QUI NE SAUTE PAS N'EST PAS MODER-NA !

Ce n'est pas la réalité du COVID que l'on conteste, c'est la façon dont on gère tout ça.  Ce n'est pas non plus la vaccination en elle même que l'on condamne mais l'absence de concertation et le rejet systématique, que dis-je la stigmatisation de ceux qui osent prétendre que non, décidément rien n'est sûr avec ces injections sinon la certitude d'avoir mal au bras.

Alors concernant la transmission du virus on entend dire depuis des mois, bientôt des années, que siffler un kawa au zinc, se faire un haricot de mouton au resto, aller voir le dernier navet en salle et applaudir un spectacle d'art vivant, c'est mauvais. Mauvais peut-être. Ça dépend beaucoup de la marque du café, du cuisinier, du réalisateur et de l'auteur. Mais pour la santé, entre les mesures barrières et la responsabilité des individus, on ne voit pas bien où serait le danger ! Mais il est vrai que d'après les gouvernants, les gens sont irresponsables et c'est pour cela qu'on les traite comme des enfants en les submergeant de communiqués débiles. Mon nouveau préféré qui passe en boucle sur les chaînes de Radio France ça donne a peu près ceci : " C'est le grand jour. Juliette va enfin retrouver ses petits-enfants Diego et Carmen. Ils vont se jeter dans ses bras et la couvrir de baiser... Ah ben non alors ! - qu'elle dit la "pub" - ce n'est pas encore le moment. Pour en arriver à cette délivrance il va encore falloir faire un effort..."

Tandis que de continuer à obliger les salariés à travailler dans une même salle plus ou moins aérée, à s'agglutiner dans les transports, ça non, ce n'est pas dangereux, ça ne mérite pas de spot publicitaire. Dans le boulot la COVID n'intervient pas ! Sauf que j'en connais qui l'ont bien chopée au boulot…

Pareil donc pour ces vaccins à ARN messager et les autres là qui fonctionne autrement -mais que de toute façon j'y pompe que dalle !- C'est un véritable poison, peut-être une bombe à retardement qu'on nous injecte, mais on nous a tellement foutu la trouille qu'on se précipite comme des mouches - ça change des moutons ! - sur une vitre fermée en se cassant le nez sur des vaccinodromes sans munitions. Il faut dire qu'on a jamais vu de moutons voler et taper contre la fenêtre. Mais la question n'est pas là.

Ah ! les vaccinodromes, vous aimez ça vous aussi ? Pas tant que moi ! Ce sont des stades dont on ne sait plus quoi foutre depuis que le sport se passe sans spectateurs. Mais pour ne pas leur faire perdre l'habitude de verser leur obole à des joueurs milliardaires, on les fait venir pour encourager les labos pharmaceutiques. "Allez Pfizer !", " Qui ne saute pas n'est pas Moder - na ", " Et y sont où, et y sont où extraZeneka ? "

Paraît que dimanche ils jouaient à guichets fermés. A Dreux, à Gerland et au Stade de France. Ce qui est con, c'est que ce sont les joueurs -oh pardon ! - les vaccins qui n'étaient pas présents. Ils ont passé des heures dans les gradins, les masqués, mais sont repartis sans marquer. Heureusement que dans le kop d'en-face y avait pas en plus les "winners du PSG " pour les bastonner !

Moi, celui que j'attends c'est Jonhson. Même qu'il s'y sont mis à deux. Des frangins sans doute. C'est parce qu'ils s'y sont mis à deux, peut-être, qu'on n'a besoin que d'une dose. C'est quand même commode. Et rassurant. Peut-être que dans deux ans on morflera deux fois moins, quand vont se déclarer en rafale des tumeurs au gros orteil et la tremblante du mouton (au hasard). C'est bien Jonhson and Jonhson, mais pas que. Car finalement on a aucun recul sur ce qui nous attend. Alors qu'avec ExtraZeneka et Pfizer on sait déjà qu'on peut caner d'un coup de trombone ou bien choper une fièvre mémorable…

Sans perfidie aucune, à propos de communication, je dois reconnaître que la Chine, souvent décriée pour son manque de transparence, a reconnu que son vaccin n'était efficace qu'à cinquante pour cent. Les Chinois ont donc déjà fait la moitié du chemin...

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