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Billet de blog 4 avr. 2016

Le nègre, le voile et L. Rossignol

Loin de moi l’idée selon laquelle, la ministre Laurence Rossignol, serait venue sur les médias nous chanter on ne sait quels refrains racistes. Mais qu’elle compare les femmes musulmanes qui portent le voile aux « nègres qui acceptaient l’esclavage » est une manière de faire absolument inadmissible pour une ministre et cela pour deux raisons essentielles.

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Loin de moi l’idée selon laquelle, la ministre Laurence Rossignol, serait venue sur les médias nous chanter on ne sait quels refrains racistes. Mais qu’elle compare les femmes musulmanes qui portent le voile aux « nègres qui acceptaient l’esclavage » est une manière de faire absolument inadmissible pour une  ministre et cela pour deux raisons essentielles.

La première est que le mot nègre a une signification hautement péjorative tout comme le mot Nigger. Ainsi a-t-on l’habitude de distinguer entre Noir et Nègre tout comme  entre Black et Nigger. En 2008, lors d’une campagne électorale aux USA, le sénateur Harry Reid avait désigné Obama par le terme  de  nigger, ce qui a déclenché un tollé de protestations surtout chez les Républicains. Comment occuper une si haute fonction publique comme la ministre et occulter ainsi  le sens des mots, surtout quand on connaît le poids des émotions qu’ils peuvent contenir et les réactions qu’ils sont susceptibles de déclencher chez de nombreux citoyens ? En ces temps de crise sociale, économique, politique,  graves et aussi de grandes violences qui nous frappent et peuvent fracturer la nation, notre ministre aurait pu faire preuve de plus  de responsabilité.

On pourrait objecter à sa décharge que le mot « nègre » n’a pas qu’une valeur négative. La preuve en est qu’il est utilisé chez des rappeurs, dans l’art et littérature. Ainsi, on parle « d’arts nègres » et de « négritude » sans que  cela ne choque personne. Cette objection est pertinente, avouons-le. Pour y répondre donc, nous devons faire retour à l’histoire.

Le mot nègre fait son apparition au XVII° siècle. Il a bien existé un esclavage des Noirs africains depuis l’Antiquité et ce sont les Portugais qui ont introduit des esclaves noirs en Europe au XV° siècle. Mais on les appelle des « maures » et non des  nègres. L’utilisation de ce dernier mot se développe surtout au XVIII° siècle. Pourquoi ? Cela  est lié au développement de l’esclavage aux Amériques.

Il faut donc comprendre la nature de cet esclavage de type nouveau qui se met en place dans nos régions, à l’aube des temps modernes.  Il y a eu d’abord l’expérience déshumanisante que fut cette migration de nature très particulière. Le voyage dans les cales des navires négriers d’esclaves soumis au désir infini des marins, sans autres témoins que le bleu du ciel ou de la nuit, le souffle de la mer ou la morsure du soleil, est l’expérience d’une extrême déterritorialisation de l’esclave réduit à l’état d’humain animalisé, d’un homme-marchandise. C’est la première naissance du « nègre ».

Mais ce n’est pas tout. Le Noir va devenir de plus en plus « nègre » dans la pratique de l’esclavage qui a duré plus  de deux siècles. En quoi ce système de domination a-t-il été un processus constant de « négrification » ? Contrairement à ce qu’affirment de nombreux identitaristes antillais, je pense qu’il ne faut pas penser l’esclavage comme génocide. Une telle affirmation a déclenché contre moi une charge particulièrement agressive dans les réseaux sociaux antillais. Au fond c’est l’inhumanité de l’esclavage qui est mal pensée. Certains, pour entrer en  concurrence avec l’identité juive, posent l’esclavage comme génocide au même  titre que la Shoah. Or, ce fut une autre forme de crime contre l’humanité, déjà dénoncée au XVIII° siècle, et les hommes n’ont pas  fini d’en inventer d’autres.

Contrairement aussi à une idée répandue, la théorie de la république n’est pas née au XVIII° siècle. Elle existait  déjà avec Platon et surtout avec Aristote mais, comme l’a montré Blandine Kriegel  dans Philosophie de la république, avec Jean Bodin entre autres, s’élabore  en France une théorie de la « monarchie républicaine » qui s’oppose aux  « monarchies impériales ». On est loin de la démocratie, bien sûr, mais il y a déjà une condamnation de l’empire et de l’esclavage. Celui-ci d’ailleurs est interdit  sur le sol de France. Or, avec Louis XIV, il y a une rupture avec cette première théorisation républicaine : le roi Soleil  développe une politique impériale impressionnante et établit avec Colbert le Code Noir.

