DES CHAMPS D'AIL POUR L'HIVER

Trahissant (encore !) ses belles paroles lors des conférences mondiales pour le climat et ses engagements notamment auprès des 150 membres de la Convention citoyenne, se moquant non seulement des écolos mais aussi de l'écologie et de la protection de l'environnement, Macron l'enchanteur vient de vendre la 5G aux sauvages de Bouygues, SFR, Free et compagnie.

Et avec la 5G c'est notre santé mentale d'abord qui est menacée, abrutis que nous sommes et nous serons toujours plus, d'innovations et de technologies superfétatoires dans le seul but de nous faire toujours plus consommer en demeurant manipulés comme des pantins hallucinés par leurs voitures, leurs smartphones et leurs objets connectés. Quant à notre santé tout court rien ne démontre qu'elles ne soit pas fortement impactés par ces ondes maléfiques ! Plus dangereux... tumeur !
Et c'est donc notre santé que le pouvoir libéral, avide de pognon et de business, vient de vendre pour 2,8 milliards d'euros.
Deux-virgule-huit-milliards d'euros. J'avoue que ça ne me parle pas. J'en sais rien. D'ailleurs moi, à partir de deux-mille-six-cent euros (c'est le montant des retraites de mon foyer) je ne sais plus compter !
Mais enfin ce que je vois c'est que ce progrès que je refuse absolument, ces frigos qui vous dégèlent le bifteck à distance et ces plaques de cuisson qui assaisonnent mes plats, ces robots qui vont me chercher le journal et ces bagnoles téléguidées en l'air, tous ces trucs qui volent, pétaradent et consomment, je n'en veux pas. Je n'en peux plus ! Et je me demandent d'où ils sortent, qui ils sont, ceux qui tiennent à me l'infliger ?
Pour ce prix-là je préfère, monsieur le président qu'on me replante des forêts dans les Landes et les Maures, qu'on nettoie nos rivières, qu'on élève des abeilles et que l'on se soigne avec leur miel. Qu'au lieu de bâtir de nouvelles tour d'ivoire pour vos amis et des pistes d'envol à Nantes ou à Roissy, l'on cultive de grands champs d'ail pour l'hiver et que l'on crée des sanctuaires pour les chants d'oiseau aux printemps. Que l'on refleurisse nos campagnes pour de belles vacances en balade et qu'à l'automne tandis que nos hirondelles tiendraient leurs conciliabules, les feuilles mortes se ramassent à la pelle et non pas les arbres morts de soif que l'on tronçonne. Pas de remords, pas la mort de tout ce que vos ondes supersoniques, vos start-ups d'illuminés et votre course au profit partout et à tout prix, nous promettent. Bref qu'avec ce pognon - deux milliards huit cent mille - vous et vos fonds de pensions, vos investisseurs, vos marchands d'eaux, vos maçons, vos téléphoneurs remettent en état ce qu'ils ont salopé plusieurs décennies durant.
Je suis un vieux con, jeune président ? Peut-être ! Sûrement même à vos yeux et ceux de vos semblables. Pas un amish, car je n'ai que faire de Dieu (avec lequel vous semblez - ou faites semblant - d'être bien mieux connecté surtout depuis que la quasi totalité de vos électeurs sont de droite) quant à la métaphore de la lampe à huile, vous savez où vous pouvez vous la mettre...
M
ais attention, ça brûle !
Affolés par les scrutins européens et municipaux, vous n'avez plus de cesse que de ridiculiser en les caricaturant ceux que vos partisans ont baptisé les écolos. Ce qui, dans la terminologie vous fait un joli point commun avec vos ennemis préférés du Rassemblement national dont vous faites tout - selon la vieille recette qui a fait Florès à gauche comme à droite - pour privilégier une nouvelle accession au deuxième tour de la présidentielle. Joli programme ! Faire monter l'extrême droite, baisser les impôts des riches, subventionner sans contrepartie tous les patrons, tous vos électeurs en somme et acheter à coups de milliards - mais en toute petite coupure alors ! - le silence, la soumission des plus pauvres que vous affamez structurellement et se retrouvent terrorisés, tétanisés à l'idée de ne pas recevoir leur obole subsistantielle...
La poignée de pièces seigneuriale.

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