrogent également sur la responsabilité des hauts-fonctionnaires et personnalités politiques dans certaines décisions, soit indéfendables, soit vraisemblablement prises très à la légères …

Diverses propositions émergent des échanges durant ce débat :

  • Renforcer le rôle de la société civile : il est nécessaire d’encourager les citoyens à dénoncer les faits de corruption dont ils sont témoins ; 
  • Le statut de lanceur d’alerte prévu par la loi Sapin II apparaît encore trop insuffisant. Il est nécessaire de le rénover afin que les lanceurs d’alerte bénéficient d’une protection accrue. Trop souvent (comme en ont témoigné 2 participants), lancer l’alerte entraîne des conséquences dévastatrices sur la vie de ce lanceur d’alerte ; 
  • Nécessité de donner plus de moyens à la Justice ; 
  • Suppression de la Cour de Justice de la République (qui a compétence pour juger les actes commis par les ministres dans le cadre de leurs fonctions) ; 
  • Nécessité de renforcer la législation existante et donner un véritable rôle à certaines institutions ou autorités administratives indépendantes comme par exemple la Commission de déontologie de la fonction publique afin d’éviter les faits de pantouflages et rétro-pantouflages (idem pour la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques, totalement décrédibilisée) ; 
  • Nécessité d’accroître encore plus la transparence exigée de la part des responsables publics, notamment en renforçant les exigences de publicités permettant ainsi un contrôle citoyen accru.   

Nous invitons les responsables politiques à enfin entendre ces revendications.

De manière générale, la culture de l’intégrité et de la probité doit encore mieux se diffuser pour lutter efficacement contre la corruption.

Anticor 75 remercie Eric Alt, vice-président d'Anticor, pour son concours et les participants pour leurs prises de position qui, pour la plupart, rejoignent des revendications portées depuis longtemps par l’association mais dont la prise en considération par les autorités reste loin d’être satisfaisante.

Enfin merci à la mairie du 10° arrondissement de Paris pour son excellent accueil.

Le groupe local Anticor 75

contact : gl75@gl-anticor.org

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