J’ai proposé qu’on arrête de penser le Code Noir comme « monstruosité juridique » bien que l’esclavage fût une monstruosité, car cela nous empêche de saisir la rationalité à l’œuvre dans l’édit de Colbert. Quelle est cette rationalité ? Il s’agit, pour reprendre les termes  de Foucault, non pas de « faire mourir  et laisser vivre » mais de « faire vivre et de laisser mourir ». Nous avons donc là affaire à ce qu’on peut appeler  une biopolitique. Mais faire vivre comment ? En produisant un être maintenu dans l’espèce humaine mais dont l’humanité est réduite au maximum. Cet être, c’est le « nègre ». C’est à partir de là qu’est produite une nouvelle forme de subjectivité. Achille  Mmenbé  dans Critique de la raison nègre, appelle cela la  production d’un « sujet de race », le nègre. Tout citoyen français devrait  connaître cette partie importante de l’histoire de France car ce passé colonialiste et esclavagiste est celui de  la France.

Comprendre aussi pourquoi la  république en France a toujours été tentée par l’aventure impériale. La première république  dure peu  de  temps, après lui succède Bonaparte qui va renouer avec  l’aventure impériale et rétablir l’esclavage. Il va falloir attendre un demi-siècle,  pour qu’en 1848 la II° république abolisse de nouveau l’esclavage et la Troisième république développera une nouvelle  aventure  coloniale  particulièrement agressive et  finira par  donner les pleins pouvoirs à Pétain. Quant à la quatrième,  elle a conduit à des guerres atroces contre les  mouvements de décolonisation. Cette histoire est la nôtre, celle  de tous les Français et pas seulement celle des citoyens issus de la colonisation. Le mot  nègre est donc le symbole d’une déshumanisation extrême, d’un  crime contre l’humanité et on peut attendre d’une responsable de l’Etat (si elle Rossignol la ministre, est soucieuse de produire un récit commun à  toute la nation) qu’elle  fasse attention aux termes qu’elle  utilise.

Si le mot « nègre » est le symbole d’une déshumanisation radicale, comment comprendre alors que certains descendants d’esclaves l’utilisent dans la création artistique et littéraire ? Pour répondre à une telle question, il faut revenir à l’esclavage comme  biopolitique. La production d’une « subjectivité nègre » est bien une réduction d’humanité. Mais les esclaves -plongés dans un monde où les croyances d’origine sont balayées par la nouvelle situation, où en quelque sorte les Dieux ne répondent plus, où est faite l’expérience d’une crise radicale du sens, une traversée tragique de l’abîme  de  la  fondation-  sont tout de même obligés de recréer du sens pour survivre. Il faut créer du lien et prouver son humanité. Or,  l’esclave étant exclu de l’espace public réservé aux maîtres, doit tout de même construire du commun. La culture créole est, outre toutes les aliénations décrites par Fanon, aussi une protestation d’humanité, une nouvelle ouverture d’être au monde. Il  est donc nécessaire à l’esclave, réduit à un pur corps dans l’extrême  servilité, d’élaborer des  œuvres de l’esprit dans le maigre espace de liberté qui lui reste. Avant donc la littérature écrite, c’est dans la littérature orale  et dans la   danse qu’il va prouver son humanité, dans la danse où le  corps, en cherchant un autre enracinement au sol, cherche à s’élever vers les cieux, où le corps se  « poématise » en quelque sorte. C’est en fonction de cette histoire qu’il faut comprendre la  « négritude » césairienne. Elle n’est pas un essentialisme comme celle  d’un Senghor. Cessons donc de penser l’identité en termes de « racines ». C’est parce que l’arbre va chercher le soleil qu’il plonge profondément ses racines dans le sol et non  l’inverse. On nous a jeté cette qualification de « nègre » comme la plus  horrible des objectivations, nous la  ramassons pour rebondir, refonder de l’humain contre cette déshumanisation. Nous sommes dans le registre de l’art, de l’art comme catharsis –rôle qu’Aristote attribuait à la tragédie- et je ne pense pas que l’intervention de la ministre Laurence Rossignol s’inscrive dans le registre de l’art. Ne mélangeons pas  les  rôles ! Andersen a exprimé dans l’un de ses contes, L’empereur et le rossignol, ce qu’il en coûte à un politique de confondre l’imaginaire avec le réel.

-La deuxième faute de Laurence Rossignol est de comparer l’esclavage des Noirs à ce qu’elle estime  être la domination des  femmes dans l’Islam. Sur une chaîne de télévision (France V, je crois ) elle s’en prenait vertement  à la publicité faite pour le voile, ce qui pour elle était une atteinte au mouvement des femmes qui s’étaient battues pour une certaine liberté dans leur tenue vestimentaire. Ce genre de maillots pour femmes  objet de publicité signifie pour la ministre que les autres femmes  en bikini seraient impudiques, ce qui est inadmissible, selon elle. Et elle  fait même un parallèle, selon une dialectique subtile, entre les progrès de la liberté des femmes et la diminution du volume de tissu enveloppant leurs corps. Et elle prend le cas de la minijupe. Toutefois elle ne fait pas référence au monokini. Ni au naturisme d’ailleurs.

Je dois avouer, quoique très gêné, que je me suis senti un peu proche de Laurence Rossignol. Je supporte mal les femmes voilées et cela depuis très jeune. Chez nous il n’y avait pas de femmes  musulmanes voilées mais l’habit et la coiffe des religieuses catholiques m’insupportaient. Pour des raisons qui renvoie à la domination de la femme bien sûr mais aussi pour des raisons esthétiques ou d’autres raisons que j’ignore et qui doivent s’inscrire sans doute dans la dialectique obscure de mon inconscient. Je suis allé me  coucher en pensant à tout cela ? Au réveil –mais n’allez pas croire que toute la nuit j’ai rêvé de nudité et de Laurence Rossignol- au réveil donc  comme d’habitude, je vais sur ma  véranda en maillot de bain, torse nu en buvant mon café et comme de coutume depuis de nombreuses années je parle, par-dessus la clôture bordée d’hibiscus, avec ma voisine qui elle aussi prend son café, sur sa terrasse en chemise de nuit. Et nous parlons comme toujours de la situation en Guadeloupe et de l’état du monde et de sa « démondéisaton ».  Comme d’habitude, l’alizé du matin fait frissonner sa chemise de nuit. Mais jusqu’ici, cela ne me posait aucun problème, je mêlais ce frissonnement aux colibris qui viennent becqueter les fleurs d’hibiscus. Mais ce matin j’ai pensé aux propos de la ministre. Pour la première fois j’ai trouvé injuste que je puisse moi parler librement torse nu et que ma voisine ne puisse pas le faire en monokini sans porter atteinte aux bonnes mœurs. Et en un bref instant, j’ai imaginé ma voisine en Femen. Et d’autres souvenirs se sont succédé dans mon esprit. Il y a de cela quelques décennies, les mouvements nationalistes guadeloupéens avaient entrepris de faire la chasse aux métropolitaines qui se baignaient seins nus sur nos plages. La chose m’avait choqué. Mais un  souvenir plus lointain me revient. Quand j’étais enfant, j’habitais le Saint-Laurent du Maroni et ma mère avait demandé à mon père de lui trouver une femme bonnie pour faire le ménage. Celle-ci est arrivée vêtue d’un simple voile, une sorte  de pagne. Peu de temps après, ma mère est arrivée trouvant la femme toute nue en train de récurer le plancher. Elle fit une crise –ma mère était très pudibonde- et la femme bonnie, choquée, s’en est allée en reprenant son pagne. Moi, enfant, témoin de cette histoire, j’en ai voulu à ma mère et je reste persuadé que Laurence Rossignol eût été de mon côté voyant là chez cette femme dénudée l’expression de la liberté. Bien me dira-t-on, vous qui parlez de catharsis vous êtes bon pour aller  vous allonger sur le divan  d’un psychanalyste.

Je n’en disconviens pas. Mais ce que je veux souligner, c’est que mes réactions dans le monde privé ne peuvent pas intervenir de n’importe quelle manière dans l’espace public. Je dois respecter les femmes voilées et ne pas les agresser dans la rue. De surcroit, l’Etat ne peut pas intervenir de façon autoritaire dans les choses qui concernent l’évolution des mœurs. C’est Lénine je crois qui disait que les mœurs évoluent plus lentement que les révolutions sociales. On devrait conseiller à Madame  la ministre la lecture que Hegel,  dans La phénoménologie de l’Esprit, fait de l’Antigone de Sophocle. Si pour le philosophe Antigone a tort parce qu’elle ne comprend pas que la Grèce a évolué de la Grèce des ethnies à la Grèce de la polis, si elle représente une tradition dépassée et que l’esprit des pénates ou des ténèbres la gouverne encore, Créon a tout de même tort de ne pas comprendre que l’Etat ne peut pas tout, qu’il doit respecter la famille, et ne peut interdire à Antigone de faire des funérailles  à son frère. Pensons de nos jours à l’interdiction qui a été faite à un prisonnier Rom de participer aux funérailles d’un membre de sa famille. Il y a bien là une dérive  autoritaire du gouvernement socialiste. Ainsi donc, les  prises de position de Laurence Rossignol risquent de multiplier des Antigone chez les femmes musulmanes.

Enfin, comment notre ministre peut-elle comparer l’esclavage à la domination des femmes dans une tradition culturelle ? Comment peut-elle affirmer  que certains nègres acceptaient leur situation d’esclaves ? Elle confond les Noirs esclavagistes qui vendaient d’ailleurs des esclaves et les nègres subissant l’esclavage. Ces derniers n’ont jamais accepté l’esclavage et pouvaient se révolter soit de façon directe soit de façon indirecte. La confusion entre ces Noirs et ces Nègres relèvent tout simplement d’une manière d’essentialiser l’autre. De surcroit, elle confond aussi ce qui relève d’une domination traditionnelle, tout injuste qu’elle soit, avec ce qui est  condamné comme crime contre l’humanité. Le nègre est le produit d’un crime contre l’humanité, la femme dominée non. Tous les crimes d’ailleurs ne sont pas classés comme crimes contre l’humanité. Laurence Rossignol s’est excusée pour ses propos, cela  relevant d’un simple lapsus mais celui-ci dévoile non pas un inconscient personnel mais un impensé politique qui travaille un certain républicanisme français. Car ce qui est relativisé ici, c’est bien le passé esclavagiste. La seule comparaison qu’on pourrait faire entre notre époque et l’esclavage, c’est que le capitalisme  néolibéral mondialisé donne naissance à une nouvelle biopolitique, produit une nouvelle subjectivité, le « sujet consommateur »  avec une nouvelle  religion, l’argent. Nous sommes devenus comme « les nègres » de ce système de domination. C’est donc toute la publicité actuelle qu’on doit interroger et pas seulement celle qui est  faite pour les musulmanes qui portent le voile !

Je veux conclure mais une autre objection pourrait être faite pour la défense le Laurence Rossignol. Elle pourrait dire : « Vous parlez de catharsis et d’Aristote mais vous ne comprenez pas que nous sommes loin de ces temps antiques. Si on a besoin de catharsis en ces temps douloureux, celle-ci ne peut-elle se manifester que dans l’art ? L’espace public ne peut-il pas aussi être un lieu de purification ? Votre distinction public/privé est dépassée. Vous devez soumettre  votre discours à une déconstruction de nature derridienne. Freud lui-même a essayé de penser une  catharsis   dans l’espace public dans son analyse des masses »

Je dois avouer que je suis ébranlé par ces objections qu’on eût pu me faire. Que répondre ? Je pourrais dire que Kelsen, juriste autrichien et ami de Freud, lui faisait comprendre que la purification dans le monde privé n’était de même  nature que dans le domaine public et que c’est le droit pour le juriste  qui doit avoir une valeur cathartique ce que lui reproche Carl Schmitt pour qui ce n’est pas le droit mais l’état d’exception et la distinction ami/ennemi qui est fondateur de la volonté politique. Il cherche bien sûr à justifier une théorie organique de la nation et, en ces temps obscurs où l’on confond en France en ce moment identité républicaine et identité nationaliste, on ferait bien d’y réfléchir. On pourrait en outre se demander si le sujet collectif ne serait pas totalement différent du sujet personnel donc le rapport à la transcendantalité ne peut être le même. Ou encore qu’il faudrait peut-être se méfier de l’utilisation de Freud  et de Lacan dans la   théorie politique comme le fait Laclau, ce théoricien du populisme qui a influencé les dirigeants de Podemos. Que si  effectivement on peut penser des formes de catharsis, hors du domaine de l’art, dans l’espace public, ce ne peut être dans l’Etat ni même chez les partis politiques qu’on pourrait les trouver. Mais dans des formes de contestation horizontales telles qu’elles se dessinent aujourd’hui à Paris avec ces jeunes qui essaient de créer une autre ouverture  de l’être au monde et espère un autre lever de soleil Ou la France accepte de brader son modèle social pour se plier aux exigences néolibérales des maîtres du monde où au contraire elle se décide de rompre avec cette  forme  d’esclavage et se prépare à une nouvelle ère de révolutions. D’autres peuples suivront. 

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